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Vin : un vigneron jugé à Reims pour avoir produit et vendu du faux champagne

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Un vigneron de 56 ans a comparu le 10 juin devant le tribunal correctionnel de Reims, accusé d’avoir produit et vendu du faux champagne, qu’il fabriquait à base de vins d’Espagne et d’Ardèche additionnés d’arômes et de gaz carbonique. La fraude, qui a duré un an entre 2022 et 2023, a été estimée à 800 000 bouteilles, voire davantage. L’affaire avait éclaté au grand jour à l’été 2023 après des signalements de la responsable d’un site de production secondaire du vigneron dans l’Aisne. « Je ne me suis pas enrichi », a assuré le prévenu à l’audience, disant avoir agi ainsi pour honorer un contrat qu’il avait avec la Scapest, la centrale d’achat Leclerc, qui lui mettait « une sacrée pression », selon lui. La Scapest, qui a nommé un expert après des plaintes de clients, avait acquis 200 000 bouteilles en 2022, mais qui n’est que « la petite partie de l’affaire », selon son avocat. Vu le manque de traçabilité au siège de la société mise en cause, elle a aussi pu selon la défense du Comité Champagne produire des champagnes à partir de vignes déclassées en 2020 par l’interprofession pour infraction au cahier des charges. La holding comptabilisait une centaine de marques en plus de celle commercialisée sous le nom de champagne Didier Chopin, qui « sont également concernées par la fraude », assure l’avocate du Comité Champagne Me Diane De Valbray.

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