Un non-lieu a été confirmé par la chambre de l’instruction de Dijon au bénéfice de Joseph Helfrich et de sa société, les Grands Chais de France (GCF), premier vinificateur privé, soupçonnés initialement d’abus de confiance et de recel de violation du secret professionnel, a appris l’AFP le 8 février de sources concordantes. Dans un arrêt du 16 novembre 2022, dont l’AFP a obtenu copie, la chambre de l’instruction a confirmé l’ordonnance de non-lieu contre laquelle le plaignant, la société AdVini, avait interjeté appel. Cette ordonnance, rendue le 22 juin, avait suivi la mise en examen pour recel d’abus de confiance et recel de violation du secret professionnel de Joseph Helfrich et de sa société GCF.
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L’enquête avait été lancée à la suite d’une plainte déposée en 2016 par le groupe languedocien AdVini (2200 hectares de vignes en exploitation dans le monde), lors du rachat du négociant bourguignon Béjot Vins et Terroirs (BVT) par GCF. BVT, basé en Côte d’Or et qui exploitait alors 530 hectares de vignes en France (dont 260 en Bourgogne), était à cette époque secoué par une enquête des Douanes sur des soupçons de fraude à la législation sur le vin, qui avait valu à son PDG d’être brièvement placé en garde à vue. GCF était accusé par AdVini de s’être procuré des éléments confidentiels d’un audit de BVT, commandé par AdVini, et d’avoir ainsi bénéficié d’informations privilégiées lui permettant de s’emparer de BVT au détriment d’AdVini, qui était également intéressé par le négociant bourguignon.