Fruits et légumes: le néerlandais Scherpenhuizen Beheer veut racheter Primeale
D'après une note de l'autorité de la concurrence néerlandaise le 20 décembre, l'entreprise néerlandaise de négoce de fruits et légumes Martin Scherpenhuizen Beheer souhaite «indirectement, reprendre toutes les actions de Van Oers United», son compatriote et filiale d'Agrial qui opère sous la marque Primeale. Acteur majeur en Europe des légumes de 1ère gamme, Van Oers avait été acheté en 2015 par la coopérative française, elle-même leader des légumes 4e gamme avec sa marque Florette. Sous la marque Primeale, Van Oers United commercialise 113 millions de kg de légumes chaque année dans 29 pays, pour un chiffre d'affaires de 223 millions d'euros. Elle est née en 2011 de la fusion d'une entreprise de commerce de fruits et légumes, Van Noort, et d'une société maraichère Van Oers. Elle détient des sites de cultures aux Pays-Bas, mais au Sénégal et au Maroc. L'acquisition de VOU en 2015 avait permis à Agrial de conforter son positionnement international sur les marchés d’Europe du nord, et d’élargir sa gamme à d’autres légumes tels que les haricots verts, les choux de Bruxelles, les oignons nouveaux, le maïs doux. Fin août, le groupe Bonduelle avait annoncé vouloir céder son activité de salade en sachet en France et en Allemagne, qui fait face à une baisse structurelle de consommation, aggravée par le contexte inflationniste.
Fromages: réconciliation dans l'actionnariat du groupe Bel
Parfum d'armistice au dessus de Bel (Babybel, Vache qui rit, Boursin, Materne): trois familles, réunies en «concert» après des «différends» passés, vont déposer une offre publique d'achat commune sur la holding qui contrôle le groupe, selon un communiqué de l'Autorité des marchés financiers (AMF) publié le 24 décembre. Les familles Fiévet, Sauvin et Dufort ont signé un pacte d'actionnaires qui leur confère 98,52% du capital et 93,54% des droits de vote de la holding Unibel, cotée à la bourse de Paris, et vont déposer une offre de rachat sur les actions restantes. Ce pacte «met fin à l'ensemble des différends existant entre les membres du concert», avait précisé dans un communiqué mi-décembre Unibel, qui détient le groupe Bel à plus de 90%. En filigrane, les recours en justice de la société BBDE, présidée par l'ex-PDG de Bel, Bertrand Dufort, suite à l'opération publique de retrait de Bel menée par la holding en 2022. La Cour d'appel de Paris avait rejeté ce recours, ce dont s'étaient félicité Antoine Fiévet, alors membre du directoire d'Unibel, et Florian Sauvin, président de son conseil de surveillance. Les trois familles agissent désormais de concert. Conformément au règlement de l'AMF, le pacte d'actionnaires qu'elles ont signé prévoit le dépôt d'une offre publique d'achat simplifiée de la holding, au prix de 980 euros par action.
Alimentation animale: Sanders et Valsoleil s'accordent pour agrandir l'usine Ucab de Crest
Dans un communiqué paru le 19 décembre, la coopérative drômoise polyvalente Valsoleil et Sanders, la filiale d'alimentation animale du groupe Avril annoncent qu'ils sont entrés en négociation pour investir sur l'usine d'aliments pour animaux Ucab de Crest (26), dans lequel ils sont tous les deux actionnaires. Les investissements industriels à venir vont permettre de faire passer le site de 130 000 t à 160 000t en 2027, annoncent les deux entreprises. Le projet a été soumis à l'Autorité de la concurrence. Actuellement, le site produit majoritairement des aliments pour volaille (70% des volumes) mais aussi pour les ruminants (15%) et le porc (10%). L'usine rayonne dans une dizaine de départements du sud-est de la France, jusqu'en Corse.
