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PAC X. Beulin : « Les outils de régulation, priorité absolue de la future Pac »

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Alors que les négociations européennes sur la future politique agricole commune ont entamé leur phase finale, le président de la FNSEA Xavier Beulin a envoyé le 17 mai une lettre à son réseau pour indiquer les grandes priorités de la centrale syndicale. Parmi elles, « la préservation et la rénovation des outils de régulation de marché sont une priorité absolue ».

La phase de « trilogue » constitue la dernière étape des négociations en vue de la prochaine PAC : gouvernements, Parlement européen et Commission discutent point par point les différents aspects de la politique qui s’appliquera aux agriculteurs pour les années qui viennent. Dans ce contexte, le président de la FNSEA a rappelé au réseau syndical les différentes positions adoptées en conseil d’administration de la fédération.
Première pierre d’angle, « la préservation et la rénovation des outils de régulation de marché sont une priorité absolue ». Ces instruments concernent la gestion de marché mais tout autant la capacité des acteurs à peser dans la chaîne alimentaire. « Les interprofessions en particulier doivent sortir consolidées et non affaiblies de ce processus », explique Xavier Beulin.

Renforcer le 1er pilier

En second lieu, la France doit obtenir la possibilité de transférer des ressources financières (sur lesquelles la négociation a représenté une « issue favorable » pour le pays) de son enveloppe de développement rural vers le 1er pilier « afin de maintenir les capacités d’intervention économique de la Pac ». Quant au deuxième pilier, si les régions prennent plus d’importance dans la gestion de ses soutiens, il faut éviter le risque de distorsions régionales : « La mise en œuvre de 22 politiques régionales serait lourde de menaces pour l’égalité des chances des territoires et le renouvellement des générations ». La régionalisation devrait porter en priorité sur « la compensation des handicaps naturels, la gestion des risques, l’installation des jeunes, l’investissement et l’innovation ».
Enfin, abordant la question des aides directes, Xavier Beulin évoque les difficultés de l’élevage « fragilité par une perte de compétitivité ». Selon lui, la sur-dotation des 50 premiers hectares, solution « séduisante », « risque de s’avérer une fausse bonne idée : son principal effet est d’opérer des transferts au sein même de chaque production, au détriment notamment des systèmes extensifs et des zones à potentiel plus faible, qui doivent être préservés. » Du coup, la FNSEA prône une « réponse plus équilibrée » qui passe par une convergence seulement partielle des aides et un paiement des aides environnementales proportionnel et non forfaitaire ; un « verdissement qui ne fige pas les exploitations », un couplage qui permette d’orienter certains choix de production et de les inscrire durablement dans notre agriculture ».

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