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Résultats Vivescia Industries recueille les fruits de sa réorganisation

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Le transformateur de céréales entend poursuivre sa stratégie basée sur la création de valeur, grâce à ses activités dans la nutrition, et en se séparant des activités non rentables. Sa rentabilité progresse fortement, ce qui permettra de reverser 13 millions d’euros aux actionnaires en 2017.

« Les réorganisations, qui touchent à leur fin, et les investissements expliquent la forte hausse du résultat net part du groupe qui fait un bond de 45 % au cours du dernier exercice », explique Alain Le Floch. En 2016/2017, Vivescia Industries a enregistré en effet un résultat net (part du groupe) de 27,7 millions d’euros (voir tableau ci-contre). « L’Ebitda progresse et atteint un record de 171,1 millions d’euros. La marge d’Ebitda augmente également pour atteindre un nouveau plus haut à 7,5 % du chiffre d’affaires », souligne en outre l’entreprise. Cette année, l’action Vivescia Industries atteint 37,95 euros, soit une hausse de 17,5 % sur un an. Le conseil de surveillance a proposé de verser un dividende de 0,65 euro par action, en hausse de 30% correspondant à un montant total de 13 millions d’euros. « Le dividende augmente régulièrement ces dernières années et nous comptons bien arriver à notre objectif d’un euro par action en 2020 », confirme Alain Le Floch. Sur les trois dernières années, le rendement pour l'actionnaire (TSR, pour Total Shareholder Return *) ressort à 52%. A noter que la plate-forme d'échange sera ouverte du 13 novembre au 1er décembre 2017 inclus, permettant ainsi à tous l'acquisition et la cession de titres VivesciaI.

Le chiffre d’affaires est en léger retrait de 1 % à 2,275 milliards d’euros, grevé par le faible prix de la graine et l’arrêt des activités moins profitables. « Nous avons cessé l’exportation de farine vers l’Afrique qui ne rapportait presque plus rien, et nous ne fabriquons plus de farine sous MDD pour la même raison », précise Alain Le Floch. L’entreprise a aussi ajusté ses capacités de production, en fermant les moulins les moins rentables. Elle se concentre aujourd’hui sur sa marque Francine en grande distribution, et sur l’accompagnement des boulangers traditionnels. « Ces derniers sont en attente de plus de marchandising et de nouveaux produits à forte valeur ajoutée correspondant à la mutation de la boulangerie vers le snacking », explique encore le dirigeant.

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Pour les prochaines années, l’entreprise compte bien parvenir à exécuter sa feuille de route publiée en 2014/2015. Elle prévoit de parvenir à 4 milliards de chiffre d’affaires en 2025, ce qui passera par de la croissance externe et donc des besoins de financements. Recourir à une entrée en Bourse fait toujours l'objet d'une réflexion en interne. Mais celle-ci ne pourra se faire sans prérequis indispensables. « Il faudra avoir adopté les normes IFRS et être noté par une agence internationale, deux étapes que nous comptons franchir dans les deux à trois prochaines années », précise Alain Le Floch. L’arrivée de partenaires telles que des coopératives régionales ou des investisseurs au tour de table est également d’actualité. Mais de préférence pour une part minoritaire du capital. « S’il s’agit de 20 à 25 % du capital c’est maîtrisable, mais s’il s’agissait d’un partenaire plus important, nous préférerions nous financer par une entrée en Bourse », précise Alain Le Floch. Sur une valeur d’entreprise de 750 millions d’euros (déterminée sur la base du cours de l’action Vivescia à 37,95 euros coupon attaché), cette prise de participation ne pourrait excéder environ 150 millions d’euros.

ilité d'une action sur une période donnée. Le ratio est établi entre (dividendes distribués par action + plus-value du titre) et la valeur initiale du titre en début de période.