Agra Business | Bel, C'est qui le patron ?!, Limagrain et Clarebout

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Produits laitiers : Bel prend une participation dans une filiale de l'indonésien Garudafood

Bel a annoncé le 5 octobre l’acquisition d’une participation de 22,5 % au capital de Mulia Boga Raya (MBR), « leader du fromage en Indonésie » et connu pour sa marque phare Prochiz, selon un communiqué. MBR est une filiale de Garudafood, qui demeure l’actionnaire majoritaire. MBR commercialise du fromage râpé, en tranches et à tartiner, et détient un tiers du marché du fromage en Indonésie. « Bel et Garudafood travailleront ensemble à élargir la pénétration du fromage en Indonésie, à stimuler la croissance de la catégorie et à développer des innovations sur-mesure répondant à l’évolution des goûts des consommateurs », peut-on lire. Grâce à ce partenariat, Bel entend mieux « naviguer dans les complexités de la chaîne d’approvisionnement et des environnements protectionnistes ». Bel est déjà présent dans le pays comme un acteur de niche en diffusant des marques comme Bel Cube et La Vache qui rit. Le renforcement de la position de Bel en Indonésie complète son implantation en Asie. « Bel est aujourd’hui un leader du fromage au Vietnam, en Inde et en Chine, trois pays parmi les plus peuplés et les plus porteurs d’Asie, tout en conservant de fortes positions au Japon et en Corée. »

Produits laitiers : C’est qui le patron ?! lance une raclette « solidaire »

La coopérative C’est qui le patron ?! (CQLP) organise le 9 octobre à la laiterie d’Entrammes (Mayenne) le lancement de son dernier produit, une raclette. Le fromage biologique (logo AB) confectionné par la laiterie à partir de lait cru, est estampillé Spécialité traditionnelle garantie (STG) lait de foin. Les vaches sont nourries essentiellement d'herbe fraîche et de légumineuses en été et de foin en hiver, sans aliments fermentés ni OGM. Les producteurs sont rémunérés 590 €/1 000 l. Ce fromage permet « de sauver 32 familles d’éleveurs et 22 emplois de la fromagerie », explique Nicolas Chabanne, président de CQLP, qui ne dévoile pas d’objectif chiffrés pour ce nouveau produit dont les ventes sont saisonnières. Carrefour et Franprix sont les deux premières enseignes à avoir référencé le produit. Après l’emmental, la raclette est le dernier né des produits laitiers lancés cette année par CQLP. La coopérative, dont les ventes en magasins ont atteint 127 M€ en 2024 (+10,6 % par rapport à 2023), réalise « environ 80 % de son activité avec les produits laitiers », selon son président. 71,5 Ml de lait ont été vendus en 2024 sous la marque CQLP.

Abattoirs/porcs : une procédure contradictoire s’engage pour l’outil de Saint-Céré (Lot)

L’abattoir multi-espèces de Saint-Céré, partiellement suspendu fin septembre, dispose d’un délai de dix jours pour initier une procédure contradictoire à la suppression d’agrément engagée pour l’abattage de porcs, informent les présidents FDSEA et JA du Lot dans un communiqué le 6 octobre, faisant suite à une rencontre en fin de matinée avec la préfète du Lot. « Un travail est engagé », soulignent auprès d’Agra Presse les syndicats majoritaires, qui demandent un délai supplémentaire de vingt jours. Une réunion doit se tenir ce mardi avec l’ensemble des parties prenantes. « Les grands abatteurs du territoire ont été sollicités pour apporter leur expertise technique aux propositions en cours », précise le communiqué. Craignant une fermeture de l’outil, les quatre syndicats agricoles (FDSEA, JA, Coordination rurale, Confédération paysanne) avaient mobilisé les éleveurs de porcs, de bovins et d’ovins devant la préfecture de Cahors. « Il y avait du monde et des tracteurs, des éleveurs du Lot et aussi de Corrèze et du Cantal », précise la CR du Lot à Agra Presse. La préfecture du Lot avait enjoint par notification du 27 septembre l’abattoir de suspendre son activité porcine après que la Force d’intervention nationale des abattoirs (Fina) avait relevé des non-conformités.

