Un père et son fils ont été condamnés à de la prison ferme le 5 novembre pour avoir exploité plusieurs de leurs compatriotes marocains travaillant dans les vignes de Gironde, où d’autres cas de traite d’êtres humains ont été mis au jour. Leur société devra verser 50 000 euros d’amende. Dénonçant une "ubérisation du secteur" et le symbole d’un "système", le parquet avait requis deux ans de prison dont un ferme à l’encontre du quinquagénaire, et une peine d’un an d’emprisonnement pour le fils, « qui a obéi à son père » selon le ministère public. Lors de l’audience mi-octobre, une demi-douzaine de victimes, auparavant mécanicien, ouvrier, salarié ou poissonnier, avaient livré des récits similaires. Tous recrutés au Maroc pour travailler comme saisonniers agricoles en France, ils ont expliqué s’être vu promettre un titre de séjour pérenne, un emploi stable rémunéré à 1 500 euros par mois et un logement. En contrepartie, ces jeunes travailleurs avaient versé aux deux hommes quelque 12 000 euros.
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