Biosolutions: If Tech inaugure une usine dédiée à la chrysope et aux biostimulants
En périphérie d’Angers, l’entreprise If Tech inaugurera le 18 septembre prochain son nouvel outil de production dédié au biocontrôle et aux biosolutions. « Nous avons investi 2 millions d’euros (M€) pour multiplier nos capacités de production par 10, nous sommes en capacité de produire 2 millions d’œufs de chrysope par jour. Cela nous devrait nous permettre d’accéder à de nouveaux marchés », évoque Christian Hecker, qui a créé l’entreprise en 2004. Fort de cet investissement If Tech vise à l'horizon 2030 un chiffre d'affaires de 5 M€ contre 1 M€ actuellement. La production d’œufs et de larves de chrysope est la tête de pont de l’entreprise. Elle a notamment développé avec l’Inrae une solution à base de larve de Chrysope pour lutter contre la pyrale du buis. Ce super auxiliaire est également un prédateur des pucerons, des trips, des cochenilles ou encore de la cicadelle, vecteur de la flavescence dorée de la vigne. Pour faciliter son déploiement, If Tech a développé des solutions d’épandage à dos ou par drone. Dans ce second cas, elle propose des prestations d’épandage. En parallèle, l’entreprise produit des produits de biostimulants à base de mycorhize pour lutter contre les stress abiotiques. « Nous visons le marché des semences en peliculage » assure Christian Hecker. (Tanguy Dhelin)
Maïs: récolte record attendue aux Etats-Unis, production européenne revue à la baisse (USDA)
Le ministère américain de l’Agriculture (USDA) a diminué le 12 septembre ses anticipations de production mondiale de maïs du fait d’une contraction en Europe, tout en continuant d’attendre une récolte jamais vue aux Etats-Unis. Les récoltes mondiales de la campagne 2025/26 devraient être inférieures de 2 millions de tonnes par rapport aux prévisions d’août, et tirer en conséquence vers le bas les stocks de fin de campagne (-1,14 million de tonnes), selon le rapport mensuel Wasde. La baisse est surtout visible au niveau des pays européens. «L’été a été plutôt sec, surtout dans le sud-est de l’Europe», relève auprès de l’AFP Damien Vercambre, analyste au cabinet Inter-Courtage. En revanche, l’USDA s’attend à ce que la production américaine atteigne 427 millions de tonnes (contre 425 millions jusque-là), un record. L’USDA a «un petit peu révisé les rendements à la baisse» pour les cultures américaines, note pour l’AFP Gautier Le Molgat, PDG d’Argus Media France. Mais cette diminution est «largement compensée» par une augmentation de la superficie récoltée, désormais portée à 36,42 millions d’hectares, selon le ministère. «Si cela se concrétise, la superficie récoltée serait la plus importante depuis 1933 et la superficie plantée, qui atteindrait 98,7 millions d’acres, serait la plus importante depuis 1936», observe l’USDA dans son rapport.
Cuivre : près de la moitié des autorisations de mise en marché non-renouvelées par l’Anses
Près de la moitié des autorisations de mise en marché (AMM) de produits phytosanitaires à base de cuivre n’ont pas été renouvelées par l’Anses, a confirmé l’agence sanitaire le 12 septembre à Agra Presse. Cette nouvelle avait été repérée par le média spécialisé Vitisphère dans un article début août. En juillet, l’Anses a pris « 34 décisions d’AMM sur le cuivre, dont 28 renouvellements et 6 nouvelles AMM ». Sur ces 34 dossiers, près de 50% ont eu un verdict défavorable. « Si le non-renouvellement représente donc bien environ la moitié des décisions émises, il est à préciser qu’en terme de quantité de vente, les produits retirés représentent en parallèle 28% des quantités vendues (produits pour lesquels nous avons sorti une décision) », nuance toutefois l’Anses. L’agence indique que les décisions sont applicables « dès signature », soit « le 15 juillet 2025 ». Elle ajoute que des délais de grâce de « 6 mois à la vente et 18 mois à l’utilisation » ont été accordés pour les retraits d’AMM. Ce travail sur les AMM a concordé avec la parution, mi-juillet, d’une étude sur les impacts socio-économiques de la limitation ou du retrait des produits à base de cuivre. D’après l’interview de l’Anses publiée par Vitisphère, ces retraits d’AMM ne provoquent pas d’usage orphelin en viticulture, mais entraînent un usage orphelin en houblon.
