Lors d’un exposé du ministère de l’Agriculture au conseil spécialisé viticole de FranceAgriMer le 18 avril, celui-ci s’est dit favorable à l'extension de l’utilisation d’hybrides de la famille vitis vinifera pour les vins d’appellation. Interrogé par Agra Presse, le ministère a expliqué sa position. Cette proposition de la Commission européenne dans le cadre de la future Pac, « est soutenue par la France et l’ensemble de la filière viticole française », a indiqué la DGPE le 24 avril. L’introduction de ces cépages résistants dans les AOP « constitue l’un des leviers pour répondre aux enjeux d’adaptation du vignoble à la fois à l’évolution des conditions climatiques et aux préoccupations relatives à l’usage des produits phytosanitaires ». Ces cépages résistants au mildiou, à l’oïdium ou à la sécheresse « présentent une proportion majoritaire de vitis vinifera et ne présentent donc pas les défauts œnologiques de cépages issus de vitis lambrusca ». Ils sont par ailleurs déjà autorisés par la règlementation européenne pour la production d’IGP. Pour pouvoir planter ces hybrides en AOC, les négociations « sont en cours et il faudra en attendre l’issue ».
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