Céréales/légumineuses : Limagrain investit 27 M€ sur le site d’Ennezat-Saint-Ignat

Dans un communiqué du 6 octobre, le groupe coopératif et semencier Limagrain – et plus précisément sa filiale Limagrain ingrédients – annonce un investissement de 27 M€ dans l’un de ses sites de production auvergnats. Le projet comprend la création d’une nouvelle ligne d’extrusion destinée à la production de protéines végétales texturées et de farines fonctionnelles, à partir de céréales et de légumineuses, pour un montant de 15 M€, sur le site d’Ennezat-Saint-Ignat (Puy-de-Dôme), auquel s’ajoute une extension du moulin à blé, pour 12 M€. L’État a de son côté fourni une aide de 1,46 M€ via France 2030 pour la nouvelle ligne de production, déjà fonctionnelle. Concernant cette dernière, les matières premières traitées sont le blé, la féverole, l’avoine, le pois, le tournesol et la lentille. L’objectif est de proposer des ingrédients contenant des taux de protéines d’au moins 50 % pour divers aliments de la grande consommation. « L’ambition est à terme de commercialiser jusqu’à 4 300 t/an de protéines végétales texturées », indique le groupe Limagrain. Sept emplois ont été créés pour ce projet. Du côté du moulin à blé, inauguré en septembre 2022, 23 silos de blé, quatre silos de farine et quatre silos de coproduits ont été créés.

Frites surgelées : un mouvement de grève ralentit la production de Clarebout

Selon le média belge RTBF, les salariés du fabricant belge de frites surgelées Clarebout ont initié un mouvement de grève le 2 octobre, toujours en cours le 6 octobre, dans l'ensemble des usines basées en Belgique et en France, ralentissant leur production. Dans le détail, ils jugent la prime proposée par la direction, de 500 euros, insuffisante au vu des efforts consentis pour développer l'entreprise. Les 500 euros distribués aux employés sont à mettre en perspective avec le rachat du groupe belge par l'américain Simplot durant l’été 2025. Une opération qui devrait être finalisée en fin d’année ; son montant précis est inconnu, mais se compterait en milliards d’euros, d’après les salariés. « Les travailleurs veulent une prime. Ils ont contribué à bâtir l'entreprise », s’est exprimé auprès du média Marie-Line Colin, une employée du syndicat FGTB Horval (syndicat belge classé à gauche). Le groupe Clarebout emploie environ 3 000 personnes, qui travaillent dans les sites de Dunkerque (France), Neuve-Église (Belgique-Flandre occidentale), Warneton (province de Hainaut, l’usine la plus importante) et Mouscron (Hainaut). Pour rappel, Clarebout était par ailleurs accusé début 2025 par les producteurs français de pommes de terre de revenir unilatéralement sur ses engagements d’achats.

Bière : le japonais Asahi reprend sa production après une vaste cyberattaque

Le mastodonte japonais des boissons Asahi, connu pour sa bière, a annoncé le 6 octobre la reprise de l'activité dans ses brasseries au Japon, après une cyberattaque qui a paralysé sa production pendant plusieurs jours et alimenté le spectre de ruptures de stocks. Cette attaque électronique survenue le 29 septembre avait entraîné une « panne système » et la suspension des commandes et expéditions de ses boissons (dont sa bière vedette Asahi Super Dry) sur le marché nippon, grippant par ricochet sa production. Même si cette panne système n'a pas encore été résolue, Asahi Group Holdings a pu redémarrer ses six usines de bière au Japon dès le 2 octobre en recourant à des moyens de fortune, a déclaré une porte-parole de l'entreprise à l'AFP. « Nous étudions actuellement l'ampleur de l'attaque et son impact », a-t-elle ajouté, se refusant à livrer des détails sur la façon dont l'entreprise y répondait. Les capacités de production d'Asahi dans ses trente usines japonaises (dont les six brasseries), n'a pas été directement affectée par la panne système, mais l'activité avait dû y être interrompue en raison du blocage de l'activité normale du groupe. La paralysie d'Asahi avait temporairement alimenté la semaine dernière la crainte de pénuries de bières dans certains magasins de l'archipel.

