Négociations commerciales : 33 M€ d'amende contre la centrale d'achat européenne d'E.Leclerc
La centrale d’achat européenne Eurelec, dont font partie E. Leclerc, Rewe et Ahold Delhaize, a été sanctionnée par le DGCCRF (fraudes) d'une amende de 33,5 millions d'euros pour n'avoir pas respecté la date limite fixée pour boucler les négociations commerciales avec certains fournisseurs français, soit le 1er mars 2025. La répression des fraudes a relevé « 70 manquements à son obligation de signature des conventions conclues avec ses fournisseurs français au plus tard le 1er mars 2025 », selon un communiqué publié sur son site internet le 16 février. Elle rappelle que, « dès lors que la négociation commerciale porte sur des produits destinés à une commercialisation en France, et quel que soit le droit du contrat, les accords sont soumis aux dispositions du titre IV du livre IV du code de commerce. Ce n’est pas la première fois qu’Eurelec est sanctionnée par la DGCCRF. Elle avait déjà écopé d'une amende record de 38 millions d'euros en 2024 pour des motifs similaires, quatre ans après une précédente amende de 6,34 millions d'euros. Cette nouvelle sanction intervient alors que les négociations commerciales entrent dans leur dernière ligne droite et que les centrales d’achat européennes sont régulièrement mises en cause pour contourner les lois françaises.
Grande distribution : le chiffre d’affaires d’E. Leclerc a progressé de 2,4% l'an passé
Le chiffre d’affaires d’E. Leclerc a augmenté de 2,4% en 2025 par rapport à 2024 pour atteindre 51,1 milliards d’euros, a-t-il annoncé le 16 février. En 2024, le chiffre d'affaires du premier distributeur de France (24,4% de parts de marché) avait augmenté de 2,6% pour atteindre 49,9 milliards d'euros. « L'écart avec nos concurrents se resserre, mais ils ne sont pas près de nous rattraper », a estimé dans Les Echos le président du comité stratégique des centres E. Leclerc, Michel-Edouard Leclerc. E. Leclerc a notamment vu ses marques distributeur grimper de 1,9% l'an dernier pour atteindre 12,1 milliards d'euros, essentiellement dans l'alimentaire. Par ailleurs, « nous avons identifié un potentiel de 600 magasins de proximité que l'on ouvrira d'ici à 2030», a relaté aux Echos Michel-Edouard Leclerc, évoquant l'existence actuelle d'une centaine de E. Leclerc Express, avec « différents formats, qui vont de 300 à 1000 m2 ». Sur leurs objectifs pour 2030, « cela inclut des grandes métropoles - Paris n'est pas forcément notre priorité, car les espaces sont rares et très disputés ». « Il faut ajouter les centres-villes délaissés, les petites villes, mais aussi les villages. Pour ces derniers, les drives piétons et les camions E. Leclerc se révèlent une très bonne option », a-t-il ajouté.