Négoce/start’up : le 4e challenge d'innovation Négoce-Up’ est lancé
Le 12 septembre, la fédération NégoA a donné le coup d’envoi du 4e challenge Négoce-Up’, porté par Négoce Expansion, avec l’appui d’Agri Sud-Ouest Innovation et de Syngenta. Cet appel à projets vise à rassembler les négociants agricoles et les start-up innovantes, par binômes, autour d’une même dynamique pour « développer et tester des solutions concrètes au service de la transition agricole ». L’objectif est d’expérimenter pour déployer des actions concrètes dans des domaines variés : numérique, robotique, outils d’aide à la décision, nouvelles pratiques culturales ou encore services de conseils renforcés... avec l’enjeu final de répondre aux défis de performance économique, environnementale et sociale des filières végétales. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 12 novembre 2025. Trois projets seront retenus pour la finale et auront l’opportunité de présenter leur solution lors du salon Sitevi à Montpellier, fin novembre. Le projet lauréat bénéficiera d’une dotation de 15 000 €, d’un accompagnement personnalisé et d’une mise en visibilité auprès du monde agricole et de l’écosystème innovation. En 2024, c’est le projet entre Ecofarms et Charrière distribution qui avait remporté le premier prix. Leur solution : une plateforme pour évaluer, améliorer et valoriser les performances RSE des exploitations agricoles. (Anne Gilet)
Produits laitiers «in-vitro» : le groupe Strauss lance une gamme sur le marché israélien
Le groupe agroalimentaire israélien Strauss a annoncé le 9 septembre le lancement d’une gamme d’alternatives au produits laitiers obtenus à partir de fermentation de précision. Il s’agit pour l’instant d’un fromage à tartiner et d’une boisson qui seront dans le commerce en Israël dans les prochaines semaines. Ils seront vendus sous les marques Yotvata et Symphony. D’autres produits seront lancés ultérieurement. « Étant donné que la protéine utilisée est identique à celle du lait, ces produits ne conviennent pas aux personnes allergiques aux protéines du lait », indique Strauss. Cette gamme nommée CowFree est élaborée à partir de protéine bêta-lactoglobuline animale, « une protéine identique par sa composition à l’une des principales protéines du lait de vache, produite via la technologie de fermentation de précision », indique un communiqué de Strauss. Cette protéine a été mise au point par la start-up Imagindairy à partir une souche génétiquement modifiée du champignon Aspergillus Oryzae (koji), précise le média AgFunder. La société a acquis un site avec une capacité de fermentation industrielle de 100 000 litres. Et elle a obtenu un feu vert de la FDA (Food And Drug Administration) pour sa bêta-lactoglobuline sans origine animale sous forme d’une « no questions letter ». En Europe, plusieurs entreprises visent une autorisation sanitaire.
Produits laitiers : le prix du beurre reste très élevé à plus de 7 300 €/t en août
Le prix du beurre industriel se maintient à un niveau exceptionnellement élevé à plus de 7 300 €/t à mi-août 2025, constate le Cniel (interprofession) dans sa note de conjoncture laitière pour le mois d’août, publiée le 12 septembre. La tonne de beurre a passé le seuil des 7 000 € depuis la fin 2024. Le prix de la poudre de lait écrémé 0 % pour la consommation humaine oscille autour de 2 300 €/t, un niveau identique au prix moyen des 15 dernières années. Depuis le début de 2025, elle reste en dessous des 2 500 €/t. La collecte laitière est « dynamique en Nouvelle-Zélande, se redresse assez nettement depuis quelques mois aux États-Unis, alors qu’elle est restée globalement stable depuis un an au sein de l’UE », indique le Cniel. En France, la collecte a globalement baissé de 0,5 % depuis le début 2025 à cause du contexte sanitaire et climatique. Les charges des éleveurs ont tendance à s’alléger : en témoigne l’indice Ipampa lait de vache de l’Institut de l’élevage qui recule de 2 % par rapport à juin 2024, mais reste élevé (+22 % depuis 2020). Le prix standard du lait de vache conventionnel est toujours orienté à la hausse avec +9 % entre juin 2024 et juin 2025, à 467 €/1 000 l (source FranceAgriMer).
