Vivescia Industrie a profité de sa diversification en 2013/2014. Si la rentabilité de Malteurop a fortement reculé, au niveau du groupe, l'intégration de Nutrixo (dont la rentabilité progresse fortement) et la bonne santé des autres activités, a tout de même permis de dégager des résultats en hausse. Les efforts de gestion ont par ailleurs permis de réduire l'endettement de 30 % au niveau du groupe. Les acquisitions pourraient reprendre dès cette année.
VIVESCIA Industrie – c'est le nouveau nom de Siclaé – se met en ordre de marche pour reprendre un cycle d'acquisition cette année. Le groupe, qui a procédé à une émission obligataire de 61,5 millions d'euros au cours de son exercice 2013/2014, a réalisé d'importants efforts pour améliorer la rentabilité de Nutrixo (dont il a pris le contrôle opérationnel il y a deux ans) et sensiblement réduit son besoin en fonds de roulement. « Nous avons fait des efforts de gestion et Vivescia Industrie est en très bonne santé financière. Nous espérons reprendre le cycle des acquisitions en 2015 », résume Alain Le Floch, directeur général du groupe coopératif. Les cibles ? Des activités dans la transformation de céréales, de préférence dans des zones de croissance, particulièrement en Asie et en Afrique. Concrètement, le groupe pourrait se renforcer dans les domaines des ingrédients et de la viennoiserie.
FORT RECUL DE LA RENTABILITÉ DE MALTEUROP
Sur 2013/2014, le chiffre d'affaires de Vivescia Industrie a atteint 2,5 milliards d'euros, avec des évolutions contrastées selon les métiers, notamment en lien avec le cours des matières premières. Le résultat d'exploitation, à 83,1 millions d'euros, a progressé de 7,1 % sur la même période, malgré la dégradation de la contribution de Malteurop (de 55,3 millions d'euros sur 2012/2013 à 35,6 millions d'euros sur 2013/2014). Affectées par des surcapacités en Europe, les activités de malterie du groupe ont également souffert de la situation en Ukraine et en Russie (demande morose et effet de change), où les marges sont réduites mais positives, selon Alain Le Floch.
LA RENTABILITÉ DE NUTRIXO EN FORTE HAUSSE
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Les autres activités du groupe affichent de bons résultats. Le résultat d'exploitation de Nutrixo (meunerie et BVP - boulangerie, viennoiserie, pâtisserie) a progressé de 36,9 % à périmètre constant. « Nous voulons doubler la rentabilité de Nutrixo et passer à 130 à 140 millions d'euros d'Ebitda en quatre à cinq ans », rappelle Alain Le Floch. Les usines de viennoiserie à Romans et de pain surgelé à proximité d'Heathrow tournent déjà à plein, l'organisation des activités est en cours de simplification et l'enseigne Délifrance devrait connaître de nouveaux développements à partir de 2016. A noter également, le désengagement de marchés non contributifs en meunerie, seulement partiellement compensés par la progression en BVP. Au global, le chiffre d'affaires de Nutrixo accuse un recul de l'ordre de 90 millions d'euros sur 1,2 milliard d'euros (au niveau de Vivescia industrie, le chiffre d'affaires de Nutrixo augmente du fait de l'effet de périmètre). Chamtor (amidonnerie-glucose) a fortement redressé ses résultats sur 2013/2014 mais devrait souffrir, sur l'exercice en cours, de la faiblesse des prix du sucre en Europe, qui pèse mécaniquement sur le prix du glucose. Kalizéa (maïserie) et Néalia (nutrition animale) affichent également de bons résultats. Néalia, notamment, voit son résultat d'exploitation multiplié par 2,5.
DÉSENDETTEMENT DE 30 % AU NIVEAU DU GROUPE
Au niveau du groupe (4 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 205,4 millions d'euros d'Ebitda, 48,3 millions d'euros de résultat net), il convient de souligner l'important désendettement enregistré sur l'exercice. La dette nette au 30 juin 2014 s'élève à 635 millions d'euros, en recul de 277 millions d'euros, grâce aux efforts de gestion entrepris, notamment en termes de maîtrise des besoins en fond de roulement, selon Alain Le Floch.