La société Zéro Gâchis, créée début 2012, met en en relation des consommateurs avec des enseignes qui bradent des produits en fin de vie. Paul-Adrien Menez, 25 ans, son fondateur, présente son activité.
En quoi consiste l'offre de service de Zéro Gâchis ?
Nous transformons la gestion des dates courtes (deux jours avant la DLC) en source de profit et d'attractivité pour les magasins. Les enseignes partenaires – elles sont une vingtaine – créent un espace dédié aux produits proches de la DLC et nous rémunèrent par leur abonnement, en échange d'une présence sur notre site internet.
Nous avons aussi lancé récemment un service d'étiquetage intelligent, pour rentabiliser au mieux la gestion des produits abîmés ou à date courte. Une quinzaine de magasins emploie déjà ce système, qui permet d'afficher le prix initial et un prix réduit adapté, ou encore de gérer les produits abîmés dont le code barre n'est plus lisible. Ces deux services sont indépendants l'un de l'autre.
De combien réduisez-vous le gaspillage alimentaire en grande distribution ?
La grande distribution compte 750 000 t de produits frais invendus en moyenne chaque année. Sur ce total, 25 % sont donnés à des associations caritatives. Le reste est détruit : c'est du gaspillage et cela coûte cher aux magasins.
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Les enseignes écoulent habituellement 70 % de leurs produits proches de la DLC (deux jours). Avec Zéro Gâchis, ce taux passe à plus de 90 %, soit une réduction de moitié du nombre d'invendus. Nous travaillons beaucoup sur les produits libre service en charcuterie, boucherie, poissonnerie, crèmerie, traiteur et un peu en boulangerie et en épicerie.
Quels sont vos projets pour Zéro Gâchis ?
Nous devrions atteindre le seuil de rentabilité à la fin de l'année, avec une cinquantaine de contrats. Pour accélérer le développement, nous voulons procéder à une levée de fonds, probablement en 2015. Nous commençons aussi à réfléchir à une offre de services pour les industriels qui se retrouvent avec des produits sur les bras et pourrions travailler en co-développement sur ce sujet.
DLC : Date limite de consommation. Au-delà, la consommation du produit peut présenter des risques pour la santé.
DLUO : Date limite d'utilisation optimale. Au-delà, le fabricant ne garantit plus les qualités organoleptiques du produit mais sa consommation ne présente pas de risques et il peut être vendu.