Agra Business | Annie Genevard, Garun Paysanne, Advitam, Maitres Laitiers, Sanders

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Remaniement: Annie Genevard, une députée LR de la ruralité à l'Agriculture

Comme pressenti, la députée Les Républicains du Doubs, Annie Genevard, a été nommée, le 19 septembre, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt, en remplacement de Marc Fesneau, qui n'apparait pas dans le nouvel exécutif. Ancienne professeure de français, la nouvelle ministre bénéficie d'un solide ancrage politique dans le Doubs, département très laitier, où elle est née et où sa mère, Irène Tharin, fut députée UMP (2002-2007). Elle-même a été conseillère régionale (2004-2012) de Franche-Comté et maire (2002-2017) de Morteau. «Je travaille pour les agriculteurs depuis bien longtemps», a-t-elle déclaré peu de temps avant sa nomination samedi à France 3 lors d'un déplacement sur des comices agricoles. Dans son département, les syndicats agricoles confirment. «Je la croise régulièrement, rapporte Christophe Chambon, secrétaire général adjoint de la FNSEA et éleveur dans le Doubs. Elle a toujours travaillé pour la cause agricole, et récemment durant les débats sur la LOA, elle a travaillé sur des amendements proposés par la FNSEA». «C'est une femme de terrain, elle est présente à tous les évènements ruraux, confirme la porte-parole de la Confédération paysanne, Laurence Lyonnais. Elle a un fonctionnement républicain, elle nous reçoit, mais elle se mobilise dans les limites de sa vision. C'est une femme assez traditionnelle, dans une circonscription acquise à la droite». Son suppléant, Eric Liégeon, est agriculteur, et ancien vice-président de la FDSEA du Doubs, investi de longue date à la Safer départementale.

Remaniement: Pannier-Runacher à la Transition écologique, après 7 mois à l'Agriculture

Jusqu'alors ministre déléguée de l'Agriculture, Agnès Pannier-Runacher a été nommée le 21 septembre, ministre de la Transition écologique, de l’Energie, du Climat et de la Prévention des risques. «L'écologie que je veux porter ne sera pas seulement ambitieuse. Elle sera aussi populaire pour permettre à tous de vivre mieux», a réagi sur Twitter la haute-fonctionnaire de formation, élue députée pour la première fois en juillet à Arras. Agnès Pannier-Runacher était arrivée Rue de Varenne en février, durant les mobilisations d'agriculteurs de l'hiver, en soutien du titulaire Marc Fesneau ; elle a notamment repris le dossier Ecophyto, prenant l'initiative, un mois après son arrivée, de lancer un travail de recherche des distorsions de concurrence avec les autres Etats-membres, promettant le cas échant des demandes de reconnaissances mutuelle d’AMM (autorisation de mise sur le marché), «d’extension d’usage», d'AMM de portée limitée» ou de dérogations. Quelques mois plus tard, le ministère annonçait qu'une centaine de dossiers avaient été déposés, dans ce cadre, par des industriels, et étaient en cours d’instruction auprès de l'Anses (agence sanitaire). Elle laisse deux dossiers inachevés: la réforme de la séparation de la vente et du conseil des pesticides, pour lequel un rapport du CGAAER lui a été remis, et qui devait voir le jour sous la forme d'un projet de loi ; et les travaux sur Egalim 4, pour lesquels les députés Babault et Izard n'avaient pu lui rendre leur rapport avant la dissolution, et leur échec aux législatives.

Céréales : Garun Paysanne, Creully et Sévépi vont créer une union de commercialisation