Alimentation : forte présence de produits ultra-transformés destinés aux enfants (presse)
Dans les supermarchés, plus de huit produits pour enfant sur dix sont des aliments ultra-transformés, alerte 60 millions de consommateurs dans un hors-série dédié à l’alimentation le 11 septembre. Portion de fromage, crèmes dessert, nuggets de poulet… Le magazine a passé au crible 43 produits destinés aux enfants. Résultat : 81 % d’entre-eux sont en réalité des aliments ultra-transformés, et ce malgré des visuels « rassurants » qui « donnent l’illusion d’être sains », souligne 60 millions de consommateurs. « Dans certains produits, comme des steaks végétaux ou des céréales pour bébé, nous avons vraiment été très surpris de voir à quel point ils contenaient des marqueurs d’ultra-transformation », souligne Sophie Coisne, rédactrice en chef adjointe au magazine 60 millions de consommateurs, qui a coordonné le dossier, à France Info. Selon le magazine, les aliments ultra-transformés constituent 46 % de l’apport calorique des enfants, bien plus que celui des adultes (36 %). « Une catégorie de produits dont les effets délétères sur la santé sont de plus en plus documentés », prévient le magazine, qui demande la mise en place d’un étiquetage clair, qui permettrait, à l’image du Nutri-Score, de repérer rapidement le niveau de transformation d’un produit.
Tomates cerise : entre fraicheur et importations, fin de saison compliquée (AOPn)
Dans un communiqué de presse le 12 septembre, l’AOPn Tomates de France s’inquiète de la stagnation actuelle des ventes, entrainant l’accumulation de stocks et la multiplication des invendus. « Le climat plus frais de ces dernières semaines a freiné les envies de salades, d’apéritifs et de repas estivaux. Résultat : la consommation de tomates cerises est en net recul. Pourtant, la production française est là, mais elle reste sur les bras des producteurs » est-il expliqué. Cependant, les producteurs soulignent aussi le fort retour de la tomate d’importation : « Avec des prix bien inférieurs, ces produits tirent les prix vers le bas et freinent encore davantage la vente des tomates françaises ». Pour l’AOPn, le différentiel de prix entre produits importés et produits français est tel que les tomates cerises locales ne tournent plus en rayon. Les producteurs français lancent donc un nouvel appel aux consommateurs et aux distributeurs. Aux premiers, ils demandent de faire le choix de l’origine France, « en rayon comme au marché ». A la distribution qui n’aurait pas favoriser encore favoriser le produit français, ils lui demandent de valoriser ce dernier en cette fin de saison, en favorisant leur mise en avant en rayon. « Aujourd’hui, acheter une barquette de tomates cerises françaises, c’est éviter qu’elle ne finisse à la benne demain » conclut l’AOPn Tomates de France.
Ail : une récolte dans la norme, sauf pour l’ail rose, et peu de petits calibres
A l’occasion de sa conférence de presse annuelle le 11 septembre, l’interprofession Ail de France (Aniail) a fait le point sur la campagne 2025. De manière générale, la récolte s’annoncerait positive, avec certaines disparités selon les grandes zones de production. Le revers est surtout marqué en ail rose, spécifiquement pour celui de Lautrec : « nous avons connu plusieurs épisodes d’orage et de grêle, qui ont détruit 170 hectares de culture sur 300 et un coup de chaud entrainant des calibres moyens. Nous ne pensons pas assurer une saison complète cette année » regrette Gaël Bardou, producteur. Concernant l'ail blanc et violet, la campagne s'annonce satisfaisante, les conditions de conservation étant par ailleurs bonnes pour l’ensemble des aulx produits. En revanche, la récolte se caractérise par un très faible taux d’ail de petit calibre (40/60). Or, ceux-ci sont depuis cinq ans la référence en premier prix de la grande distribution. Jean-Camille Laurent, responsable achats FL chez Intermarché, a indiqué qu’ « il faudra trouver une segmentation différente cette année. L’ail propose une offre large avec plusieurs Siqo dont les référencements seront maintenus ». Pour rappel, 28 700 tonnes avaient été récoltées en 2024, avec des rendements à la baisse.
