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Coopérative agricole Vivescia prêt à d'autres alliances pour accompagner l'essor de Siclaé

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Le groupe Vivescia a exprimé le besoin de s'allier à d'autres coopératives, en annonçant une nouvelle phase de croissance de sa filiale agroalimentaire Siclaé. Trois moteurs sont identifiés : l'agriculture, la meunerie boulangerie et la malterie.

«VU nos ambitions dans la transformation, on aura sans doute besoin de s'allier à d'autres coopératives », a déclaré le président de Vivescia Pascal Prot en conférence de presse le 16 avril. La stratégie de développement repose sur une consolidation du leadership dans trois secteurs : l'agriculture, la meunerie boulangerie et la malterie. Il s'agit d'évoluer vers des marchés à plus forte valeur ajoutée. Une autre ambition est d'accroître la présence sur les marchés émergents (Amérique latine, Afrique, Asie, Chine, Inde), qui doivent passer de 15 % de l'activité à 35-40 % d'ici à 2020. « Au fur et à mesure, notre aval grandit, a souligné le directeur général Alain Le Floch. Cela implique, pour la maison mère, de changer son assise et milite en faveur d'autres mouvements de concentration, avec des coopératives très engagées en aval ou offensives à l'export. »

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Deux ans après sa création, Vivescia pèse 4,2 milliards d'euros en chiffre d'affaires, dont 43 % dans l'agriculture et 57 % dans les filières céréalières, regroupées au sein de la holding Siclaé (2,45 milliards d'euros de ventes). Le groupe collecte 3,9 millions de tonnes de grains dans une dizaine de départements du nord-est de la France. « C'est une très belle fusion entre Champagne Céréales et Nouricia », a insisté auprès d'Agra le président Pascal Prot, qui envisage aujourd'hui de nouveaux rapprochements sur des territoires ou dans des métiers, avec une vision planétaire. À ses yeux, la concentration du secteur n'est pas près de s'arrêter : « Les petites coopératives ont plus de difficultés dans la gestion du risque ». Le groupe basé à Reims (Marne) estime avoir une longueur d'avance dans ce domaine. « Vivescia bénéficie d'une structure complète de gestion du risque, a souligné Alain Le Floch. C'est, en France, une des coopératives les plus abouties. »