Snacking/gâteaux : Génération snacking vise une expansion nationale voire internationale
Grâce à un récent soutien capitalistique du fonds Regain 340 (Caisse d’Epargne Hauts de France, Crédit Agricole Brie Picardie et Crédit Agricole Nord de France), la PME agroalimentaire de l'Oise, Génération Snacking, spécialisée dans la fabrication de snackins à façon (cookies, muffins, pâtons, et croque-monsieur) «ambitionne une expansion nationale et internationale», indique le gestionnaire du fonds, Turenne groupe, dans un communiqué le 23 décembre. Le montant de l'opération n'est pas précisé. Créée en 2013, la petite société agroalimentaire dispose, à Crépy-en-Valois, d'un «laboratoire et d'une usine de fabrication de sandwichs et pâtisserie surgelés haut de gamme». Elle propose «une gamme de référence standard mais aussi un accompagnement à la création de recettes sur mesure en co-développement avec ses clients grands comptes». La PME serait «en croissance continue depuis quatre ans» et «affichera l'an prochain un chiffre d'affaires de l'ordre de 10 millions d'euros». Grâce à cette opération, elle vise de «doubler son chiffre d'affaire dans les quatre prochaines années», et ce «principalement par de la croissance organique».
Influenza aviaire: nouveaux cas dans l'est et le nord-est de Angleterre
Les fermes avicoles de la côte est de l'Angleterre ont dû appliquer dès lundi des mesures préventives contre l'influenza aviaire après la détection de nouveaux cas dans le cadre d'une nouvelle vague épidémique. Le département pour l'Environnement, l'Alimentation et les Affaires rurales (DEFRA) a annoncé que de nouveaux cas de grippe aviaire avaient été détectés dans le Norfolk, l'est de l'Angleterre, l'est du Yorkshire, et le nord-est de l'Angleterre au cours de la semaine écoulée. Le 23 décembre, le DEFRA a décidé l'abattage «préventif» des oiseaux et d'imposer un périmètre de protection de trois kilomètres dans une ferme du Norfolk à la suite d'informations faisant état d'une suspicion d'influenza aviaire hautement pathogène. Le risque évalué d'influenza aviaire chez les oiseaux sauvages a été porté à «très élevé» en Grande-Bretagne, ce qui signifie qu'il «est presque certain». Le risque a été évalué à entre «moyen» et «élevé» chez les volailles. Jusqu'à présent, onze cas de contamination par le virus H5N1 et un cas par le virus H5N5 ont été enregistrés en Angleterre au cours de l'actuelle vague épidémique. Le premier avait été signalé en novembre et aucun n'a été confirmé jusqu'à présent en Ecosse et dans le Pays de Galles.
Cacao: nouveaux records historiques des cours, la sécheresse se poursuit en Afrique de l'Ouest
Les cours du cacao se sont hissés à des niveaux historiques la semaine dernière, dépassant les records précédents du mois d'avril en raison des mauvaises conditions climatiques en Afrique de l'Ouest et avec des réserves au plus bas. Le contrat de cacao le plus échangé à New York pour livraison en mars a atteint son plus haut niveau historique à 12.931 dollars la tonne mercredi. Raréfaction de l'offre, conditions climatiques défavorables à la récolte, et stocks au plus bas, en un an le prix du cacao a grimpé de près de 200% sur les marchés. «Les conditions sèches en Afrique de l'Ouest maintiennent les inquiétudes concernant les récoltes à venir», et expliquent le bond d'environ 30% de la matière première depuis le début du mois, note Mark Bowman, analyste chez ADM Investor Services. Or, la Côte d'Ivoire et le Ghana fournissent 55% de la production mondiale de cacao (respectivement 39% et 16%) selon l'Organisation internationale de cacao (ICCO). En réalité, l'ICCO s'attend à «une meilleure récolte que la saison précédente» cette année, mais probablement insuffisante pour recréer du stock. Au début de la campagne agricole, qui débute généralement en octobre, les réserves mondiales «n'étaient que de 1,3 million de tonnes, soit le niveau le plus bas depuis 36 ans», rapporte Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank. Alors que la production patine, la demande mondiale, elle, «ne cesse d'augmenter», selon la société d'assurance Coface.
À nos abonnés: possible ralentissement des parutions
En raison du ralentissement de l'actualité lors des fêtes de fin d'année, l'Agrafil, Agra Business et les Agra Lives pourront être diffusés à un rythme légèrement moins soutenu jusqu'à la fin de l'année. En vous remerciant de votre compréhension.