Les coopératives Garun Paysanne (22), Creully (14) et Sévépi (27) vont créer une union de commercialisation, a appris Agra Business au Space. «À nous trois, nous devrions approcher le million de tonnes de céréales», indique Sébastien Blot, directeur de la coopérative Garun Paysanne (211 M€ de CA). L’objectif est que tout soit prêt au 1er juillet 2025. «L’enjeu est d’aller capter d’autres marchés, sur des débouchés plus qualitatifs, en blés meuniers par exemple», explique-t-il. Des liens existaient déjà entre Sévépi et Garun Paysanne : «Nous déléguions déjà une partie de la vente de nos volumes à Sévépi (226 M€ de CA, 477 000 t de collecte) car tout n’était pas utilisé dans notre usine d’aliments du bétail (400 000 tonnes fabriquées chaque année)», rappelle Sébastien Blot.  Mais le projet d’union ira plus loin en intégrant la coop de Creully (165 M€ de CA, 270 000 t de collecte). La future union de commercialisation sera pilotée par Sévépi. Sébastien Blot n’exclut pas de l’ouvrir, à terme, à d’autres partenaires. Il confie aussi souhaiter, en parallèle, poursuivre la croissance de sa coopérative, même en dehors de sa zone historique. «En cinq ans, nos volumes de collecte ont été multipliés par deux, pour atteindre 180 000 tonnes», rappelle-t-il. La croissance s’est notamment faite par des reprises comme celle du négoce sarthois Maudet (50 M€ de CA, 100 000 t de collecte) réalisée en juillet 2024.

Céréales: une minoterie en recherche de blés panifiables d'origine bretonne

Intégrée aux Moulins Associés (sept minoteries, 400 000 tonnes de blé écrasé), la minoterie du Bocage (Binic, Côtes d’Armor) ambitionne de doubler, d’ici à 2030, sa production quotidienne de farines (50 tonnes de dix farines actuellement), en renforçant son approvisionnement de blés panifiables en Bretagne. Ce qui n’est pas une mince affaire car le blé breton n’a pas les valeurs élevées en protéines des blés d’Ile-de-France, par exemple. Il faut donc développer des partenariats avec l’amont pour travailler des variétés spécifiques. C'est ce que la minoterie du Bocage entend réaliser au travers de «filières vertueuses (pour) atteindre les 60 % de contractualisation pluriannuelle, annonce la société qui communiquait le 18 septembre. La Minoterie ambitionne aussi de développer de nouvelles filières autour du grand épeautre et du seigle en Bretagne.» Elle prévoit d’augmenter progressivement la part de blés panifiables d’origine bretonne de 10 à 20-30 % de son approvisionnement. La société lance dès ce mois de septembre une farine T65 de froment d’origine bretonne. En parallèle, elle poursuit son travail de formation des boulangers au bon usage des farines de sa gamme. (Franck Jourdain)

Chanvre : une nouvelle usine d'isolants à la Cavac pour doubler la production

C’est sur la commune de Saint Hermine, à moins de 10km de son premier site de production, que Cavac Biomatériaux, filiale de la coopérative Cavac, va inaugurer le 20 septembre sa nouvelle usine. Cette unité de production devrait permettre de doubler la production des deux gammes d’isolants pour bâtiment à base de chanvre de Cavac Biomatériaux. «Jusqu’à présent notre site de Saint Gemme la Plaine réalisait les opérations de défibrage et de nappage. Le nappage sera désormais réalisé dans la nouvelle usine», détaille Vincent Hannecart, directeur général de la filiale dédiée aux matériaux biosourcés. L’usine de 15000m² se distingue par une ligne de production linéaire unique en Europe. «Les bottes de chanvres rentrent d’un côté et sortent de l’autre sous forme d’isolant», rapporte Vincent Hannecart. Le directeur évoque un marché porteur: «Les isolants biosourcés sont passés de 4 à 11% de part de marché en 5 ans, notamment sous l’effet de la loi climat et résilience qui impose 25 % de matériaux biosourcés dans la commande publique». L’approvisionnement en chanvre est réalisé auprès des adhérents de la Cavac dans un rayon de 150km autour de l’usine. Les surfaces établies à 2000 ha pour la campagne 2024 devraient atteindre 4000 ha à horizon 2030.

