Agra Business | Bayer, Timac Agro, Nasta/First Mate, Havea, Invivo, Euralis

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Roundup: Bayer annonce un accord jusqu'à 7,25 Md$ pour régler les litiges «actuels et futurs»

Monsanto, filiale du géant allemand de l’agrochimie Bayer, a annoncé le 17 février la conclusion aux Etats-Unis d’un accord allant jusqu’à 7,25 milliards de dollars couvrant les plaintes «en cours et futures» liées à son herbicide au glyphosate, le Roundup. L’accord, soumis à l’approbation d’un tribunal américain de Saint-Louis, dans le Missouri, prévoit des versements plafonnés et dégressifs sur 21 ans, a précisé Monsanto dans un communiqué. «Au lieu de passer des décennies dans des conflits judiciaires, nous choisissons de recentrer l’entreprise sur sa véritable mission», a déclaré Bill Anderson, PDG de Bayer, vantant un choix «en faveur de la rapidité et de la maîtrise», lors d’une conférence de presse.Cet accord offre à l’entreprise une porte de sortie après une avalanche de procès liés à son herbicide controversé. Arrivé en 2024 à la tête de Bayer, le dirigeant américain avait promis de «contenir significativement» les litiges d’ici fin 2026. Avec l’accord annoncé, «la majorité des affaires admissibles, actuelles et futures» sont couvertes, a-t-il assuré. Mais pour y faire face, Bayer va rehausser de 4 milliards d’euros, à 11,8 milliards, son enveloppe de provisions, déjà volumineuse, pour les litiges visant le Roundup.

Engrais : Timac Agro France recherche 80 attachés technico-commerciaux pour 2026

Dans un communiqué du 17 février, Timac Agro France, producteur de fertilisants et filiale du groupe Rouiller, a annoncé recruter 80 attachés technico-commerciaux sur l’ensemble du territoire français en 2026. L’entreprise souhaite accompagner l’évolution de l’agriculture hexagonale, marquée « par l’agrandissement des surfaces agricoles utiles (SAU) », des enjeux agronomiques et zootechniques de plus en plus pressants, et des objectifs de durabilité de plus en plus exigeants. Elle espère également renforcer son maillage territorial. En matière de profils recherchés, la société ne ferme guère de porte. « Nous sommes ouverts aussi bien à des profils experts qu’à des talents à fort potentiel que nous aurons plaisir à accompagner », s’exprime Mathieu Roignant, responsable du développement RH chez Timac Agro France. Les candidats se verront proposer une formation express de trois semaines. Piloté par les services marketing et ressources humaines du groupe, la formation se déroule sur le campus de Saint-Malo. Elle combine « immersions terrain et apports théoriques en agronomie ou zootechnie ».

Petfood : Nasta acquiert FirstMate au Canada pour mieux vendre aux Etats-Unis

Nasta Petfood, fabricant français de croquettes et pâtés premium pour chiens et chats, a annoncé le 17 février sur Linked’In avoir fait l’acquisition du Canadien FirtsMate, opérant également sur le créneau du haut de gamme, unissant ainsi deux sociétés familiales. Selon l’article des Echos du même jour, le Français compte ainsi renforcer sa présence aux Etats-Unis dans un contexte de hausse des droits de douane américains. Ce marché estimé à 120 milliards de dollars représente la moitié des ventes mondiales d’aliments pour animaux de compagnie et Nasta y réalise sa meilleure croissance. Nasta anticipe 200 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2026 grâce à cette croissance externe. Le fabricant, né en 2024 de l’union entre le Français Codico et les Italiens Sanypet et Natural Line, produit annuellement 36 000 tonnes d’aliments par an dans son usine du Tarn et ses deux usines italiennes. FirstMate en produit 13 000 tonnes au Canada. Ce sont deux acteurs de taille intermédiaire du petfood, face aux géants que sont Purina (groupe Nestlé) et Mars Petcare. Ce marché en pleine expansion laisse de la place aux acteurs innovants, selon le consultant NutriMarketing qui lui consacre sa nouvelle étude. 

