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Vin : une enquête pour fraude dans le champagne Veuve-Clicquot classée sans suite

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Le parquet de Reims a annoncé le 8 mars avoir classé sans suite une enquête contre X ouverte en septembre 2020 à la suite d'une accusation de fraude à l'étiquetage portée par un ancien salarié de la maison de champagne Veuve-Clicquot. L'ancien salarié et délégué syndical, qui contestait son licenciement en 2018, avait porté ces accusations au cours d'une audience prudhommale, soutenant « l'existence d'une fraude à l'étiquetage portant sur quatre millions de bouteilles », a rappelé dans un communiqué le procureur de Reims, Matthieu Bourrette. L'enquête a permis d'établir que « la maison de champagne Piper Heidsieck avait vendu à la maison Veuve-Clicquot Ponsardin entre novembre 2004 et mai 2006, dans le cadre de cinq transactions, six millions de bouteilles d'un breuvage non finalisé », qui « ont fait l'objet d'un double gravage PH et VCP », détaille le communiqué. « Il résulte de la réglementation de l'époque, toujours en vigueur actuellement, que l'élaborateur ou producteur du produit de champagne est celui qui procède aux ultimes opérations dites de dégorgement (ajout de la liqueur de dosage) » et que « c'est cette maison qui peut alors légalement se dire producteur de champagne et apposer, outre son gravage, les éléments habituels d'identification, y compris sa marque ». La Maison Veuve-Clicquot, filiale du groupe LVMH, avait précisé que la pratique évoquée, dite « d'achat de vins sur lattes », était « entièrement révolue » en son sein « depuis maintenant plus de quinze ans ». (AFP)