Agra Business | Eureden, Scara, règlement emballages, Dyson et Claas

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Coopératives: bilan contrasté pour Eureden selon ses activités

Avec un chiffre d’affaires de 3,8 milliards d’euros (Md€) pour l’exercice 2023-2024 (-0,1 Md€ en un an) et un Ebitda de 119,8 millions d'euros (M€), contre 107,8 M€ en 2023, le groupe Eureden (17 000 adhérents, 8000 salariés) a présenté, lors de son assemblée générale du vendredi 13 décembre, un bilan contrasté selon ses différentes activités. La branche agriculture, qui pèse 49% du CA (1,86 Md€) réalise une bonne performance sur la filière animale (production, nutrition, santé), dans un marché structurellement baissier, grâce à un plan de réorganisation industriel et logistique. En grandes cultures (1,3 Mt de collecte), les résultats sont plus «conventionnels», après un exercice 2022/2023 «exceptionnel». Si les activités de la branche distribution (273,6 M€) et de légumes surgelés (235 M€) affichent de bons résultats – du fait d’une maîtrise des coûts pour cette dernière –, la branche viande (285 M€) et Eureden Œuf (243 M€) retrouvent un niveau de performance supérieur à celui de l’exercice passé. Quant à la branche légumes appertisés (577 M€), elle voit son bilan affecté par la concurrence du maïs doux chinois importé à des prix inférieurs au marché. À noter aussi une baisse de la consommation des conserves et une descente en gamme, en lien avec la diminution du pouvoir d’achat. (Anne Gilet)

Coopératives: la Scara affiche un chiffre d’affaires en baisse, mais un résultat net en hausse

Céline Gillet, directrice de la Scara depuis fin juillet 2024, a, pour sa première assemblée générale le 12 décembre, présenté un bilan solide pour la coopérative de l’Aube (618 adhérents, 76 salariés): 100 M€ de chiffre d’affaires (-10% en un an), un résultat net de 1,6 M€ (+37%) et une collecte de 237 500 tonnes (+8% par rapport à la récolte 2022), dont 45% de blé et 46% d’orge. Pour cette coopérative, dont 87% des agriculteurs sont engagés dans la démarche qualité Agri Confiance (et 78 % dans le «volet vert» du programme), «l’engagement en faveur de l’innovation et de la durabilité reste fort». Nouvel exemple cette année: la création de débouchés différenciants à l’image du blé jaune Mélène et du blé «high amylose», en partenariat avec Limagrain. À ce jour, 82% de la collecte de la Scara est vendue sous contrat. «En développant des filières intégrées et transparentes, nous assurons la traçabilité et la qualité de nos produits, tout en soutenant l'économie locale», assure Cédric Guillemin, le président. La coopérative réaffirme son engagement dans la transition agroécologique et bas carbone, en s’appuyant sur neuf axes d’innovation, comme par exemple la fertilité des sols ou l’usage d’outils connectés. (Anne Gilet)

Fruits et légumes/vin/fromages: les Vingt-sept entérinent le règlement Emballages

Les États membres de l’UE ont formellement validé, le 16 décembre à l’occasion d’une réunion du Conseil Transport, télécommunication et énergie, le règlement sur les emballages et les déchets d’emballages. Les colégislateurs européens étaient parvenus, le 4 mars, à un accord provisoire après deux cycles de négociations informelles. Une fois publiées au Journal officiel de l’UE, les nouvelles dispositions s’appliqueront 18 mois après la date d'entrée en vigueur. Pour le secteur agroalimentaire, ce texte prévoit notamment l’interdiction des plastiques à usage unique pour les fruits et légumes frais non transformés à compter du 1er janvier 2030, l’usage du papier restant autorisé. Des objectifs contraignants pour 2030 et indicatifs pour 2040 en matière de réutilisation et de recharge ont été fixés pour le secteur des boissons. Toutefois, les vins et vins aromatisés, le lait et les boissons hautement périssables ne sont pas concernés. Enfin, le règlement exclut les emballages légers en bois, en cire et en liège dont la potentielle présence dans le texte avait fait débat lors des négociations.

Fraises: au Royaume-Uni, le milliardaire Dyson veut créer un méga-site de production (presse)

Milliardaire dans l’aspiration ménagère, Sir James Dyson a annoncé la construction d’un site monumental de production de fraises dans le Lincolnshire, dans le nord de l’Angleterre, indique le journal Les Echos le 15 décembre. Le site accueillera une serre de 760 m de long avec plus de 1450 rangs de culture susceptibles de porter plus de 1,2 million de plants de fraisiers. L’objectif est de produire 1250 tonnes de fraises par an pour approvisionner la distribution britannique. Fidèle à sa réputation, le milliardaire va développer toute une série d’innovations technologiques dans cette serre: électricité issue du biométhane, robots cueilleurs, capteurs dernier cri, etc. «Nous sommes déjà un très gros producteur de pommes de terre, ce sera bientôt le cas pour les fraises. Nous pourrons en produire de novembre à mars», explique Sir James Dyson. Celui-ci n’est en effet pas novice dans la production agricole. Depuis 2013, il a investi 140 millions de livres sterling (soit 168,4 M€) dans le secteur. Il est propriétaire de 14 500 ha de culture, réunis au sein de Dyson Farming. Le groupe se classe aujourd'hui parmi les cinq premiers producteurs britanniques de blé, d'orge brassicole, de graines oléagineuses, de pois et de pommes de terre (plus de 6 M€ de chiffre d’affaires en 2023).

