La crise a entraîné une chute des prix du foncier viticole en Gironde, qui touche aujourd’hui quasiment toutes les appellations, selon les experts. Le foncier viticole girondin a subi de plein fouet la crise et la zone de Fronsac a été l’une des premières où les prix se sont effondrés, après les Côtes du bordelais et du Médoc en 2001. Ont ensuite plongé les Côtes de Bourg, Côtes de Blaye, Côtes de Castillon et les Graves. Les satellites de Saint-Emilion et Lalande de Pomerol ont à leur tour décroché. Entre 2001 et le premier trimestre 2006, la valeur totale du foncier viticole girondin s’est dépréciée de 17%, passant de 8,2 à 6,8 M euros, indique Jacky Bonotaux, chef du service statistiques à la Direction départementale de l’agriculture. Aujourd’hui, pour la première fois, le prix du foncier à Saint-Emilion n’augmente plus, souligne Hervé Olivier, chef de service à la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural d’Aquitaine (Safer). L’effondrement des prix a cependant épargné quelques appellations, comme les Saint-Julien, Pauillac et Margaux. Trois hectares de Pomerol se sont ainsi récemment vendus 7 M euros sans difficulté, souligne Bruno Marie, négociateur chez Saint-Emilion Immobilier, une agence créée en 1989 par un viticulteur.
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