La Confédération paysanne a apporté sa contribution à la consultation du public sur la demande d’autorisation pour la prolongation de l’essai en plein champs à Colmar de porte-greffes de vignes génétiquement modifiées pour résister à la maladie du court-noué. Le syndicat estime que des recherches alternatives (rotations et jachères, développement de haies abritant des auxiliaires…), sont préférables au développement de porte-greffe OGM. Ce dernier ne serait pas compatible avec l’image de naturalité du vin, c’est pourquoi les producteurs ont demandé au chercheurs de l’Inra de privilégier les recherches sur la biologie et la physiologie. La Confédération paysanne souligne que l’essai, réalisé en plein air et non protégé des insectes vecteurs de maladie, nécessite d’introduire le virus du court-noué dans une région qui en est quasiment exempte et qui abrite un réservoir de vignes sauvages. Le syndicat propose de continuer l’essai en milieu confiné ce qui permettrait de conserver les fleurs (arrachées pour éviter la pollinisation d’autres vignes) et de vérifier le passage d’éléments transgènes dans le fruit ou le vin. Enfin, cette expérimentation n’ayant pas vocation à une future commercialisation des plants, son intérêt scientifique « devient secondaire », la volonté étant « d’utiliser cet essai controversé comme test sociologique et opération de communication sur la capacité de la société et du monde professionnel viticole à accepter, malgré leur opposition, un essai en milieu ouvert », ajoute la Confédaration paysanne.
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