Avec 39 autres partenaires, l’Inra travaille sur un modèle européen d’évaluation du bien-être animal. L’idée est de définir une méthode simple pouvant indiquer le degré de bien-être d’un animal dans un élevage. Le projet, initié en 2004, devrait voir le jour en 2009.
Vers une norme d’évaluation européenne du bien être animal ? Le programme Welfare Quality devrait lui donner le jour. Bénéficiant d’un budget de 14,5 millions d’euros, Welfare Quality a été initié en 2004 par l’Union européenne pour déboucher en 2009 sur un véritable « standard pour l’évaluation du bien-être des bovins, porcs et volailles ». 40 partenaires européens, dont l’Institut national de recherche agronomique (Inra), travaillent sur ce programme, qui a été présenté le 4 juillet lors d’une réunion du groupe « Bien-être animal » organisé par l’Institut à Paris.
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Un standard unique
« Nous assistons à l’émergence de plusieurs initiatives pour garantir le bien-être animal dans différents pays européens. L’idée de Welfare Quality est de rassembler et d’aboutir à un standard unique. Nous souhaitons que les documents techniques puissent aboutir à un système graduel » explique Isabelle Veissier, chercheuse et coordinatrice du projet à l’Inra. « Il y a une attente sociétale très forte qui pèse de plus en plus sur les politiques » souligne pour sa part Raphaëlle Botreau, chercheuse à l’Inra, en charge de l’élaboration d’un modèle d’évaluation multicritère du bien-être animal pour les vaches laitières. 4 critères ont ainsi été définis : alimentation adaptée, logement correct, bonne santé et comportement approprié, comprenant chacun plusieurs sous-critères. A chaque sous-critère est attribué un score de 0 à 100, 0 constituant la pire situation envisageable, 50 la situation tout juste convenable et 100 la situation idéale. « Aujourd’hui la trame principale du modèle est faite. Mais nous allons devoir l’ajuster en faisant intervenir des données réelles récoltées auprès de 90 fermes de vaches laitières » explique Isabelle Veissier. Fin 2007, l’Inra devrait rendre son travail aux différentes directions (recherche et santé/consommation) de la Commission européenne qui devrait le mettre en oeuvre vers 2009. « Différents opérateurs publics et entreprises privés pourront alors adopter le modèle Welfare Quality une fois validé » espère Isabelle Veissier.