Pepsico s'associe à Soil Capital pour le colza en agriculture «régénérative»
Dans un communiqué paru le 21 octobre, PepsiCo annonce qu'il va travailler avec Soil Capital, start-up spécialisée dans le marché du carbone agricole, sur le «long terme» pour développer l’«agriculture régénérative» auprès des producteurs de colza en France, en Belgique, et au Royaume-Uni. Les deux entreprises visent un déploiement de ces pratiques sur 14 000 hectares pour les filières de Lay’s et Walkers, marques du groupe Pepsico. La start-up Soil Capital revendique 1800 agriculteurs suivant son programme d'«agriculture régénératrice», associé à des crédits carbone. En septembre, Pepsico et Unilever, ainsi que d’autres compagnies (dont les noms ne sont pas cités) ont annoncé le lancement d’une démarche en faveur de «l’agriculture régénérative», appelée « Step up for agriculture » (debout pour l’agriculture). Pepsico rappelle son objectif d’atteindre 10 millions d’acres (4 millions d’hectares) cultivés selon des méthodes durables à l’horizon 2030 dans le monde. Le Cese européen a proposé fin août une définition commune de l'«agriculture régénérative», une idée qui n'a pas convaincu les eurodéputés pour le moment.
Les Pays de la Loire signent un «pacte» sur la restauration avec Rosée des Champs
La coopérative ligérienne Rosée des Champs, spécialisée dans les légumes prêts à l’emploi dédiés à la restauration hors domicile, a signé le premier «pacte filières Ici, on cuisine ! », développé par les Pays de la Loire, annonce la région dans un communiqué de presse le 20 octobre. Cette initiative vise à favoriser et à améliorer de façon significative l’approvisionnement local dans les 110 services de restauration des lycées publics régionaux , en levant les freins bien connus en la matière (contraintes des marchés publics, difficultés logistiques, coûts et temps de gestion). « Nous travaillons depuis longue date à renforcer le lien avec les filières agricoles et agroalimentaires pour faciliter les approvisionnements locaux dans nos lycées. Ces pactes filières structurants signent la concrétisation d’une coopération consolidée », souligne Lydie Bernard, vice-présidente de la Région en charge de l'agriculture. Les pactes filière, appelés à être déployés dans les cinq départements des Pays de la Loire, associent producteurs, coopératives, industriels et distributeurs sélectionnés pour « leur ancrage territorial et leur capacité à répondre aux besoins spécifiques de la restauration collective ».
Chez Unéal, forte hausse des surfaces de colza, net recul de l’orge d’hiver
Alors que chez Unéal, dans les Hauts-de-France, les semis de céréales ont près de 15 jours d’avance avec 70 % des surfaces déjà semées, Maxime Thuillier, responsable de la collecte, estime que les surfaces de blé tendre devraient légèrement augmenter cette année. « Même si les cours ne sont pas très élevés, les agriculteurs se tournent vers cette culture, faute d’alternatives. Les légumes de conserve, les pommes de terre et la betterave perdent de leur attractivité. En pois de conserve par exemple, la demande des industriels est annoncée en retrait de 30 %. En pommes de terre, certains acheteurs n’hésitent pas à recaler des lots pour des défauts minimes afin de faire baisser les prix : les agriculteurs se retrouvent avec de la marchandise sur les bras. » En revanche, le grand gagnant de cette année, c’est le colza. « Les surfaces devraient progresser de 20 %, confie-t-il. Les rendements de l’an passé, de 50 q/ha en moyenne, ne sont pas étrangers à cet engouement.» Autre fait marquant de l’année : un nouveau recul des orges d’hiver. « Cette céréale devrait encore concéder près de 15 % de ses surfaces. Les agriculteurs ont du mal à la valoriser et face à la disparition de certains herbicides, dont le flufénacet, le nettoyage des parcelles devient un réel souci. (voir notre enquête) D’où le désengagement de certains producteurs. » (Anne Gilet)
Fermeture de l’usine de boîtes à camembert Cibem (presse)
Cibem vient d'annoncer la fermeture de son site de Saint-Pierre-en-Auge (Calvados) à la fin du premier semestre 2026, rapportent Les Echos le 20 octobre. Cette usine fabrique des boîtes à camembert en bois, et elle emploie 104 salariés. Cibem est une filiale du groupe SNEC (Société nouvelle d'emballage et de conditionnement) qui possède un autre site à Saint-Armand-de-Montmoreau (Charente), lequel serait épargné, selon le quotidien. Cibem explique son choix dans un communiqué : « La décision résulte d'une situation économique déficitaire persistante malgré les efforts constants déployés depuis la reprise du site en 2011. Les investissements industriels importants, de l'ordre de 25 millions d'euros, et les soutiens financiers réguliers, n'ont malheureusement pas permis de compenser une perte de compétitivité et une baisse continue des commandes ». La perte d'un important contrat avec Lactalis (propriétaire de SNEC), qui fabrique le camembert Président, serait aussi à l'origine de la décision, selon L'Usine Nouvelle. « Consciente de l'impact humain de ce projet, la direction s'engage à accompagner chaque salarié en proposant des solutions de reclassement en interne et en identifiant des opportunités externes », indique la direction.