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Alimentation animale/Acquisition In Vivo mange Adisseo Filozoo

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Adisseo Filozoo, filiale italienne d’Adisseo spécialisée dans la nutrition animale, tombe dans l’escarcelle d’In Vivo. Le groupe coopératif aux 9 milliards d’euros de chiffre d’affaires poursuit l’internationalisation d’Inzo, sa propre branche nutrition animale, afin d’élargir son assise et de trouver de nouveaux relais de croissance face à un marché hexagonal en déclin structurel. Adisseo Filozoo, qui représente environ 18 % du marché italien des premix, devrait porter à plus de 300 millions le chiffre d’affaires d’Inzo.

In Vivo poursuit son internationalisation. Le groupe coopératif qui affiche un chiffre d’affaires de 2,9 milliards d’euros et réunit plus de 300 coopératives a mis la main sur Adisseo Filozoo, la filiale italienne d’Adisseo. Cette dernière, une société française spécialisée dans la nutrition animale, rachetée la semaine dernière cf. Agra alimentation n°1913, du 19 janvier 2006, p. 26 par le chinois Blue Star (filiale de China National Chemical Corporation), poursuit ainsi « sa stratégie de développement de partenariats privilégiés dans la distribution et l’utilisation de ses additifs », selon son communiqué. Adisseo Filozzo, qui représente environ 18 % du marché italien des premix, continuera en effet de distribuer les produits de son ancienne maison mère sur le marché italien. Du côté de In Vivo, cette opération – dont le montant n’a pas été révélé – est réalisée via Inzo, la firme-service de sa branche nutrition animale. Le groupe empoche ainsi les 3,5 millions de tonnes de premix que produit Adisseo Filozoo , et ajoute les 34 millions de chiffre d’affaires d’Adisseo Filozzo aux 280 millions d’euros de chiffre d’affaires de sa branche nutrition animale.

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Elargir sa base

In Vivo, qui réalise 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires à l’export essentiellement à travers des activités de négoce, réaffirme sa volonté de renforcer son activité nutrition animale. « Le marché de l’alimentation animale est structurellement en déclin dans l’Hexagone, explique-t-on auprès du groupe. Pour pouvoir maintenir nos investissements en R&D (recherche et développement, ndlr), nous devons élargir la base de notre activité pour disposer d’une meilleure assise, d’un chiffre d’affaires renforcé ». In Vivo, qui alimente le marché français (22 millions de tonnes) à hauteur de 4,8 millions de tonnes d’aliments recomposés pour bétail, se tourne donc vers ses voisins européens pour trouver de nouveaux relais de croissance à sa branche. Par des joint-ventures ou la création de filiales, le groupe s’est déjà implanté en Espagne, en Hongrie et au Portugal. « L’internationalisation nécessaire de la branche nutrition animale d’In Vivo passe par des tranferts de technologie, la création de liens structurels, ou comme dans le cas présent, par une acquisition », indique-t-on. Pour conquérir un marché italien qui représente 19 millions de tonnes d’aliments recomposés, il s’agit maintenant pour In Vivo de mettre ses troupes en ordre de marche : « Des synergies vont évidemment avoir lieu suite à cette acquisition, mais nous allons tout de même adapter notre offre aux spécificités du marché local ».