FranceAgriMer a souligné le 19 avril que le changement climatique est « bien intégré » par les acteurs du secteur viticole, après la présentation en conseil spécialisé d’un rapport du CGAAER (ministère de l’Agriculture) publié en juin 2017. « La profession viticole, contrairement à d’autres filières, a bien pris conscience de l’impact du changement climatique », a déclaré Didier Josso, délégué pour les filières viticole et cidricole.
Un groupe de travail, installé il y a près d’un an par FranceAgriMer, organise des réunions régionales pour échanger sur quatre scénarios de l’Inra à l’horizon 2050. La « stratégie innovante », consistant à modifier les techniques culturales et de vinification, emporte l’« adhésion » du secteur, selon lui. La « stratégie nomade », qui revient à déplacer les lieux de production, n’est pas écartée et sous observation par les professionnels. La « stratégie libérale », combinant les deux précédentes, apparaît « globalement rejetée ». Reste la « stratégie conservatrice », qui ne paraît guère susciter l’intérêt.
Le conseil spécialisé des filières viticole et cidricole du 18 juillet à FranceAgriMer prévoit un nouveau point concernant l’avancée du groupe de travail sur le changement climatique.
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« Le changement climatique est bien intégré comme facteur fondamental pour les années à venir », a appuyé Didier Josso. Et de noter la « satisfaction » des professionnels qui voient « la mise en avant du développement des ressources en eau » dans le rapport du CGAAER « Eau, agriculture et changement climatique : Statu quo ou anticipation ? » Ce rapport, présenté le 18 avril au conseil spécialisé de FranceAgriMer, appelle au « changement » de paradigme de la politique publique, d’après lui : il s’agit d’améliorer les ressources en eau plutôt que de les préserver, en passant d’un schéma pression/État/réponse à un autre schéma besoin/ressources/biens et services.
La « stratégie innovante », consistant à modifier les techniques culturales et de vinification, emporte l’adhésion de la filière