Circuits courts : Advitam revend ses magasins Prise direct’ à des bouchers

Le groupe Advitam (1,9 Md€ de CA) annonce, dans un communiqué, la cession de son réseau de magasins Prise direct’, créé en 2016, à la boucherie « Aux Enfants ». Cette société familiale, fondée en 1963, est aujourd’hui pilotée par François-Régis Ducoulombier et ses fils, Marc-Antoine et Hugo. Dans un contexte économique tendu et en raison de la stratégie du groupe Advitam de se recentrer sur l’amont agricole, les quatre sites du Pas-de-Calais (Arras, Beaurains, Coquelles et Cucq) passeront sous l’enseigne « Aux Enfants » d’ici à la fin du mois de novembre : le temps de réaliser des travaux pour harmoniser l’agencement des différents sites et accueillir les nouvelles gammes de produits. L’ensemble du personnel est conservé. L’objectif est de «préserver les valeurs et l’engagement local que nous avons toujours défendus avec nos producteurs adhérents», explique Armel Lesaffre, président du groupe Advitam. « Aux Enfants » propose une offre variée de boucherie, charcuterie traiteur et fromagerie, avec une gamme de viande rigoureusement sélectionnée, issue en grande majorité d’un approvisionnement local. L’enseigne compte déjà quatre magasins, également situés dans le Pas-de-Calais (Mametz, Aire-sur-la-Lys, Auchy-les-Mines et Cucq), quatre camions de marché et un camion de tournée à domicile.

Vaccins MHE: comme attendu, le gouvernement choisit la stratégie de la bande tampon

Comme attendu, le ministère de l'Agriculture a choisi la stratégie de la «bande tampon» pour définir la zone de vaccination volontaire qui bénéficiera de la commande de publique de deux millions de vaccins contre la maladie hémorragique épizootique (MHE). «Elle vise à limiter la progression de la maladie par la mise en place d’une zone tampon vaccinale», explique le ministère dans un communiqué paru le 20 septembre. Concrètement, la Rue de Varenne a annoncé qu'elle venait de publier au Bulletin officiel la liste des communes inclues dans cette zone, qui forme un trait large de 50km «le long de la limite interne de la zone régulée» autrement dit entre la Manche et les Bouches du Rhône. Le 30 août dernier, le ministère de l'Agriculture avait annoncé la commande de 2 millions de vaccins pour cette campagne. «Du point de vue scientifique, la position est entendable», reconnaîssait Laurent Saint-Affre, membre du bureau de la FNSEA, à l'annonce de cette stratégie le début septembre. «Mais nous demandons à l’État de commander plus de doses pour inciter le laboratoire à produire.» D’après lui, «500 000 doses sont disponibles sur le marché libre», en plus des deux millions réservés à la campagne publique. «Il semblerait que le laboratoire puisse produire trois millions de doses supplémentaires d’ici la fin de l’année.

Fièvre catarrhale ovine: des vaccins seront aussi mis à disposition en Bretagne

La zone où les vaccins des ovins et des bovins contre la fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 3 sont pris en charge par l'Etat va être étendue «à l'ensemble de la région Bretagne» face à l'avancée de l'épizootie, a annoncé le 19 septembre le ministère de l'Agriculture dans un communiqué. «La vaccination sera gratuitement mise à disposition des éleveurs dans toute cette région, qui vient s'ajouter à la zone vaccinale actuelle (Hauts-de-France, Normandie, Ile-de-France, Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire, Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes, Deux-Sèvres, Vienne, Haute-Vienne, Creuse et Corrèze)», rappelle-t-il. Le coût de cette vaccination est de près de 30 millions d'euros pour l'Etat, selon le ministère de l'Agriculture. Depuis sa première détection début août dans le nord de la France, la FCO de sérotype 3, une maladie virale transmissible par un moucheron, se propage rapidement et un total de 1.929 foyers de la maladie a été recensé d'après le dernier bilan au 12 septembre. Pour endiguer les effets de la maladie, le gouvernement français a annoncé le 30 août la commande de 5,3 millions de doses complémentaires contre la FCO 3, en plus des 6,4 millions de doses déjà commandées. Celles-ci seront fournies gratuitement aux éleveurs dans les régions touchées.

Lait: retour à la croissance pour la coopérative Les Maîtres laitiers du Cotentin

Sur l’exercice 2023-2024, la coopérative laitière Les Maîtres laitiers du Cotentin (MLC) a réalisé 2,5 milliards d’euros (Md€) de chiffre d’affaires et un résultat net de 45,2 millions d’euros (M€), «un redressement significatif au regard de l’année précédente», indique l'entreprise dans un communiqué du 19 septembre. Ces comptes consolidés ont été approuvés lors de l’assemblée générale ordinaire de la coopérative, le 10 septembre. Cet exercice marque «un retour à la croissance» pour MLC qui avait réalisé un résultat de 17,6M€ en 2022-2023, «en léger recul» par rapport à l’exercice précédent dans un contexte de forte inflation. La bonne performance de la coopérative en 2023-2024 s’explique par «la stabilisation des volumes d’activité, la maîtrise des coûts de production et une solide performance de son secteur de distribution France Frais», indique le communiqué qui mentionne également «l’adaptation des tarifs de vente aux nouvelles réalités du marché». La collecte laitière de MLC est restée stable (472 millions de litres), dans un contexte de tendance à la baisse de la production laitière en France (-2,7% en 2023). En février, la coopérative et sa filiale Yéo Frais (Haute-Garonne) ont signé un accord avec l’association d’organisations de producteurs Sunlait pour la livraison de 60 millions de litres de lait. Les livraisons doivent débuter fin 2024. 

