Horticulture/fruits et légumes : Fleuron d’Anjou prépare un tournant stratégique
Réunis en assemblée générale le 12 décembre, les adhérents de la coopérative Fleuron d’Anjou ont validé plusieurs orientations stratégiques, notamment la création d’une nouvelle branche approvisionnement, qui vise à concentrer les achats d’intrants (poterie pour l’horticulture, substrats, énergie). L’assemblée a acté l’engagement des adhérents à s’approvisionner à hauteur d’au moins 50 % de leur matériel auprès de la coopérative. Arrivé début septembre, le nouveau directeur général, Christophe Février, souhaite poursuivre une réflexion plus large sur la stratégie de la coopérative, lancée début 2026. Sur le plan économique, Fleuron d’Anjou enregistre un chiffre d’affaires de 55,3 M€, en hausse de 1,8 %, porté par la remontée de l’activité fruits et légumes et la forte accélération de l’activité mâche, relancée il y a deux ans, et qui constitue désormais 15 % du chiffre d’affaires de la filière légumes. Le résultat d’exploitation repasse dans le vert à 26 000 €, contre –172 000 € un an plus tôt, malgré des charges de mécanisation et une inflation salariale persistante. « Notre capacité d’autofinancement est passée de 608 000 euros à quasiment 1,5 M€, a indiqué Christophe Février. Nous allons pouvoir positionner des investissements matériels, car nos emprunts liés à la crise du Covid seront bientôt soldés. » (Elena Blum)
Coopératives : exercice stable et nouvelle trajectoire stratégique pour Bourgogne du Sud
Bourgogne du Sud, qui tenait son AG le 12 décembre, clôt l’exercice 2024-2025 sur des résultats financiers globalement stables. Au 30 juin 2025, le chiffre d’affaires de la coop est de 268 M€ et celui du groupe 357 M€, des valeurs proches de celles de la campagne 2023-2024. Le résultat atteint 2,5 M€, un niveau comparable à celui de l’exercice précédent, tandis que le résultat consolidé s’établit à 3 M€, en retrait de 25 %. Après avoir pu reverser 1,8 M€ fin 2024, la coopérative a déclaré reverser 1,6 M€ aux adhérents cette année. La collecte a plafonné à 477 000 tonnes, en baisse de 12 % environ par rapport à l'exercice précédent. La campagne 2024-2025 marque un tournant stratégique avec la clôture de la feuille de route « Cap vers l’avenir » (2020-2025) et le lancement du plan ODISSEE 2030. Cette nouvelle stratégie, qui vise à renforcer la performance du groupe, s’articule autour de cinq axes, chacun porté par un binôme associant salariés et jeunes adhérents : optimisation, développement, innovation, simplification et engagement en matière de gouvernance et de ressources humaines. Lionel Borey, président de Bourgogne du Sud, a par ailleurs rappelé l’importance stratégique du réseau d’unions de la coopérative : Area, Cerevia, Logivia, Val Union BFC, Alliance BFC ou Altervia. (Elena Blum)
Coopératives: élevage et agroalimentaire sauvent les résultats de la Cavac
Lors d’un point presse le 8 décembre, la Cavac a annoncé une collecte de 857 000 t sur l’exercice 24/25, en retrait de 243 000 t sur un an. Dans un contexte climatique humide, Jérôme Calleau, le président de la coopérative vendéenne, évoque une année « très compliquée pour les rendements en céréales d’automne », et pour le maïs « des surcoûts de séchage et une longueur de collecte inédite ». Dans ce contexte particulier, la Cavac a néanmoins réussi à conserver un chiffre d'affaires constant à 1,375 milliard d’euros grâce aux résultats des activités d’élevage qui ont performé, hormis en canard. Le résultat net se chiffre lui à 3,2 millions, grâce à la plus-value lors de la vente de parts de l’entreprise Socopa pour le même montant. « C’est un exercice qui redonne du sens au modèle polyculture-élevage », estime le président. Un modèle qui concerne 70 % des adhérents de la coopérative. Face à la situation des prix en céréales, Jérôme Calleau assure que « beaucoup de producteurs cherchent des productions complémentaires » et se regardent vers l'élevage. « En agroalimentaire, nous avons fait de très bons résultats. Les filiales ont appuyé la résilience de la coopérative », souligne Olivier Joreau, le directeur général. (Tanguy Dhelin)
Bio : dans l'Ouest, la Cavac envisage de nouvelles installations
Après plusieurs années compliquées pour les filières en agriculture biologique, la Cavac fait part d’un retour à la normale et d’une situation apaisée. Un secteur qui a pesé pour 11,7 % du chiffre d'affaires de la coopérative pour l’exercice 24/25, et qui continue à le placer parmi les principaux acteurs français. « Il y a un rebond, nous sentons la reprise », analyse Olivier Joreau, le directeur de la coopérative. Sur le secteur des grandes cultures, il évoque un manque de blé français bio sur le marché. « Nous avons toujours cru que la bio serait là demain. Nous avons conservé nos capacités de production grâce au prix garanti au producteur sur trois ans », évoque-t-il. En trois ans, la Cavac a vu ses surfaces passer de 28 000 ha à 25 000 ha. Si la tendance se confirme, les élus et dirigeants envisagent dans un horizon de six mois à deux ans de reprendre les installations de jeunes agriculteurs en bio. Sur des marchés plus spécifiques avec des prix à la consommation plus impactants tels que le porc, Olivier Joreau constate là aussi un marché assaini, tout en restant prudent. La coopérative avait dû réduire la voilure sur sa production porcine bio lors de la crise du secteur et certains producteurs avaient été réorientés vers d’autres productions compatibles avec les bâtiments d’élevage porcin. (Tanguy Dhelin)
