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Vives critiques du WWF et d’Oxfam

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A l’occasion du nouveau tour de table du Conseil des Vingt-cinq sur le projet de réforme du secteur du sucre, deux organisations non gouvernementales, le World Wide Fund for Nature (WWF) et Oxfam International, ont dénoncé respectivement, le 22 novembre, l’impact de cette production sur la biodiversité au niveau mondial et le fait que l’UE ait « tourné le dos aux pays les plus pauvres ».

Selon un rapport du WWF, le sucre « pourrait être responsable de plus de perte de biodiversité que n’importe quelle autre culture ». « Perte d’habitats naturels, utilisation intensive d’eau pour l’irrigation, usage intensif de produits agrochimiques, pollution de l’air, rejets polluants » : tels sont les dommages évoqués par cette étude qui évalue à quelque 5 à 6 millions d’hectares les pertes de terres cultivables dues, dans le monde, « à la grave érosion et à la dégradation provoquées par la production intensive de sucre ».

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Pour sa part, Oxfam International déplore, dans un nouveau rapport, que « l’Europe ait tourné le dos aux pays les plus pauvres en ne proposant de réformer qu’a minima un régime sucrier déjà profondément injuste ». « Basé sur de nombreuses recherches », ce document tend à démontrer que, « dans les pays ravagés par le sida, soumis au manque d’infrastructures et où plus de la moitié des habitants vivent avec moins 2 dollars par jour, le commerce du sucre peut potentiellement avoir des effets bénéfiques en termes d’emplois et de réduction de la pauvreté ». Pourtant, affirme, Oxfam International, « les axes de réforme récemment proposés par la Commission européenne priveraient de nombreux pays de leur chance de se développer ».