Les surfaces de nouvelles plantations de vignes autorisées pour 2017 s’élèvent à 7 939 hectares distribuables sur le territoire français, contre 8 057 hectares pour 2016, a annoncé FranceAgriMer le 16 février, le lendemain du conseil spécialisé viticole mensuel de FranceAgriMer. Cette modeste diminution (un peu plus de 100 hectares) des surfaces distribuables pour les nouvelles plantations s’explique par le 1 % maximum d’augmentation de la surface du vignoble par an autorisée dans chaque pays membre de l’UE. Le calcul des hectares à distribuer est obtenu à partir de ce taux de +1 % maximal de la surface nationale. Or celle-ci a diminué temporairement du fait du régime de plantations mis en place au 1er janvier 2016, qui fait que les arrachages peuvent dépasser pendant un laps de temps les plantations. Les viticulteurs peuvent en effet arracher plus de vignes qu’ils n’en plantent pendant quelques années, et réaliser ensuite leur programme de plantations qu’ils ont en portefeuille (d’autorisations).
La diminution de la surface nationale « n’est pas un signe certain de régression du vignoble », a commenté Anne Haller, déléguée de la filière viticole à FranceAgriMer. « Il faudra observer l’évolution du vignoble sur cinq ans pour tirer des conclusions » sur une éventuelle régression de la surface viticole française, a-t-elle précisé. Un arrêté du ministère de l’Agriculture sera publié « dans les 15 jours » pour officialiser le montant de 7 939 hectares distribuables de plantations nouvelles.
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Lors du conseil spécialisé, une longue discussion a par ailleurs porté sur le retard de paiements d’aides à la restructuration du vignoble. Les organisations professionnelles de la viticulture attendent des pouvoirs publics qu’ils « prennent des mesures concrètes », car ces délais retardent les plantations de nouveaux cépages. FranceAgriMer reconnaît que les paiements ont « trois mois de retard », et l’explique par un surcroît d’hectares à restructurer de 30 % au cours de la campagne de 2014/15, qui se répercute sur les campagnes suivantes, avec les contrôles et instructions nécessaires. Un embouteillage en quelque sorte. Le surcroît d’hectares à restructurer, combiné à la mise en place en seulement quelques mois des téléprocédures pour la restructuration, pour l’investissement, pour la promotion du vin sur pays tiers, plus la téléprocédure Vitiplantation, expliquent ce retard, a indiqué Anne Haller.