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Vingt-quatre organismes de recherche européens pour « une agriculture sans pesticide chimique »

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L’Inrae et 23 autres organismes de recherche, issus de 18 pays européens, ont signé le 23 février une feuille de route « Pour une agriculture sans pesticide chimique ». Un partenariat « stratégique », comme l’explique Philippe Mauguin, p.-d.g. d’Inrae, issu d’un travail mené depuis 2018, d’abord en bilatéral entre les gouvernements français et allemand, puis en ralliant les organismes de recherche des autres pays.

« La France ne peut pas être la seule à se passer des pesticides. Avec cette initiative, nous pourrons montrer à l’ensemble des gouvernements que la transition est possible », se réjouit Philippe Mauguin auprès d’Agra Presse.

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« L’idée qu’on porte, c’est de revoir la manière dont on envisage les projets de recherche », poursuit Pierre Dussort, responsable des affaires européennes au sein de l'Inrae. Car, pour l’heure, les projets de recherche sur la substitution d’une molécule se concentrent encore trop souvent sur l’obtention variétale, là où les apports des sciences animales, de l’équipement, ou encore des sciences sociales sont devenus cruciaux.

Le Salon de l’agriculture a été l’occasion de réunir tous les signataires pour préciser les projets, « à la fois des grands démonstrateurs et des projets de plus petite taille », comme l’explique Pierre Dussort. Alors que la Commission européenne vient de publier son Green deal, les partenaires espèrent trouver plusieurs centaines de millions d’euros de fonds européens pour mener à bien ces projets. La Commission européenne rendra son avis sur les financements du consortium d’ici la fin 2020.