Restauration/alimentation durable : Sodexo soutient Eat, Newrest le Giverny

Le géant mondial de la restauration collective Sodexo s’est illustré en partenaire de Eat lors du forum de l’organisation mondiale pour la transformation alimentaire, à Stockholm les 3 et 4 octobre. En vertu d’un « partenariat exclusif » avec Eat annoncé la veille du forum, le groupe a préparé les repas de l’événement. Par la suite, il développera des concepts de restauration inspirés du rapport EAT-Lancet 2.0, qui plaide pour une alimentation très peu carnée. La p.-d.g. Sophie Bellon a notamment présenté au Forum le cas d’un client d’envergure ayant réduit son empreinte carbone de 1,5 kg CO₂e à 0,6 kg CO₂e par assiette en l’espace de quatre ans. De son côté, Newrest, acteur international de la restauration hors foyer, notamment en vol, a annoncé par communiqué le 6 octobre qu’il soutient financièrement le prochain forum Giverny pour l’alimentation durable (le 8 octobre à Paris). Organisé par le Cercle de Giverny avec Mondelēz, Pact'Alim ou encore le SNRC (restauration collective), cCet évènement regroupera des décideurs publics, dirigeants d’entreprises, experts, ONG et acteurs institutionnels pour échanger sur la construction d’« un modèle alimentaire plus équitable, durable et capable de s’adapter aux chocs climatiques, sanitaires et économiques ».

Chocolat : en Suisse, la famille Jacobs chercherait à quitter Barry Callebaut

La famille Jacobs chercherait à se désengager du géant des produits cacaotés Barry Callebaut, selon une dépêche de Bloomberg du 3 octobre. Cet actionnaire historique de la société ne serait pas arrivé à ses fins en raison du prix et des « incertitudes liées aux matières premières ». Les discussions auraient eu lieu avec le fonds d’investissement CVC, mais ni le fonds ni la famille Jacobs ni Barry Callebaut n’ont voulu commenter ces informations. La famille Jacobs a été majoritaire au capital de Barry Callebaut, mais ne détient aujourd’hui plus que 31 %. La société a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 10,5 milliards de francs suisses en 2023-2024, ce qui fait d’elle le numéro un mondial des produits à base de chocolat et de cacao. Barry Callebaut est confronté à de fortes hausses des prix du cacao, à un endettement élevé et à une demande fluctuante. L’action à la Bourse de Zurich est d’ailleurs malmenée par les investisseurs. Au printemps, elle a chuté d’un quart de sa valeur en une seule séance, conséquences de ventes revues à la baisse en raison de la hausse des prix de cacao.

Bio/distribution : Biocoop lance un programme de cashback avec la néobanque Green-Got

Récupérer quelques euros à chaque utilisation de sa carte bancaire chez le commerçant : un programme de cashback est lancé par le leader de la distribution bio spécialisée Biocoop avec la néobanque écoresponsable Green-Got. « Dès le mois de septembre, chaque achat réalisé dans l’un des 740 magasins du réseau Biocoop permet aux titulaires d’un compte premium Green-Got de bénéficier d’une remise de 4 % », annoncent-ils le 6 octobre dans un communiqué commun. Le gain de pouvoir d’achat mensuel est estimé entre 15 et 20 € par mois, sur une base d’un panier de courses alimentaires d’environ 400 € mensuels.