La même semaine, le géant français LDC, a annoncé le rachat du volailler Ronsard, 4e opérateur français, et feu le volailler Doux a été condamné en appel à rembourser 80 millions d’euros de subventions. Toutefois le consortium qui avait racheté Doux en 2018, constitué de Terrena, LDC et Al Munajem, ne devrait pas être concerné par ce jugement.
Après une longue bataille, la cour administrative d'appel de Nantes a, le 17 juillet, confirmé les précédentes décisions condamnant feu le volailler Doux, à rembourser près de 80 M€ (plus de 82 M€ avec les sanctions) d'aides européennes à l'exportation (appelées « restitutions ») qu’il avait indûment perçues entre 2010 et 2013.
Pour mémoire, des contrôles sur des lots de poulets congelés de la société Doux destinés à l’export avaient montré une teneur en eau supérieure aux limites fixées par l’UE. Les lots en cause ne pouvant être regardés comme étant « de qualité saine, loyale et marchande » au sens de la réglementation européenne, ceci remettait donc en cause les restitutions à l’exportation dont bénéficiaient l’entreprise.
Or, il se trouve qu’en avril 2018 la société Doux a fait l’objet d’une procédure de liquidation judiciaire, avant que certains de ses actifs ne soit repris par un consortium formé par le leader de la volaille LDC, la coopérative Terrena (son ancien actionnaire) et le saoudien Al-Munajem. Dans le cadre de sa liquidation, toutes les créances de Doux ont été inscrites au passif. Les membres du consortium ne sont donc pas concernés par ce jugement. « Cette somme ne sera donc pas payée », confirme laconiquement un proche du dossier.
Ronsard, numéro 4 français
Trois jours plus tard, le géant français de la volaille LDC a annoncé avoir conclu un accord avec le groupe coopératif Eureden en vue d’une reprise « du personnel et des actifs de Ronsard en Bretagne, Aquitaine, Bresse et en Ile-de-France ». Cet accord vise la reprise de « sept sites régionaux et prévoit également la conclusion d’un contrat d’approvisionnement et de partenariat avec les éleveurs de la coopérative Eureden », précise LDC.
Le volailler rappelle que le groupe Ronsard est le numéro quatre du marché français de l’abattage et de la transformation de volailles. Il compte 775 salariés et a réalisé un chiffre d’affaires de 160 M€ en 2019. Pour LDC, « il s’agit d’une nouvelle étape importante à destination de la restauration (hors domicile, ndlr) et de l’industrie, avec un projet de construction d’un nouveau site à Bignan destiné à la reconquête des importations », peut-on lire dans le communiqué. Et de préciser que l’accord définitif « reste toutefois soumis à l’autorisation préalable de l’Autorité de la Concurrence ».
Une nouvelle étape importante vers la restauration et de l’industrie