Compléments alimentaires : Havea vise 10 M$ de chiffre d’affaires aux USA (presse)

Havea, leader des compléments alimentaires en France, a franchi le million de dollars de ventes aux Etats-Unis et compte désormais d'atteindre les 10 millions d'ici à la fin de l'année, selon les Echos. « Les Etats-Unis représentent un relais de croissance très important à moyen terme, c'est un marché très en avance du côté de la digitalisation et des nouvelles tendances de consommation, un laboratoire où l'on pourra tirer des leçons de notre expérience pour accélérer notre développement en Europe », explique Nicolas Brodetsky, le patron d'Havea. Pour se lancer à l’assaut de ce nouveau marché, Havea s’appuie sur Bears with Benefits, une entreprise acquise en 2022, avec « une image plus grand public et une distribution pensée dès le départ en direct avec le consommateur via Internet. » Elle bénéficie d’un contexte porteur grâce à la politique du ministre de la Santé Robert F. Kennedy en faveur d’un mode de vie plus sain et qui profite aux produits européens, jugés sûrs. Havea, « détenu par le fonds BC Partners a réalisé environ 400 millions d'euros de chiffre d'affaires l'an dernier, majoritairement en France. Il revendique plus de 10 % de croissance organique ces deux dernières années avec ses marques Biolane, Aragan, Vitavea ou encore Biocyte », rappellent les Echos.

Agrofournitures : Sofiprotéol annonce l’octroi d’un financement à InVivo

Dans un communiqué du 17 février, Sofiprotéol, bras financier du groupe Avril, a annoncé un apport de fonds propres de long terme au groupe InVivo, dont le montant n’a pas été divulgué. « Cette opération vient en complément et à horizon plus lointain du refinancement de la dette » de l’union de coopératives annoncé en septembre dernier, précise le service communication de Sofiprotéol. Pour rappel, le montant de ce refinancement s’élève à 2,2 milliards d’euros, et inclut des objectifs RSE : réduction des émissions carbone, développement d’offres à impact environnemental etc. Via l’apport de ces fonds, « Sofiprotéol accompagne un des leaders français de la structuration des filières blé et orge », relate le communiqué. Plus en détail, l’opération doit notamment participer au rebond des filières grandes cultures, actuellement en souffrance dans un contexte de prix bas et de réglementations de plus en plus exigeantes. Elle s'inscrit par ailleurs « en cohérence avec l'étude « Résilience Agricole » dévoilée fin 2025 à laquelle InVivo et Sofiprotéol ont participé », ajoute le communiqué.

Pomme de terre : Noriap sécurise un débouché avec Burger King

Dans un communiqué du 17 février, le groupe coopératif Noriap basé dans les Hauts-de-France a annoncé son engagement dans le projet Marianne avec l’acteur de la restauration rapide Burger King, afin de renforcer la filière de pomme de terre locale. Pour rappel, le projet en question a pour but de rapprocher les acteurs de l’amont et de l’aval, afin de sécuriser des débouchés pour les producteurs et d’apporter davantage de traçabilité. Plus en détail, le groupe coopératif s’engage à fournir, à titre exclusif, les matières premières qui serviront à produire la « Gaufrette fries », proposée dans plus de 200 restaurants Burger King. Afin d’approvisionner l’aval, Noriap indique s’appuyer notamment sur ses infrastructures de stockage, à savoir son site de Socx, basé dans le Nord, afin de préserver la qualité des pommes de terre. L’opération s’inscrit dans la stratégie globale de la coopérative à horizon 2030 lancé en janvier 2025, et intitulé Nouvelle Ère 2030. Elle vise notamment à structurer une nouvelle filière régionale de production de frites françaises destinées à la restauration.

