Les viticulteurs français ont, malgré la grave crise qui affecte actuellement le secteur viti-vinicole, grandement boudé la distillation de crise déclenchée par la Commission européenne pour 1,5 million d’hectolitres de vins de qualité. Des déclarations de distillation ont été reçues pour seulement 1 085 600 hl. En juillet, Dominique Bussereau, le ministre français de l’agriculture, avait averti les responsables de la filière des « conséquences sérieuses qui résulteraient d’une souscription inférieure à notre demande » (auprès de l’UE). Fixée au départ au 15 juillet, la date de clôture de dépôt des dossiers de distillation avaiété reportée au 31 juillet.
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La réduction des stocks est d’autant plus cruciale que la récolte 2005 s’annonce importante en France avec 54,7 millions d’hectolitres (24,4 M hl de vins d’appellation – VQPRD –, 15,3 M hl de vins de pays, 6,8 M hl d’autres vins, jus et moûts et 8,2 M hl pour les vins aptes à l’élaboration du cognac), selon les prévisions du ministère de l’agriculture. Cette estimation se situe à un niveau proche de la moyenne des cinq dernières campagnes, mais est inférieure de 7 % à la production de 2004 (58,8 M hl), Fin juillet, le niveau des stocks de vin était de 28,31 M hl, soit 3 M hl de plus que l’an dernier à la même époque, selon l’Office français des vins (Onivins).