Après avoir levé 1,5 M€ l'an passé au printemps auprès du groupe Caravelle, l'entreprise de production d'aliments infantiles bio surgelés cherche 2,5 M€ pour passer à la vitesse supérieure et pouvoir répondre à ses clients.
« L'agroalimentaire n'est pas vraiment dans le collimateur des entreprises de capital risque, mais nous allons trouver des investisseurs », annonce Frédéric Ventre, créateur de Yooji. « Nous avons aujourd'hui des référencements nationaux avec les grands distributeurs, nous sommes présents dans 200 magasins, bientôt 300… La levée de fonds de 2,5 M€ à laquelle nous procédons doit nous permettre de changer d'atelier de production en nous installant dans l'ancienne usine Boncolac située sur l'Agropole à Agen, poursuit Frédéric Ventre. Aujourd'hui, parce que notre atelier est au maximum de ses capacités, environ dix tonnes par mois, nous sommes obligés de freiner notre force commerciale ». L'accroissement des référencements nationaux depuis le début de l'année, a entraîné « une augmentation brutale du chiffre d'affaires à plus de 80 K€ par mois », indique l'entreprise.
Mais malgré ce démarrage prometteur, trouver des investisseurs pour Yooji, qui compte 27 emplois aujourd'hui entre Bordeaux et Agen, n'est pas chose facile. « La levée de fonds va nous permettre justement de constituer un tour de table avec les investisseurs institutionnels, les banques, pour financer et poursuivre notre projet au sein de l'ancienne usine Boncolac », poursuit Frédéric Ventre, regrettant que la dimension industrielle du projet rende les soutiens très prudents. L'entreprise compte produire à terme entre 100 et 120 tonnes par mois, de quoi créer 20 à 30 emplois supplémentaires.
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Lancée en septembre 2012, l'entreprise a d'abord conçu, puis mis en marché, des légumes congelés pour bébé, bio et en portions de 20 grammes faciles à utiliser par les parents d'enfants de quatre mois et plus. « C'est du no-junk, on ne rajoute rien aux légumes à la transformation », vente encore le fondateur. Face à la demande, Yooji s'est rapidement penchée sur la question des apports en protéines et propose depuis l'automne dernier deux références, en poulet bio et en cabillaud. « Tout le poulet que nous utilisons est d'origine française quand le cabillaud est, lui, issu de la pêche durable. Nous avons été la première entreprise du secteur au monde à utiliser le poisson certifié Marine Stewardship Council, MSC », poursuit Frédéric Ventre.
Si les légumes sont proposés en galets de 20 grammes, les protéines sont, elles, conditionnées et portions de 10 grammes en barquettes, là encore faciles à utiliser pour les parents. Des produits distingués au dernier SIAL par un prix de l'innovation. Lors du prochain Forum de l'innovation alimentaire, à Périgueux les 24 et 25 juin prochain, Yooji présentera un prototype de vitrine réfrigérée intelligente, que Frédéric Ventre souhaite pouvoir implanter dans les linéaires des magasins. Reste à convaincre une enseigne partenaire de tenter l'expérience de ce nouvel outil de vente.