Standing Ovation et Bel réussissent le passage à l'échelle industrielle
Standing Ovation et le groupe Bel ont annoncé le 20 octobre qu’ils ont réussi le passage à l’échelle industrielle de la production d’une protéine de lait issue de la fermentation de précision. « Après une phase d'optimisation, les premiers cycles de production industrielle ont démontré l'efficacité du procédé breveté de Standing Ovation à grande échelle », expliquent les deux sociétés dans un communiqué. Cette technologie offre « une alternative durable aux filières traditionnelles » et « un modèle de valorisation en circuit fermé », estiment-elles. Sans indiquer de volumes de caséines déjà produits, ni de calendrier pour une utilisation industrielle par de Bel, Standing Ovation indique qu’il se projette désormais vers « la montée en puissance progressive de la production pour une commercialisation élargie » et « l'accompagnement d'autres acteurs de la filière laitière vers cette démarche de valorisation circulaire et bas-carbone ». Standing Ovation fondée en 2020 et pilotée aujourd’hui par Yves Chardonnens prévoit de commercialiser sa protéine phare Advanced Casein aux États-Unis en 2026, après obtention des autorisations réglementaires. En 2022, le groupe Bel a acquis une part du capital de la société dont la caséine in vitro pourrait lui offrir une alternative aux caséines traditionnelles.
L'abattoir de Saint-Céré (Lot) est fermé pour trois mois
L’abattoir multi-espèces de Saint-Céré dans le Lot a été fermé pour trois mois le 16 octobre du fait du retrait de son agrément provisoire, mais les éleveurs usagers espèrent qu’il pourra rouvrir avant la fin de cette période, apprend-on auprès de la FDSEA et des JA du département. Dans un communiqué du 16 octobre, les présidents des deux syndicats rapportent que la préfète du Lot a reconnu la veille en réunion « le travail conséquent réalisé par l’ensemble des acteurs » au cours des dix jours précédents, et que « des efforts importants ont été fournis pour répondre aux exigences et préparer la relance de l’activité ». « Aujourd’hui, les constats sont posés, les pistes de travail sont écrites. Il faut désormais passer à l’action », encouragent les élus. « Des contacts ont également été pris avec le Syndicat national des abattoirs de France afin de recueillir leur expertise », précisent-ils. La préfecture du Lot avait enjoint par notification du 27 septembre l’abattoir de suspendre son activité porcine, essentielle à l’équilibre économique de cette Société d'économie mixte. La Force d’intervention nationale des abattoirs (Fina) avait relevé des non-conformités.
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Le néerlandais First Dutch ne rachètera finalement pas l'allemand Cefetra
Dans un communiqué du 19 octobre, le groupe allemand BayWa a annoncé que la compagnie First Dutch Group (spécialisée, entre autres, dans les biocarburants) ne rachètera pas sa filiale néerlandaise dédiée au négoce de matières premières agricoles (céréales, huiles etc.) Cefetra, n’ayant pu réunir les fonds nécessaires dans les délais impartis. BayWa se réserve le droit de réclamer des frais de compensation à First Dutch Group. En juin, le groupe allemand avait pourtant annoncé la conclusion de l’affaire, qui avait même reçu l’aval de la Commission européenne en septembre. BayWa annonce être en discussion avec de nouveaux investisseurs, dont l’identité n’a pas été divulguée, sur les bases du précédent accord. Les nouveaux acquéreurs utiliseraient leurs fonds propres pour financer l’affaire. La négociation de rachat s’était conclue le 10 juin à hauteur de 125 M€. Le conseil d’administration de BayWa espère achever la cession de Cefetra durant le dernier trimestre 2025. La vente de sa branche de négoce de matières premières agricoles s’intègre dans une plus vaste stratégie de réduction massive de son endettement, suite à la hausse des taux d’intérêt, renchérissant son coût.
