Plutôt que d’imposer toute une batterie de mesures et de documents administratifs à ses 16 000 exploitants agricoles, le gouvernement wallon a fait le choix de sanctionner les exploitations en excédent de nitrates. Une structure financée à 100% par les pouvoirs publics, Nitrawal, a été créée en 2001 pour encadrer les agriculteurs. Chaque année 3% des agriculteurs sont sélectionnés au hasard. Trois de leurs parcelles font alors l’objet, à l’automne entre le 15 octobre et le 30 novembre, d’une mesure de l’azote (minéral et organique) sous forme de nitrates. Si deux de ces analyses révèlent un excédent d’azote, l’agriculteur entre alors dans un programme de suivi. Aidé par des conseillés, il doit modifier ses pratiques pour que l’année suivante la teneur en azote de ses parcelles retombe en dessous d’une seuil critique. Au bout de trois années de non-conformité, la sanction tombe : diminution de 120 euros par hectares de ses DPU. Par contre, si les résultats sont jugés bons deux années consécutives, l’exploitations sort du processus de suivi. Ce système évite notamment aux exploitants de tenir un cahier d’épandage (comme c’est le cas en France) et il permet aux agriculteurs wallons de rester maîtres de leur moyens en étant uniquement évalués sur le résultat. En 2008, première année de sa mise en application, 25% des exploitations contrôlées se sont révélées non conformes et sont donc désormais suivis et accompagnées.
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