Légumes : forte baisse des volumes de poireaux, importante variabilité des prix sur 2024-2025
Dans son bilan de campagne 2024-2025, le RNM indique que la production nationale de poireaux est estimée à 158 725 tonnes, soit une baisse de 10 % par rapport à l’année précédente et de 5 % par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes. La baisse de rendements dans plusieurs régions productrices (Hauts-de-France, Centre-Val de Loire, Auvergne Rhône Alpes) expliquerait cette baisse. Ces rendements modérés, s’ils ont écarté le risque de crise, ont cependant influé sur le commerce pendant la saison : «Entre septembre 2024 et avril 2025, le marché du poireau, influencé par des facteurs saisonniers et météorologiques mais aussi par des campagnes promotionnelles importantes, ont montré une forte variabilité des prix » est-il expliqué. Les promotions, en réduisant ponctuellement les prix de 15 à 30 %, auraient joué un rôle clé sur la dynamique du marché et l’écoulement des apports en GMS. Ainsi en fin d’année, l’élargissement des disponibilités et la concurrence interrégionale et belge ont entrainé la chute des cours. Ceux-ci redeviennent rémunérateurs à partir de janvier 2025, « au-dessus de la moyenne quinquennale » selon le RNM.
Emballages: Citeo candidate pour devenir eco-organisme pour la Rep Pro
Alors que le cahier des charges de la future Rep (responsabilité élargie du producteur) pour les emballages professionnels est en consultation publique depuis le 3 septembre, Citeo Pro, déjà agréé en tant qu’éco-organisme pour la Rep des emballages pour la restauration déjà en vigueur, se prépare à candidater, a priori pour devenir Eco-organisme pour tous les secteurs industriels et commerciaux. « Nous avons déjà un pied dans cette Rep Emballages Pros puisqu’elle comprendra la Rep Restauration, sachant qu’elle sera beaucoup plus large », souligne le président exécutif Julien Dubourg, interrogé par Agra Business. « L’enjeu est de coconstruire les systèmes de collecte et les chaînes logistiques, de recyclage et de réemploi les plus efficaces possibles », puisque, explique-t-il, « chaque entreprise est à la fois détentrice d’emballages reçus et émettrice d’emballages dans lesquels elle va livrer ses produits à une autre entreprise. Il y aura peut être plusieurs éco-organismes agréés mais Julien Dubourg souligne qu’une entité juridique ne contractualisera qu’avec un seul. « On commence à réfléchir à des systèmes de caisses réemployables », indique-t-il.
Bio : une nouvelle directrice marketing et communication chez Biocoop
Depuis le 1er juillet, Géraldine Bornes est la nouvelle directrice marketing et communication de Biocoop, annonce la coopérative bio dans un communiqué le 12 septembre. Jusqu’à présent, elle était directrice de la communication chez Teract Groupe InVivo depuis 2014, où elle était chargée des marques Gamm vert, Frais d’ici et Bio&Co, selon sa page LinkedIn. Auparavant, elle était chargée de compte Metro cash and carry chez Aristid (ex CaCom groupe).
Addendum à l'agenda de la semaine agricole du 15 septembre
Mardi 16 septembre
Conférence de presse du Clipp (interpro lapin) « filière en pleine transition et qui recrute »
Mercredi 17 septembre
Présentation de l’étude ABCIS (cellule d’expertise en filières animales) du Crédit agricole sur les nouvelles technologies
Jeudi 18 septembrePetit-déjeuner presse du salon bio Natexpo (reporté à une date ultérieure)