Le négoce Perret ouvre son site de vente en ligne, accessible aux particuliers
Carlsberg présente la bière la plus petite du monde
Une bouteille aussi grande qu'un grain de riz et à l'intérieur 0,005 centilitre de bière sans alcool: le brasseur danois Carlsberg a créé la plus petite bière du monde pour sensibiliser à la consommation responsable, a-t-il annoncé le 20 octobre. « Nous l'avons présentée dans le centre de Stockholm ce 17 octobre, et beaucoup de gens sont venus, curieux de le voir car c'est super petit et mignon et ça nous a permis de lancer une discussion sur l'importance de la consommation responsable », a expliqué à l'AFP le responsable de la communication pour Carlsberg Suède Casper Danielsson. La bouteille, qui mesure 12 millimètres, a été réalisée par l'artiste Åsa Strand, spécialisée dans les miniatures. Carlsberg, qui commercialise aussi les marques Tuborg, Kronenbourg et Brooklyn, propose un segment sans alcool qui s'est étoffé avec l'acquisition du fabricant britannique de boissons non alcoolisées Britvic. Les volumes de bières sans alcool vendues ont augmenté de 12% au premier semestre 2025. « C'est un message difficile à transmettre à nos consommateurs, mais nous proposons des bières sans alcool depuis 20 ans », a rappelé M. Danielsson. « Nous avons lancé la première en 2006 et aujourd'hui, nous avons 16 bières différentes sur le marché suédois, représentant plus de 10% de notre volume total de bière ».
Pas de remise en cause des contrats tripartites chez Lidl France
Malgré sa nouvelle stratégie lancée en fin d'année dernière, après le départ de Michel Biero, pour «regagner» son «image-prix», Lidl France « poursuit les partenariats déjà mis en place y compris pour les 5 000 contrats en tripartites et sera de nouveau présente au Salon de l'agriculture (Sia) en 2026 pour la 11e année consécutive », a indiqué à Agra Presse la société de communication de l’enseigne allemande en France. Les récentes manifestations de la FNSEA et des JA sur les importations jugées déloyales n'ont pas épargné les magasins Lidl. L'allemand a été désigné en 2025 comme le distributeur le moins cher de France par une enquête menée en février 2025 par UFC-Que-Choisir et Linéaires, rapporte la communicante. Après avoir communiqué début 2025 sur sa gamme premiers prix, Lidl mise depuis la rentrée sur une campagne de baisse des tarifs («les prix sacrés») sur des «produits de première nécessité» comme la baguette, passée de 35 à 29 centimes, une initiative dénoncée notamment par la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française.
Les ventes de la marque PME+ en forte hausse depuis un an
Les ventes en grandes surfaces de produits alimentaires de marques portant le label PME+, label RSE de Feef (PME fournisseurs de la grande distribution), sont en forte hausse au cours des 12 dernier mois à fin juin 2025, à +6,7% en valeur et +6,6% en nombre de produits par rapport à la même période de 2024. Ces données ont été diffusées par la Feef (PME fournisseurs de la grande distribution) et sont fournies Circana. Sur les 12 derniers mois, le chiffre d’affaires cumulé des produits labellisés PME+ atteint « 4,8 milliards d’euros en sortie de caisse, soit un chiffre d’affaires additionnel de 327 millions d’euros sur la période », souligne la Feef. Ces chiffres sont à rapprocher des ventes de produits alimentaires issus de PME non labellisées qui progressent moins, à +3,7%, et de celles des grandes marques en hausse de 1,5% (chiffres sur un an arrêtés à fin août). Le référentiel PME+, issu de l'Iso 26000 adapté aux PME-ETI, prévoit notamment la mise en oeuvre d’un « programme de protection de l'environnement, de la biodiversité et de prévention des pollutions » sur les sites et implantations, et la promotion et de « l'éco-conception des produits et services » et « la réduction de leurs impacts environnementaux. » Aujourd’hui, 257 entreprises sont labellisées, représentant environ 100 000 produits.