Lait : Les Maîtres laitiers du Cotentin changent de nom pour leurs 40 ans
Les Maîtres laitiers du Cotentin ont annoncé une série de nouveautés afin de mieux se faire connaître à l’occasion des leurs 40 ans. Si la dénomination Les Maîtres laitiers du Cotentin reste le nom officiel de la coopérative, le groupe coopératif adopte le nom Les Maîtres laitiers, avec un nouveau logo. Le groupe rassemble les activités de la coopérative (collecte et transformation), la distribution (filiale France Frais) et la holding Evoling (camembert Réo, Yéo Frais, etc.). A cette occasion, le groupe coopératif sera pour la première fois présent au Salon international de l’agriculture qui ouvre ses portes le 21 février, en voulant souligner son rôle essentiel en termes de souveraineté alimentaire. Nous représentons « un modèle coopératif indépendant, détenu par les producteurs et structuré sur l’ensemble de la chaîne alimentaire. Un modèle unique car différent, capable de contribuer durablement à la souveraineté alimentaire française », affirme Valérie Blandin, présidente du groupe Les Maîtres Laitiers, reprenant ainsi la nouvelle signature de du groupe : Nous sommes uniques car nous sommes différents. Les Maîtres laitiers ont collecté 600 millions de litres de lait en 2025 (+2,4% vs2024) et ont réalisé 2,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
Blé : la variété hybride de Syngenta sera disponible pour les semis 2026
Dans un communiqué du 16 février, le groupe Syngenta a confirmé qu’une de ses variétés de blé tendre hybride sera disponible sur le marché français pour les semis 2026. Fruit de plus de quinze ans de travaux de recherche, il s’agit de la variété X-Terra. Syngenta précise que cette dernière a été créée afin d’aider les agriculteurs à s’adapter au changement climatique. « En améliorant la stabilité du rendement, la résilience au stress et la performance agronomique globale, X-Terra soutient la transition vers une production de blé plus durable et efficace tout en aidant à optimiser l'utilisation d'intrants clés », relate le communiqué. La variété dispose également d’une résistance à la septoriose. Afin d’optimiser « l’effet hétérosis du blé hybride », le groupe chinois assure collaborer « étroitement avec les agriculteurs pour améliorer les conditions sur le terrain et maximiser la capacité de la culture à prospérer ». Pour rappel, Syngenta avait déjà annoncé l’inscription, en France, de ses premières variétés de blé hybride au catalogue officiel début 2025. Saaten-Union a été le premier à avoir lancé des variétés hybrides dans l’Hexagone.
Bière : la Brasserie du Pays Flamand a nettement augmenté sa production en 2025
Dans un communiqué du 16 février, la Brasserie du Pays Flamand, basée dans les Hauts-de-France et qui fête ses 20 ans, a annoncé une augmentation de sa production annuelle de bière en 2025 de 25% en volume. L'entreprise souligne que cette performance a été accomplie dans un contexte de marché en berne, comme l’a rappelé il y a quelques jours l’organisation représentant le secteur en France, Brasseurs de France. Pour expliquer sa réussite, la Brasserie du Pays Flamand met en avant le succès de sa bière sans alcool, son produit Kombucha Noko (boisson bio), dont les ventes ont doublé en 2025. La société signale également les bonnes performances de sa marque emblématique, l’Anosteké, qui a connu « des pics de consommation notables » en 2025. L’entreprise attribue aussi ses bons résultats au rapprochement entrepris avec Kronenbourg en 2024. Elle a par ailleurs annoncé un investissement de 25 M€ en vue d’agrandir encore ses capacités de production. Plus en détail, elle prévoit d’étendre son site de Merville de 6 000 m². Les travaux commenceront courant 2026. Cette extension permettra de quadrupler la production du site à un horizon non encore déterminé, rapporte le communiqué.
Protéines issues de fermentation : l’allemand MicroHarvest passe à l’échelle industrielle
Coopératives : Oxyane recrute son directeur du pôle agricole
Le groupe Oxyane recrute le futur directeur de son pôle agricole : un poste occupé jusque-là par Hugo Excoffier, manager de transition, arrivé il y a quelques mois dans la coopérative de l’Isère. Ce dernier devrait rester dans l’entreprise jusqu’à l’été, après l’arrivée de la nouvelle recrue. Pour rappel, Oxyane (735 M€ de chiffre d’affaires consolidé, 5500 adhérents et 1795 salariés) est organisé autour de cinq directions - agricole, œuf, retail jardinerie, nutrition animale et énergies renouvelables – rattachées à la direction générale, assurée depuis le 1er juillet 2025 par Benjamin Latte. Le pôle agricole, qui regroupe l’agrofourniture (produits et services), la valorisation de la collecte (857 200 t) et l’accompagnement dans la conduite des exploitations, pèse 339 M€ de chiffre d’affaires dont 137,7 M€ en agrofournitures. (Anne Gilet)