La 46e édition de Vinitaly, qui se déroule du 25 au 28 mars à Vérone, sera sans doute l’occasion d’engager avant l’heure, de façon informelle, les débats sur le sort à réserver aux droits de plantation viticoles, dossier que va traiter un groupe européen à haut niveau dont la première réunion aura lieu le 19 avril à Bruxelles. La suppression annoncée de ce régime au 1er janvier 2016 (avec possibilité pour un pays de le maintenir jusqu’au 31 décembre 2018) provoque une levée de boucliers, la dernière manifestation en la matière étant l’imposant rassemblement de ministres de l’agriculture, députés européens et nationaux et représentants des producteurs organisé le 19 mars au Parlement européen. Au-delà du caractère massif de cette opposition à une mesure convenue lors de la réforme de l’organisation commune de marché en décembre 2007, les partisans du maintien d’instruments de régulation de la production et de sauvegarde de la qualité savent bien qu’ils n’obtiendront pas la prorogation pure et simple des droits de plantation. Même si c’est là la revendication officielle de pas moins de quinze pays, auxquels vient de se joindre la Finlande. Il faudra innover, et sans doute mêler responsabilisation des organisations professionnelles et supervision nationale. En tout cas, la Commission européenne, objet de toutesles pressions, attend que des solutions concrètes soient mises d’ici novembre sur la table du groupe à haut niveau, de façon à préparer une éventuelle proposition qui serait négociée parallèlement à la réforme de la Pac.
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