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Lundi Varsovie, mercredi Rome : le ministre de l’Agriculture n’a pas ménagé sa peine pour aller chercher dans des capitales étrangères des soutiens qui lui faisaient défaut huit jours avant. Des voyages éclair. Qu’on en juge. Lundi, départ depuis le ministère de l’Agriculture, 78 rue de Varenne, à 9 heures. Voiture officielle, gyrophare, conduite express ; un quart d’heure plus tard, voici la délégation à Villacoublay, terrain d’envol des avions du Glam, le groupement de l’armée de l’air au service des voyages officiels. Le temps d’enfourner dans un avion d’une dizaine de places, sans plus de formalités. Deux conseillers l’accompagnent, deux autres sont sur place, déjà. Un vol sans problème, sous ciel bleu. 2 h 30 environ.
Arrivée à l’aéroport de Varsovie, toujours aucune formalité. En revanche, coups de téléphone tous azimuts. Sur place, des conseillers du ministre avaient fait progresser les discussions avec son homologue polonais, Marek Sawicki. Mais il restait des détails qu’une visite personnelle du Français allait permettre de régler plus facilement. L’occasion : un déjeuner de travail rapide avec M. Sawicki. Bruno Le Maire s’y rend dans une belle limousine Vel Satis ornée de drapeaux bleu blanc rouge flottant fièrement au vent sur les ailes avant. Le soutien polonais est enfin obtenu. Puis, 14 heures, point presse avec les journalistes du lieu. Une trentaine, pas moins, se sont déplacés. Questions-réponses nourries. À 15 heures, tout est fini. Retour à l’aéroport. Appel téléphonique au ministre de l’Agriculture suédois pour lui demander de convoquer un conseil extraordinaire sur la régulation laitière. Le Suédois réserve sa réponse. Nouveau décollage. Vol dans un ciel légèrement nuageux. Mais l’horizon du ministre s’éclaircit. La moisson polonaise est bonne. Atterrissage à 17 h 30. Juste le temps d’aller se réunir avec les banques pour obtenir des aides à la trésorerie des éleveurs. Avant un autre point presse à 19 heures. Mercredi ce sera un nouveau voyage éclair. À Rome cette fois-ci.