Abonné

Bassins de production viticoles Vins de Loire : la production 2011 quasi identique à la précédente

- - 3 min

La production du bassin des vins de Loire 2011 est quasiment identique à celle de 2010, a-t-on indiqué chez Interloire, interprofession régionale des vins sous appellations protégées (AOP), lors du Salon des vins de Loire, qui s’est tenu à Angers du 6 au 8 février.

La production des vins de Loire 2011 sous appellations d’origine contrôlées, qui représente environ les trois-quarts de la production du Val de Loire, est quasiment identique à celle de 2010, proche des trois millions d’hectolitres, selon Interloire. Ce chiffre est dans le haut de la fourchette des niveaux de production de ces dernières années. Ainsi, la production 2009 était d’environ 2,5 millions d’hectolitres, celle de 2008 de 1,7 million d’hectolitres, celle de 2007 de 2,2 millions d’hectolitres et celle de 2006 de 2,4 millions d’hectolitres.
Cette situation de hautes eaux pour la production ne semble poser de problèmes de commercialisation. Ceux qui sont survenus concernent surtout le muscadet. Ce dernier se remet difficilement de l’accident de 2008.

Muscadet : l’image d’un vin fruité en rapport avec la mer

Cette année-là, le gel d’avril a détruit la moitié de la production du vignoble, dont la production est passée de 600 000 à 300 000 hectolitres. Cet accident, conjugué à l’absence de stocks, a conduit à une flambée des prix, qui a fait perdre de nombreux marchés. Du coup les cours sont retombés aussi vite qu’ils étaient montés. Les prix ne rémunèrent plus la production, précise-t-on à Interloire.
Mais depuis, une stratégie de travail de l’image de vin fruité, en rapport avec la mer, a été conduite, pour le muscadet, et les ventes progressent, sans pour autant atteindre les niveaux d’avant 2008. La phase une a été l’ajustement de l’offre à la demande, la phase deux, initiée il y a six mois, consiste à clarifier l’offre en plusieurs segments de marché. En dehors du muscadet, le vignoble du Val de Loire a dû s’adapter au piétinement des ventes de vins rouges à l’exportation depuis dix ans. Pour cela, le vignoble s’est reconverti.
Les surfaces viticoles des grandes appellations, comme le saumur champigny et le saint nicolas de bourgueil, ont été maintenues, parce que ces vins haut de gamme s’exportent bien, tandis qu’une partie du vignoble correspondant à des vins d’entrée de gamme, tels les appellations régionales Anjou et Touraine, a été convertie pour la production de rosés.

Reconversion vers les rosés et les vins mousseux

Cette conversion a été d’autant plus facile pour les viticulteurs qu’avec le même cépage on peut produire du vin rouge ou du vin rosé, seule la vinification étant différente. « Les rosés se sont développés sur les mêmes zones d’appellations que celles de vins rouges, comme dans celles des chinons », ajoute-t-on.
Les rosés ont d’abord trouvé preneurs à l’export au Royaume-Uni, puis ont élargi depuis peu leur débouché en Belgique et aux Pays-Bas.
Un autre marché qui est en train de se développer est celui des vins à bulles, « l’autre succès des vins de Loire ». C’est le marché intérieur qui a fait leur réussite, souligne Interloire. Moins onéreux que le champagne, pouvant être pris hors repas, ils correspondent à une tendance de consommation en essor.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.