Maïs/agriculture regénératrice : Euralis se lance dans le programme de Tate & Lyle

Dans un communiqué du 17 février, le groupe coopératif Euralis, basé dans les Pyrénées-Atlantiques, a annoncé sa participation au programme européen de développement de l’agriculture régénératrice instauré par le groupe agroalimentaire britannique Tate & Lyle. Via notamment des solutions digitales, Euralis vise la mise en place de pratiques culturales plus durables par ses producteurs de maïs waxy (maïs dont l’amidon est composé à 100 % d’amylopectine, contre 75 % pour un maïs standrad, permettant sa valorisation en alimentation humaine). Parmi ces pratiques, on retrouve le non-labour, l’utilisation de couverts végétaux ou encore la réduction du recours aux fertilisants de synthèse. Les données sont enregistrées par Euralis, qui les transmet à Tate & Lyle. Une fois traitées, le groupe britannique attribue une prime aux agriculteurs, variant en fonction de leurs résultats. Franck Camet-Lassalle, responsable grands comptes au pôle agricole d’Euralis, déclare dans le communiqué que « notre ambition pour la campagne 2026 est d’atteindre 2 000 hectares sous contrat avec 75 producteurs de maïs waxy durable ». En France, deux autres organismes stockeurs ont déjà intégré le programme développé par Tate & Lyle : Armbruster Grandes Cultures et Maïsadour, relate le communiqué.

Vin : un projet de plateforme de woofing viticole lauréat du concours Vinventions

Un projet de plateforme de woofing viticole a remporté le concours Tomorrow wine du spécialiste des solutions de bouchage Vinventions. Baptisé Terroir nomad, il bénéficie d’une bourse de 10 000 euros et d’un accompagnement au sein de l’incubateur Bernard Magrez Start-up win. Une étudiante de l’école de commerce Kedge Bordeaux, Mariia Nikandrova, en est à l’origine. Son projet est de bâtir une plateforme digitale facilitant l’organisation de séjours en bénévolat dans des domaines viticoles, par la mise en relation d’exploitations et de jeunes de 18 à 35 ans. Le précédent lauréat Barélo, application de recommandation de cuvées, poursuit son développement au sein de l’incubateur Bernard Magrez Start-up win, signale le communiqué de Vinventions. Cette année, Tomorrow wine soutient par ailleurs le projet Second cru, une infusion à partir de marc de raisin qui se positionne comme alternative sans alcool. Le projet bénéficie d’un accompagnement de six mois au sein du même incubateur à Bordeaux (Gironde).

Distribution : des résultats 2025 mitigés pour Carrefour

Carrefour a annoncé le 17 février des résultats en demi-teinte pour son exercice 2025. L’année dernière, Carrefour a fait progresser son chiffre d’affaires atteignant 91,5 milliards d’euros, en hausse de 2,8 % à périmètre comparable. Mais la rentabilité du numéro deux français de la grande distribution s’est dégradée : son résultat opérationnel courant (ROC) est de 2,1 milliards d’euros vs. 2,3 milliards d’euros en 2024, incluant -120 millions d’euros liés à la consolidation et à l’intégration de Cora et Match et un fort effet de change négatif de -102 millions d’euros. Le ROC progresse en France et en Europe, mais baisse en Amérique latine à cause des effets de change défavorable (ROC stable à changes constants). « En 2025, Carrefour a réalisé une performance solide avec une amélioration notable en France et en Espagne et des conditions de marché plus difficiles au Brésil », a déclaré Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, soulignant « l'atteinte d'une marge opérationnelle de 3% en France sur notre périmètre historique ». En 2025, Carrefour a intégré Cora et Match en France, lancé la centrale d’achat européenne Concordis et réalisé le rachat des parts des actionnaires minoritaires de Carrefour Brésil. Le distributeurs s'est aussi retiré d’Italie et a annoncé début 2026 la vente prochaine de Carrefour Roumanie. 

Sucrerie : Christophe Croison prend la direction du site de Fontaine-le-Dun (Cristal Union)

Christophe Croison est, depuis début février, le nouveau directeur de la sucrerie de Fontaine-le-Dun, le site de production de Seine-Maritime du groupe Cristal Union. Christophe Croison succède à Patrice Petit qui, après dix ans à ce poste, a fait valoir ses droits à la retraite. Arrivé chez Christal Union en 1998, Christophe Croison a occupé différentes fonctions dont celle, depuis avril 2024, de responsable exploitation et logistique industrielle pour le site de Bazancourt dans la Marne. (Anne Gilet)