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Space Xavier Beulin : « Le contrat ne doit pas être une intégration de l’aval sur l’amont »

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Xavier Beulin, le président de la FNSEA qui s’est exprimé au Space à Rennes, le 13 septembre, a souligné que « le contrat ne doit pas être une intégration de l’aval sur l’amont ». Il a rappelé qu’à la FNSEA, « Nous avons soutenu le projet de la loi de modernisation de l’agriculture » et donc la contractualisation. Toutefois il ne faut pas confondre « vitesse et précipitation », a-t-il prévenu. Il s’est félicité de l’intervention du ministre Bruno Le Maire. « A quelques mots près, j’aurais pu prononcer le même discours que Bruno Le Maire », s’est-il réjoui tout en invitant le ministre « à l’action ».

«Le ministre de l’Agriculture pourrait être adhérent de la FNSEA. D’ailleurs, je vais lui proposer une carte d’adhérent de la fédération d’Ille-et-Vilaine ». C’est Xavier Beulin, le président de la FNSEA, qui s’est félicité de cette convergence de vue au Space, le 13 septembre. En résumé : « A quelques mots près, j’aurais pu prononcer le même discours que Bruno Le Maire », s’est-il réjoui tout en invitant le ministre « à l’action ». « L’action ça se mesure », a-t-il prévenu. 
La question de la contractualisation, notamment dans le lait – Space oblige –, a été au centre des débats. « Le contrat ne doit pas être une intégration de l’aval sur l’amont », a expliqué Xavier Beulin. Il a rappelé qu’à la FNSEA, « nous avons soutenu le projet de la loi de modernisation de l’agriculture » et donc la contractualisation. Toutefois il ne faut pas confondre « vitesse et précipitation », a-t-il prévenu. Il est vrai que les entreprises privées dans leurs propositions contractuelles ont mis comme date butoir à la signature de leur contrat le 30 septembre. Le leader de la FNSEA a fait valoir que les choses avançaient positivement dans la filière laitière. Toutefois il faut « s’assurer que toutes les conditions soient requises » avant de signer un contrat.

Chasser en meute
Interpellé par le ministre sur les contrats inter-filières qui ne sont pas entrés dans les faits entre le secteur des grandes cultures et les éleveurs, notamment les producteurs de porcs, Xavier Beulin admet qu’il y a « peu de relations établies sur les parties de l’accord purement céréalières ». Mais il se montre optimiste : « La récolte du maïs n’est pas encore faite ». Il y aura certainement des possibilités. Et, « il y a eu des choses sur les coproduits », avance-t-il. « C’est aux acteurs de faire vivre cet accord », a-t-il rappelé. Sur le GIE export, en panne, le leader syndical estime qu’il faut mieux « chasser en meute sur les pays tiers » qu’en ordre dispersé. Là encore, « nous avons des responsabilités sur nos propres organisations », a-t-il conclu.

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