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Xerfi Precepta plutôt pessimiste au sujet du végétal

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L’enthousiasme au sujet du marché français du végétal n’est plus vraiment ce qu’il était. Ainsi, alors que les lancements de nouveaux produits alternatifs à la protéine animale ralentissent, le cabinet d’études Xerfi Precepta vient de mettre l’accent sur les perspectives plutôt limitées de l’alimentation végétale et végane en France.

D’après l’étude titrée Les opportunités stratégiques des acteurs de l’alimentation végétarienne et végane - Perspectives du marché français et mondial des alternatives végétales à l’horizon 2025, le marché français en grandes surfaces a ralenti en 2020. « Les ventes cumulées des trois segments phares (boissons végétales, desserts végétaux et traiteur végétal) n’ont ainsi augmenté que de 8,7 % en France l’an dernier à environ 356 millions d’euros en GMS. Et après un pic à 400 millions d’euros en 2022, le marché tricolore des alternatives végétales devrait tomber à 394 millions en 2025, pronostiquent les experts de Xerfi Precepta », peut-on lire.

L’étude estime que les offres et les acteurs qui n’ont pas réussi à rencontrer leur public en grandes surfaces seront éliminés, au profit des grands industriels qui pourraient profiter de leur taille critique pour s’imposer. Un processus de rationalisation est déjà enclenché du côté des distributeurs.

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Pour expliquer cette stagnation du marché, Xerfi Precepta avance plusieurs explications. Le nombre limité de consommateurs végétariens et véganes, qui n’évolue pas, une offre de produits plutôt onéreuse, un certain conservatisme alimentaire et la méfiance envers des produits vus comme industriels et trop transformés.

Pour inverser la tendance, il faudrait « élargir le socle de consommateurs aux flexitariens (plus de 10 millions de personnes), rassurer sur la composition des produits, profiter d’un marché encore ouvert pour asseoir ses positions, intégrer les circuits de la RHF, améliorer la compétitivité prix des produits et anticiper la concurrence des viandes cultivées. »

Toutefois, certains points doivent attirer l’attention des acteurs. Notamment le développement dans le circuit de la restauration, qui présente un potentiel pour les produits végétaux. Et, en grande consommation, toutes les familles de produits n’ont pas encore exploré les possibilités du végétal, à l’image du fromage.