Protéine de lait in vitro : Armor Protéines (Savencia) lance une coentreprise avec un australien
Armor Protéines, filiale française du groupe Savencia, et productrice d'ingrédients laitiers de spécialité, a signé un accord pour lancer une coentreprise avec la start-up australienne All G (lire l’article complet dans Agra Innovation). Cette dernière utilise la fermentation de précision pour produire de la lactoferrine humaine et bovine « de haute pureté », note All G dans son communiqué du 10 septembre 2025. Cette protéine du lait à haute valeur ajoutée est utilisée en nutrition infantile, nutraceutique, soins personnels et thérapeutique. Dans le cadre de l’accord, All G, qui jusqu'à présent produisait ses ingrédients à l’échelle pilote, va pouvoir s'appuyer sur les importantes capacités de production d’Armor Protéines pour passer à l'échelle supérieure et atteindre rapidement « les marchés globaux ». L’inclusion de la lactoferrine humaine dans le partenariat ouvre aussi la voie à la création de laits infantiles « dont le profil protéique se rapproche de celui du lait maternel », note la start-up basée à Sydney. All G a déjà reçu la certification GRAS auto-déclarée pour le marché de la nutrition adulte aux États-Unis, ainsi que le feu vert pour le marché des soins personnels en Chine, et d’autres demandes sont en cours. (Irina Lafitte, Agra Innovation)
Plats préparés: Fleury Michon sanctionné pour pratique commerciale trompeuse
La DGCCRF (fraudes) a annoncé le 12 décembre que Fleury Michon avait accepté une amende transactionnelle de 100 000 euros pour pratique commerciale trompeuse. L’affaire est liée à une mention trompeuse sur plusieurs plats préparés fabriqués par le traiteur industriel vendéen. « En décembre 2024 le service CCRF de la DDPP de la Vendée a contrôlé la loyauté de la mention « sans additif » portée sur l’emballage du « Riz & porc aigre douce » appartenant à la gamme « WOK&GO » ainsi que sur trois autres références de cette même gamme fabriquées par la société Fleury Michon et commercialisées entre octobre 2023 et avril 2025 », précise la DGCCRF. Or les gaz d’emballage constituant l’atmosphère protectrice sont définis comme une catégorie d’additifs alimentaires, selon l’enquête des fraudes, qui a débouché sur un procès-verbal pour « pratique commerciale trompeuse » transmis au procureur de la République. « Avec son accord, une amende transactionnelle de 100 000 euros a été proposée à la société Fleury Michon qui l’a acceptée », rapporte la DGCCRF.
Sécurité alimentaire : offre conjointe Mérieux NutriSciences-Maarc sur la gestion de crise
Le laboratoire Mérieux NutriSciences et l’agence de conseil en communication Maarc ont annoncé le 11 décembre le lancement d’une offre « pour préparer les entreprises du secteur agroalimentaire à la gestion des risques sanitaires et à la protection de leur capital image ». Selon les deux partenaires, « l’offre se présente sous la forme d’un temps d’accompagnement dédié à l’évaluation et à la prévention des risques, avec des recommandations concrètes pour mieux répondre aux exigences techniques et réglementaires, renforcer les pratiques et outils de communication de crise, et préparer les collaborateurs clés (…) à la gestion des différentes parties prenantes en cas d’urgence. » « Tous les acteurs de l’agroalimentaire peuvent un jour endurer un fort risque commercial et réputationnel lié à un incident qualité », commentent Cyrille Arcamone, associé-fondateur, et Stanislas Barnett, associé et directeur du pôle crise et data intelligence chez Maarc. Cette nouvelle offre s’inscrit dans un contexte de recrudescence des retraits-rappels de produits. « En 2024, près de 6 rappels de produits ont été déclenchés par jour en France, dont plus de la moitié liée à des contaminations microbiologiques (Listeria, Salmonella, Escherichia coli…) », rappellent Mérieux NutriSciences et Maarc.
Boissons : Henrique Braun va remplacer James Quincey à la tête de Coca-Cola
Henrique Braun, actuel numéro 2 de Coca-Cola, prendra la tête du géant américain des sodas à partir du 31 mars, a annoncé le groupe dans un communiqué publié sur son site internet. Il succédera à James Quincey qui a tenu les rênes du groupe pendant près de neuf ans et deviendra président exécutif. En tant que directeur général, M. Braun se concentrera notamment sur «le rapprochement encore plus étroit de l’entreprise avec les besoins des consommateurs», ainsi que l’«exploitation de la technologie comme catalyseur de la performance et de la croissance», avance le communiqué. M. Braun travaille pour la marque depuis près de 30 ans, il est vice‑président exécutif et a été nommé directeur des opérations en 2025. «James [Quincey] continuera d’être très actif dans l’entreprise à travers son rôle de président exécutif», explique un administrateur indépendant de Coca-Cola, David Weinberg, cité dans le communiqué. Coca-Cola restait presque stable (+0,19%) dans les échanges électroniques avant l’ouverture de Wall Street vers 7H20 GMT. Lors de la publication, fin octobre, des résultats du troisième trimestre 2025, Henrique Braun avait notamment relevé des "pressions s’exerçant" sur les consommateurs les moins aisés en Amérique du Nord, lors d’un appel aux investisseurs. Pour y répondre, Coca-Cola propose de plus en plus de formats réduits de ses boissons, moins chers à l’achat, mais dont le prix est souvent plus onéreux lorsqu’ils sont rapportés au litre.