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Filière porcine VPF et mention d’origine : les négociations n’avancent pas

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Durant la semaine du 20 septembre, des négociations ont eu lieu entre la fédération nationale porcine, les salaisonniers et les industriels de la viande concernant l’indication d’origine des produits issus du porc et la plus-value viande de porc française (VPF). Les résultats se font attendre.

«L’avancée notable concernant l’indication d’origine des produits du porc » dont parlait la Fédération nationale porcine (FNP) dans son communiqué de presse du 21 septembre n’a pas eu lieu. Les négociations du 22 septembre, en interprofession comme au cabinet du ministre de l’Agriculture, n’ont rien donné. « La Fédération française des industriels charcutiers traiteurs (Fict) maintient sa position », explique un communiqué de presse de la FNP du jour même. Pour la Fict, l’origine d’un produit élaboré est son lieu de fabrication. De plus, selon elle, rendre obligatoire l’étiquetage de la matière première porcine serait contraire à la réglementation communautaire. « La filière porcine reste donc suspendue à des évolutions réglementaires nationales », comme la loi de modernisation agricole, « et européenne qui n’interviendront pas avant 2011 », expose le communiqué de la FNP. Cette dernière « exprime aussi sa lassitude devant le double langage déplorable de certains outils coopératifs qui demandent la mention d’origine mais s’y opposent lorsqu’ils siègent à la Fict au titre de leur activité de transformation. »

La filière ne répond pas aux attentes de la FNP
Du côté de la revalorisation de la viande de porc française (VPF), la demande de la FNP d’une « application immédiate d’une augmentation de la plus-value VPF en pied de facture sur la viande fraîche » a été là aussi rejetée. Le Syndicat national des industries des viandes (Sniv-SNCP) s’y refuse malgré « un accord de principe des différentes enseignes », selon la FNP. Cette plus-value en pied de facture permettrait de déconnecter celle-ci des prix du marché du porc.
Seul point positif, « tous les acteurs, y compris les industriels » se sont engagés à apposer le logo VPF sur les emballages des produits. Reste, comme le note la FNP, à « concrétiser ces mesures ». Des « moyens seront mis en place dans les semaines qui viennent » par le syndicat pour vérifier dans les linéaires cet affichage. Le communiqué de presse de la FNP se terminait par « la stabilité des cours au cadran » le jeudi 23 septembre, « serait un premier signe de la prise en compte des difficultés des éleveurs par l’ensemble de la filière ». Ce jour-là les cours ont baissé de 0,047ct, soit une baisse voisine de la baisse maximale (0,05ct) autorisée selon les accords du marché du porc breton.

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