Un fonds d’urgence de 20 millions d’euros adopté le 8 novembre par les députés a priori en faveur des viticulteurs touchés par le mildiou a été élargi à tous les vignerons faisant face à des difficultés de trésorerie, a indiqué le 10 novembre le ministère de l’Agriculture. L’aide avait été initialement intégrée via un amendement du rapporteur du budget Jean-René Cazeneuve, élu du Gers, qui avait évoqué lors des discussions sur un ajustement du budget de fin d’année un « épisode très fort de mildiou » dans beaucoup de récoltes et de bassins viticoles du Sud-Ouest. Le ministère, dans un communiqué, a toutefois indiqué que le fonds était destiné aux « viticulteurs les plus en difficulté de trésorerie, notamment dans le Sud-Ouest », l’ouvrant ainsi à ceux ayant souffert, par exemple, de la sécheresse ou de mauvaises ventes.
Le gouvernement discutait déjà avec le rapporteur du budget des divers problèmes économiques rencontrés par les viticulteurs, a expliqué le cabinet du ministère à l’AFP. « Il n’y a pas d’incohérence », mais un élu qui a mis en avant les difficultés liées au territoire qu’il connaît bien », assure-t-on. Le mildiou n’étant pas une « maladie réglementée », il n’existe de toute façon pas de dispositif dédié permettant d’accompagner les producteurs en ayant pâti, ajoute le cabinet. Les critères d’accès au fonds seront affinés « dans les semaines à venir ». En parallèle, un travail est mené au niveau structurel, selon le communiqué : « Compte tenu de la multiplicité des difficultés que traverse cette filière, la réflexion devra porter en synergie sur des outils d’intervention articulés avec la stratégie prospective en cours d’élaboration par la filière à même de permettre aux viticulteurs de redresser la situation sur le long terme. » Ce plan, bâti au sein du Cniv (interprofession), est attendu le 7 décembre.