Vin: trois coopératives de Loire, Saint-Émilion et Rhône unissent leurs forces de vente
La coopérative Loire Propriétés s’allie avec ses homologues Rhonéa et l'Union de producteurs de Saint-Émilion dans une structure commerciale visant la grande distribution, a-t-elle annoncé le 20 décembre sur le réseau social LinkedIn. Baptisée Distribution vignerons réunis (DVR), la nouvelle entité a pour but de dynamiser les rayons des enseignes partenaires, optimiser les implantations et animer les points de vente «avec des propositions percutantes et innovantes». DVR s’appuie sur une équipe de 11 chefs de secteur couvrant plus de 1600 points de vente à travers la France. Cette alliance est placée sous la direction de Maxime Fadier, chef des ventes en grande distribution chez Loire Propriétés. Basée à Brissac-Quincé (Maine-et-Loire), Loire Propriétés affiche un chiffre d’affaires de 65 à 70 M€. Rhonéa Distribution, installée dans le Vaucluse, a dégagé 29 M€ de chiffre d’affaires en 2023; l’Union de producteurs de Saint-Émilion, en Gironde, 17,9 M€.
Café: l'entreprise Cafés Legal, fondée en 1851, en liquidation judiciaire
L'entreprise de torréfaction Cafés Legal fondée en 1851, qui emploie 120 salariés essentiellement dans son usine du Havre (Seine-Maritime), a annoncé sa liquidation judiciaire en raison de difficultés financières, précisant n'avoir pas trouvé de repreneur avec des «garanties suffisantes». En 2022, la société, présentée à l'époque comme «la première marque de café producteur indépendant français à l'outil industriel 100% français», avait été rachetée par l'homme d'affaires Michel Ohayon. Il l'avait cédée l'année suivante au fonds d'investissement FNB, spécialisé dans les PME de l'agroalimentaire, qui était devenu actionnaire majoritaire. Les Cafés Legal, célèbres pour leur slogan publicitaire «Legal, le goût», et dont le siège social est à Paris, s'étaient déclarés en cessation de paiements au mois de septembre dernier, et leur redressement judiciaire avait été prononcé un mois plus tard par le tribunal de commerce de Paris. Dans ce jugement daté du 8 octobre consulté par l'AFP, le tribunal faisait état de 120 salariés dans l'entreprise. Il indiquait également que Legal avait réalisé un chiffre d'affaires annuel (sans préciser l'année) de 44,8 millions d'euros, mais que son "passif" atteignait 49 millions d'euros.
Volaille/viande: l’Autorité de la concurrence valide le rachat de Routhiau par LDC
L’Autorité de la concurrence a autorisé «sans conditions» le rachat du groupe Routhiau par le leader français de la volaille LDC, a-t-elle annoncé dans un communiqué le 20 décembre. L’Autorité a considéré que «l’opération n’est pas de nature à porter atteinte à la concurrence». Malgré les «positions parfois importantes de LDC sur les marchés concernés», elle a «tenu compte dans son analyse de l’existence de concurrents crédibles susceptibles de constituer des alternatives à LDC et de la pression concurrentielle des importations de viande de volaille». LDC avait notifié le 28 novembre son projet de racheter l’entreprise vendéen Routhiau (72 M€ de chiffre d’affaires en 2022, 360 salariés). Ce groupe cinquantenaire se compose de deux pôles: l’un spécialisé dans les produits élaborés de viandes, surtout cuites (société Jean Routhiau, volaille, bœuf, porc, agneau), l’autre tourné vers les plats asiatiques et desserts (sociétés 3A et Tendance Créative, plats cuisinés à base de viande, plats asiatiques, croque-monsieur et desserts). Leader français de la volaille, le sarhois LDC (6,2Md€ de CA en 2023-2024) avait annoncé en janvier être entré en négociations exclusives pour le rachat de Routhiau.