Lait AOP: ambiance «morose» pour les produits laitiers sous appellation

À une semaine de son assemblée générale, les 26 et 27 septembre, le Cnaol (AOP laitières) alerte les pouvoirs publics, dans un communiqué du 20 septembre, sur la «morosité» des acteurs des filières laitières sous appellation d’origine protégée: ventes en baisse, conditions climatiques défavorables pour les fourrages, menaces de la fièvre catarrhale ovine (FCO) et de la maladie hémorragique épizootique (MHE), «surenchère» des mesures sanitaires sur le lait cru… Sur ces sujets, les AOP laitières espèrent «un meilleur accompagnement» du nouveau gouvernement. L’inflation qui pèse sur le pouvoir d’achat des consommateurs est défavorable aux produits laitiers AOP. En 2023, les volumes commercialisés ont baissé de 6%, après une première diminution de 2% en 2022. Les fromages et les crèmes se maintiennent mieux (-3%) que les beurres dont les ventes chutent de 26%. Avec toutefois une évolution contrastée pour les fromages: «ce sont les fromages AOP au lait de chèvre qui présentent la baisse la plus marquée (-9%), les fromages AOP au lait de brebis et au lait de vache présentant des baisses plus modérées (-3%)», souligne le Cnaol. La conjoncture n’aide pas les AOP à peser dans les négociations avec la grande distribution, «chaque année plus dures», affirme le Cnaol. 

Volaille : Sanders vise 2 millions places de poules et 50 000 m2 de volailles

Sanders a annoncé au Space son objectif de création à deux ou trois ans d’1,7 million à 2 millions de places de poules en plein air ou au sol et de construction ou restructuration de 50 000 m2 de bâtiments pour volailles de chair de toutes espèces. Le leader national de la nutrition animale propose son accompagnement technique et financier à des éleveurs de toutes régions. En volaille de chair, Sanders veut en particulier davantage d’éleveurs de poulets lourds Princior destinés à la découpe, élevés dans des bâtiments particuliers en lumière naturelle. Le dg, Philippe Manry, a exprimé sa conviction au salon : «Partout où il y a un bâtiment d’élevage viable, déjà accepté des riverains, il faut qu’il y reste». Dans le but de participer à la pérennité des élevages à l’échelon national, la filiale d’Avril a annoncé en juillet 2024 un troisième plan d’accompagnement de projets d’une enveloppe de 4 millions d’euros, en faveur des jeunes et de la modernisation. Pour mettre en relation les cédants et porteurs de projet, sans limite géographique, Sanders lance un service digital animé par ses 14 «managers de territoire». 

Porc : Sanders des services «décarbonants» en élevage porcin

Au Space, Sanders a annoncé le lancement en décembre 2024 de solutions et services «décarbonants» en élevage porcin. Le fabricant d’aliments forme à cet effet une cinquantaine de technico-commerciaux en porc. Il va par ailleurs étendre l’affichage de l’empreinte carbone de l’aliment en vrac à cette espèce (ainsi qu’aux volailles et au lapin) d’ici à la fin de l’année. Cette information a débuté en mai 2024 sur les livraisons en vrac d’aliments pour ruminants. Cet indicateur exprimé en kg équivalent CO2 par tonne d’aliment prend en compte la production des matières premières, leur transport jusqu’à l’usine, la fabrication et le transport jusqu’à l’élevage. Les matières premières ont un poids majeur dans l’empreinte carbone de l’aliment composé. Sanders met en avant la constitution d’une filière française de soja, par conséquent considéré comme «non déforestante», disposant de 3 sites de transformation partagés avec des coopératives : Oléosyn Bio (avec Terrena dans les Deux-Sèvres), Sojalim (avec Euralis dans les Hautes-Pyrénées) et une usine Aliane (avec Vivescia dans les Ardennes). D’après le dossier de presse distribué au salon, l’importation d’environ 100 000 tonnes de graines de soja est évitée.

