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Visite d’État en Chine : de « nombreuses avancées » pour l’agriculture, affirme le ministère

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Dans un communiqué du 8 novembre, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume se félicite des « nombreux accords au bénéfice des filières agricoles et agroalimentaires françaises » obtenus à l’occasion de la visite d’Emmanuel Macron en Chine, du 4 au 6 novembre. Outre les accords déjà annoncés sur le foie gras et les indications géographiques européennes (1), le ministère cite plusieurs nouvelles avancées. Un accord a ainsi été passé « permettant d’exporter du matériel génétique porcin en Chine » (un protocole sanitaire portant sur la semence porcine, de source professionnelle). « Deux accords-cadres ont été signés en présence des deux présidents », ajoute le ministère : le premier porte sur la coopération dans le domaine des indications géographiques et « permettra notamment de faciliter l’aboutissement des démarches engagées par la France pour l’enregistrement en Chine des 86 indications géographiques viticoles de Bourgogne » ; le second traite de la coopération avec le « ministère responsable du contrôle des produits sur le marché chinois ».

La Rue de Varenne a également annoncé une avancée notable sur le dossier du zonage lié à la peste porcine africaine (PPA), pour lequel les discussions entre la Chine et la France devraient « aboutir à des résultats concrets au cours de l’année 2020 ». En cas d’arrivée de la PPA en France, l’obtention du zonage permettrait aux zones indemnes de continuer à exporter. Les chefs d’Etat français et chinois ont « convenu de l’élaboration d’une feuille de route prioritaire » sur ce sujet.

Cette étape a permis de « clarifier la position politique de la Chine », explique Didier Delzescaux, directeur d’Inaporc (interprofession porcine) à Agra Presse. « Les administrations vont se mettre en contact. Une délégation chinoise devrait venir en France et vice versa », précise-t-il. « On rentre dans le dur », à savoir les discussions sur l’application concrète du zonage. Le travail portera notamment sur la définition des zones exclues selon différentes hypothèses de contamination (élevage ou faune sauvage). Désormais, « le calendrier dépendra de la situation sanitaire », estime M. Delzescaux, sachant que « la pénurie de viande de porc en Chine est de plus en plus marquée. »

(1) Voir n°3716 du 11/11/2019