Sucre: la fédération des coopératives betteravières devient une section de La Coopération agricole
Dans un communiqué paru le 20 décembre, La Coopération agricole annonce que les coopératives de collecte et transformation betteravière de la FCB ont acté la création d'une nouvelle section au sein de La Coopération agricole, intitulée Metiers de la betterave sucrière. Elle était jusqu'ici une fédération associée à la Coopération agricole, à l'instar de huit autres organisations telles que Felcoop dans les fruits et légumes, Fedapi (coopératives apicoles) ou la FNCuma (matériel agricole). Elle rejoint neuf autres filières intégrées (lait, volaile, porcine...). «La nouvelle section Métiers de la Betterave sucrière aura pour mission d’accompagner les coopératives dans le développement de leur filière, de renforcer leur visibilité, de mettre en exergue leurs spécificités tant sur le plan amont qu’aval, et de favoriser la synergie entre les filières agricoles représentées par LCA, résume la Coopération agricole dans son communiqué. Cette section permettra en outre à LCA de se doter de l’expertise d’une filière en avance sur les sujets de la décarbonation et de la gestion vertueuse de l’eau.»
Pommes de terre: excellent démarrage de saison à l’export (interprofession)
Sur les trois premiers mois de la campagne (août à octobre), la hausse des volumes exportés s’élève à 10% sur un an, indique le CNIPT (interprofession) dans son bulletin hebdomadaire: «Même si la valorisation moyenne à la tonne est en léger retrait par rapport à l’année dernière, il s’agit là-aussi du meilleur démarrage de campagne à l’exportation depuis cinq ans. Malgré les éventuels problèmes de transport et certaines discussions autour de la qualité qui peuvent apparaître, la demande ne faiblit pas depuis plusieurs mois.» Sur le seul mois d’octobre, les volumes sont en hausse de 15% par rapport à octobre 2023, avec plus de 236 000 t exportées. En valeur, la hausse sur un an, sur ce même mois, s’élève à 7%. En volume, les deux principales destinations pour la pomme de terre française sont l’Espagne et la Belgique, avec environ 64 000 t chacune, suivies de l’Italie avec près de 30 000 t. «La dynamique impulsée depuis plusieurs mois sur le Royaume-Uni se confirme de nouveau mais sur des volumes limités», souligne le CNIPT. Les Pays-Bas (+29%), le Portugal (+28%) et les autres destinations (+57%: Israël, Sénégal, Suisse…) ont contribué à animer le marché. En revanche, des performances négatives sont à noter sur quelques destinations: Allemagne, Italie, Grèce et pays de l’Est.
Agroéquipements: le sénateur Menonville veut saisir l’Autorité de la concurrence
Lors d’une communication le 18 décembre à la commission des Affaires économiques du Sénat, le centriste Franck Menonville a annoncé vouloir saisir l’Autorité de la concurrence sur le fonctionnement du marché français de l'agroéquipement. Objectif: «Disposer d'une description de la formation des prix des machines et des équipements agricoles tout au long de la chaîne de valeur, jusqu'aux agriculteurs», a-t-il dit, alertant sur le poids de la mécanisation («plus de 25% des charges d'exploitation») et son évolution («en hausse de 30% en trois ans»). Déjà en 2021, un rapport du CGAAER (ministère de l’Agriculture) préconisait une étude sur le fonctionnement du marché des agroéquipements. La saisine de l’Autorité de la concurrence vise à faire la lumière sur les contrats d'exclusivité territoriale négociés entre constructeurs et concessionnaires pour distribuer leurs produits sur une zone géographique donnée. De tels accords sont vus comme «de potentiels éléments de déséquilibre des relations entre fournisseurs et acheteurs, car ils réduisent l'offre disponible et peuvent avoir un effet sur les prix de vente», rapporte le sénateur. Il s’agit aussi de «déterminer si les mécanismes [de financement] peuvent avoir pour effet indésirable d'augmenter les prix pour les agriculteurs».