Présidence d'Interfel : Jean-Michel Delannoy mis dans l'incapacité de se présenter

L'endivier Jean-Michel Delannoy ne sera finalement plus en capacité de se présenter le 24 septembre à la présidence de l'interprofession des fruits et légumes frais (Interfel), a appris Agra Presse. Selon nos informations, Felcoop (coopératives) lui aurait retiré, par un vote le 19 septembre, son mandat représentatif au sein du conseil d’administration d’Interfel. La liste officielle des noms des représentants de Felcoop appelés à participer à l'élection (3 par famille) reçue par Interfel le 20 septembre ne comportait effectivement pas celui de l’ancien président de la fédération des coopératives de fruits et légumes, confirme-t-on au sein de l'interprofession. Dans cette configuration, Jean-Michel Delannoy ne peut plus se présenter. Felcoop n'a pu être contacté pour expliquer ce choix.  Contacté par Agra presse, l'endivier «regrette vivement (cette décision) puisque (son) programme innovant est ouvert à tous et à chacun notamment à travers (ses) deux premiers axes» (création d’une commission axée sur les prix et d’une certification portée par Interfel). Cet épisode clôt une séquence «préélectorale» assez agitée débutée cet été. En juillet, Daniel Sauvaitre avait publié, sur son blog, sa lettre de candidature à la présidence, indiquant que Jean-Michel Delannoy s'était retiré après un vote des familles de l’amont, après un résultat légèrement défavorable. Mais quelques semaines plus tard, il annonçait sa volonté, finalement, de se présenter, programme à l'appui. Jean-Michel Delannoy désormais hors jeu, Daniel Sauvaitre, président de l’ANPP (pomme/poire) demeure donc seul en lice, avec toutes les chances d’être élu. 

Choux : la sécheresse menace le kimchi, plat très populaire en Corée du Sud,

Une vague de chaleur sans précédent en Corée du Sud a fait grimper le prix des choux et mets en danger le kimchi, un plat traditionnel généralement composé de chou fermenté et de piment, que de nombreux Coréens mangent tous les jours, rapporte l’AFP le 20 septembre. Le prix du chou à la pièce a atteint 6,30 euros, soit une hausse de 69,1% sur un an, selon les chiffres diffusés le 19 septembre par le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales (Mafra). Des semis ont échoué à cause de la chaleur extrême ou été brûlés par le soleil. Par ailleurs, «le changement climatique a modifié les schémas d'apparition des maladies», explique Lee Young-gyu, virologue à l'Institut national des sciences végétales. «Par exemple, les maladies fongiques transmises par le sol, comme la pourriture des racines, qui provoque le flétrissement des choux, se répandent». L’institut de recherche spécialisé pour remédier à l'instabilité de l'approvisionnement en choux, spécialement créé par l'administration sud-coréenne, avertit que les zones propices à sa culture dans le pays pourraient disparaître d’ici à 2090 sans mesure prise contre le changement climatique.

Installation : le groupe Eureden va augmenter son soutien d’1M€/an

Dans la zone d’Eureden (3,3 Mds€ de CA, 1,3 Mt de collecte), près de 800 exploitations sont à céder chaque année. « Nous devons soutenir l’installation des jeunes et les aider financièrement, explique Serge Le Batz, président de la coopérative bretonne », interrogé par Agra Business à l’occasion du Space. L’an passé, une enveloppe de 1,5 M€ de subventions et de 1,5 M€ d’aides sous forme de prêts a été débloquée. Cela a permis l’installation de 200 nouveaux agriculteurs, toutes productions confondues : œufs, lait, porcs, bovins... « Mais nous devons encore accélérer la dynamique, reconnaît-il. C’est pourquoi le conseil d’administration a décidé d’augmenter les montants alloués. Pour les cinq prochaines années, ils vont passer à deux millions d’euros pour chaque poste : soit 4 M€ au total fléchés pour l’installation, contre 3 M€ actuellement. C’est un vrai enjeu pour notre coopérative et pour notre territoire. » Si tous les dossiers sont étudiés, tous ne sont pas acceptés. « L’idée est d’aider les projets en adéquation avec le marché, en donnant aussi la priorité à des contrats de filières : plus rassurants pour les banques », concède-t-il. Si la coopérative se donne, parfois, la possibilité d’entrer au capital des entreprises, elle précise toujours aussi, par écrit dans les contrats, sa date de sortie. (Anne Gilet)