Santé: les États-Unis redéfinissent l'étiquetage des aliments «sains»
Les autorités sanitaires américaines ont annoncé le 19 décembre avoir redéfini pour la première fois depuis trente ans ce que constitue une alimentation «saine». Avec ces nouvelles règles, les aliments étiquetés comme «sains» doivent contenir une certaine quantité d'un ou plusieurs groupes alimentaires recommandés par l'Agence américaine du médicament (FDA): légumes, protéines, produits laitiers ou céréales, etc. Ils doivent aussi respecter des limites spécifiques en matière de graisses saturées, de sel et de sucres ajoutés. Plus de 42% de la population américaine adulte est obèse, selon les autorités sanitaires. La FDA a également annoncé qu'elle mettait au point un nouveau label pour aider les fabricants à signaler rapidement aux consommateurs qu'un aliment répond aux critères «sains». Dans la réglementation précédente, «l'accent était mis sur la baisse de toutes les graisses. Aujourd'hui, l'accent est mis sur la réduction des graisses saturées tout en reconnaissant les avantages des graisses saines», a expliqué Claudine Kavanaugh, de la FDA. Les avocats, noix, graines, poissons gras, œufs et huile d'olive sont désormais qualifiés de «sains», tandis que les en-cas sucrés à base de fruits et les barres fortement sucrées, sortent de la liste.
Maïs OGM: Washington obtient gain de cause dans son différend avec le Mexique
Les Etats-Unis ont annoncé le 21 décembre avoir obtenu gain de cause auprès d'un groupe spécial chargé d'étudier leur contentieux avec le Mexique au sujet des produits agricoles transgéniques dans le cadre de l'accord de libre-échange Canada-Etats-Unis-Mexique (AEUMC). Washington reprochait à Mexico des mesures interdisant depuis début 2024 les importations de maïs transgénique (OGM) et le très contesté herbicide glyphosate. Ces mesures portent préjudice à l'agriculture américaine alors que le Mexique est le deuxième acheteur mondial de grain jaune et importe beaucoup des Etats-Unis, où le maïs est essentiellement génétiquement modifié. Selon un communiqué du représentant américain au Commerce (USTR), le groupe spécial a retenu les sept demandes de Washington. Il a estimé en particulier que les mesures prises par le Mexique n'étaient pas «basées sur les connaissances scientifiques et remettent en question l'accès au marché que Mexico a accepté d'accorder dans le cadre de l'AEUMC». «La décision du groupe réaffirme les inquiétudes des Etats-Unis qui estimaient que les mesures prises par le Mexique avaient un impact négatif pour les exportations agricoles américaines», s'est félicitée Katherine Tai, à la tête du USTR. De son côté, le gouvernement mexicain a dit «respecter la décision dans la mesure où le système de résolution des contentieux est un élément essentiel du traité». Mais il juge que les mesures contestées sont «alignées avec les principes de protection de la santé publique et des droits des peuples indigènes», tels que prévus par sa législation et les traités internationaux.
Mayotte: retour partiel de l’eau samedi, premières mesures de soutien économique
Six jours après le passage du cyclone Chido, l'approvisionnement en eau, problème le plus critique, sera rétabli dans les foyers, au moins de façon partielle, dès samedi 21 décembre, a indiqué Emmanuel Macron avant de quitter l’île le 20 décembre. «Déjà 80 tonnes d'alimentation et 50 tonnes d'eau ont été distribuées dans neuf communes», a détaillé le ministre démissionnaire de l'Intérieur Bruno Retailleau sur X. Par ailleurs, dans un communiqué du 20 décembre, Matignon a annoncé des «premières mesures de soutien économique et social». «Afin d’éviter une flambée des prix, un décret entre en vigueur ce jour pour octroyer le pouvoir de régulation au préfet», jusqu’au 15 juin 2025. Une mesure qui vise notamment les denrées alimentaires, les matériaux de construction, les produits destinés à l’alimentation animale, les engrais et les produits de traitement des végétaux. Le gouvernement a aussi annoncé «la mise en œuvre de l’activité partielle avec une procédure assouplie» (avec rétroactivité sur 30 jours), la suspension «jusqu’à nouvel ordre» de la collecte et du recouvrement des cotisations et contributions sociales pour les «employeurs, auto-entrepreneurs et travailleurs indépendants mahorais affectés», ainsi que plusieurs mesures fiscales.
À nos abonnés: possible ralentissement des parutions en période des fêtes
En raison du ralentissement de l'actualité en période des fêtes, l'Agrafil et les Agra Lives pourront être diffusés à un rythme moins soutenu. En vous remerciant de votre compréhension.