Restauration collective : une demande de personnalisation chez les scolaires (sondage)

Un sondage Opinion Way vient d’être rendu public par Scolarest (groupe Compass), selon lequel les jeunes convives et leurs parents sont ouverts à des repas plus adaptés aux goûts et à l’appétit à la cantine. Cette étude réalisée en juin 2024 auprès des 6 à 18 ans et de leurs parents montre qu’un tiers des jeunes et un quart des parents souhaitent des portions plus réduites. Les enfants sont 46% à vouloir moins de légumes et 44% moins d’entrée. Quant aux parents, le vœu de produits de qualité est le plus exprimé (56%), suivi de plats au goût des enfants (53%) et de quantités adaptées à l’appétit (53% également). Le souhait de liberté de choix s’exprime surtout pour les enfants de 6e et plus âgés. Si le modèle traditionnel de restauration de midi est plébiscité par la moitié des parents, la flexibilité et la personnalisation des portions fait consensus (environ 9 parents sur 10). Le journal spécialisé Restauration collective rapporte que Scolarest expérimente des solutions tenant compte de ces souhaits, mentionnant Antony (Hauts-de-Seine), où l’on teste la flexibilité, et Pruillé-le-Chétif (Sarthe), où les parents d’élèves du groupe privé Saint-Joseph-La-Salle choisissent une formule le jour-même.

Négoce: Antonin Tiolet Perret rejoint l'entreprise familiale au sein d'un nouveau pôle

Antonin Tiolet Perret a, début septembre, rejoint le négoce familial présidé par son père Bernard, au poste de directeur de marché EVHP (Espaces verts, horticulture, pépinière), Lisa (Libre-service agricole) et chef de projet RSE. Son arrivée signe la création d’un nouveau pôle d’expertise EVHP et Lisa au sein du groupe Perret (260 M€ de CA, 60 000 t de collecte). Antonin dirigera une équipe composée de Pierre Cohard, acheteur EVHP/ Lisa et de Tifany Ramon, son assistante. En plus de développer cette activité, Antonin Tiolet Perret aura celle d’établir un cadre clair pour la CSRD, la directive sur les rapports de durabilité des entreprises. La parution d’un premier rapport est prévue en 2026.

Coopératives: Carine Maret nommée responsable RSE de la coopérative Le Gouessant

Carine Maret, directrice de l’Ufab, l’Union française d’agriculture biologique, depuis 2012, occupe désormais également le poste de responsable RSE au sein de la coopérative Le Gouessant (22). Une fonction qu’a souhaité mettre en place la direction pour accompagner les changements de modèle à venir.

Alimentation animale: Patrice Regnault devient directeur commercial de Sol'eil

Patrice Regnault est, depuis le début du mois, directeur commercial de la société Sol’Eil, l’entité créée il y a un an entre Sanders (filiale d’Avril) et le négoce Gaudin Solutions pour commercialiser des solutions innovantes destinées aux ruminants : aliments, produits nutritionnels, diététiques et d’hygiène. Une nomination qui va permettre de poursuivre la conquête du marché sur les départements d’Ille-et-Vilaine, Morbihan et Côtes-d’Armor. En un an, l’équipe commerciale est passée de six à 10 personnes.

Agrivoltaïsme: Yann Lamy devient chargé d'affaires agricoles en région chez Ombrea

Yann Lamy, directeur opérationnel de Négoce Expansion depuis mai 2022, a quitté ses fonctions. Il est, depuis le 2 septembre, chargé d’affaires agricoles pour la région Nord-Ouest chez Ombrea, le centre d’expertises des agri-énergies du groupe TotalEnergies. Négoce Expansion, qui accompagne les négociants dans les évolutions de leurs entreprises au sein de groupes de réflexion, est en cours de recrutement pour le remplacer. Cette structure est présidée par Etienne Armbruster, directeur du négoce éponyme implanté à Colmar (68).