Pommes de terre: plusieurs multinationales intéressées par la reprise de Lamb Weston

La holding américaine Post Holdings étudierait la possibilité de reprendre Lamb Weston, spécialiste en produits surgelés à base de pommes de terre, croit savoir Reuters. Dans un article du 13 décembre, l'agence de presse évoque des sources ayant déclaré qu'il y aurait des synergies considérables avec Lamb Weston, qui a une valeur de marché d'environ 10,5 Md$ (environ 10,013 Md€), si un rapprochement devait se produire. Les représentants de Post et de Lamb Weston ont cependant refusé de commenter. Fabricants de céréales et de purée de pommes de terre, Post Holdings s’est déjà intéressé au fabricant de frites britannique en 2015, alors que celui-ci faisait partie de Conagra. Lamb Weston subirait des pressions de la part d'un investisseur activiste pour se vendre, auraient déclaré deux sources proches du dossier. Il y a deux mois, l'investisseur activiste Jana Partners a déclaré qu'il avait acquis une participation d'environ 5% dans Lamb Weston et souhaitait que la société améliore ses opérations et sa répartition du capital et envisage de se vendre, explique Reuters. Post Holdings n’est pas le seul intéressé: des analystes de Wall Street ont déclaré que Cargill, Tyson Foods et Kraft Heinz pourraient se mettre sur les rangs.

Porcs: Alliance Porci d’Oc augmente sa production et investit 3 M€ dans l’abattage

Alliance Porci d’Oc (APO), qui injecte 3 M€ dans son abattoir principal de Rodez (Aveyron), augmente son abattage-découpe de 5% en 2024, informe son directeur général Mikaël Le Gallic. «La production de porcs re-progresse en Occitanie», apprécie-t-il, admettant que «c’est un peu conjoncturel». Aussi, prévoit-on à APO «l’optimisation des lignes, pas l’augmentation de la capacité d’abattage». La «mise à niveau de l’abattage», selon son expression, intervient quelques années après la montée en performances des outils de découpe (10 M€ investis entre 2019 et 2022). Le groupe abat 11 000 porcs par semaine, dont la majeure partie fournie par les adhérents de la coopérative. Soit deux porcs sur trois engraissés dans la région, ce qui en fait le septième abatteur porcin de France. L’activité d’abattage-découpe se partage entre l’Aveyron et le Tarn: Porc Montagne dans l’Aveyron, à Sainte-Radegonde (Aveyron), où siège le groupe; l’abattoir Tuelacau et la société de découpe Roussaly dans le Tarn, à Lacaune. La transformation charcutière est l’affaire de la charcuterie Cance à Villeneuve-d’Aveyron. L’exportation est aussi une activité majeure, représentant 13% des 130 M€ de chiffre d’affaires du pôle abattage-découpe, selon le site internet. Porc Montagne est agréé pour le marché chinois, souligne Mikaël Le Gallic.

Confiseries: la Commission européenne valide le rachat d’IDC holding par Valeo Foods

La Commission européenne a validé, le 16 décembre, l'acquisition du contrôle exclusif du slovaque IDC holding par l’irlandais Valeo Foods. Bruxelles a estimé que l'opération, examinée dans le cadre de la procédure normale d'examen des concentrations, ne posera pas de problèmes de concurrence, compte tenu de son incidence limitée pour la concurrence sur les marchés où les entreprises sont présentes. L'opération porte principalement sur la fabrication et la fourniture de produits de confiserie. Elle inclut notamment les activités de CandyPlus en République tchèque, Balconi en Italie et Schluckwerder en Allemagne. «L'intégration d'IDC Holding au sein du groupe Valeo Foods renforcera notre position dans le secteur, stimulera la croissance de notre portefeuille et de notre présence internationale et nous permettra de répondre à la demande croissante des consommateurs dans ce segment», déclarait en septembre Ronald Kers, p.-d.g. du groupe Valeo Foods.

Vin: le groupe d’experts de l’UE présente ses recommandations pour l’avenir du secteur

Après quatre réunions, le groupe d’experts à haut niveau de l’UE sur le vin a présenté à la Commission européenne, le 16 décembre, ses recommandations sur l’avenir de la politique vitivinicole. Ce document se veut une approche stratégique destinée à aborder les problèmes structurels du secteur. Les experts souhaitent notamment la mise en œuvre de programmes d'arrachage permanents pour faire face à la surproduction. Ils appellent aussi à améliorer des outils de gestions des risques de la Pac, à plus de flexibilité dans la gestion financière des programmes sectoriels vitivinicoles entre les exercices financiers, et à l’introduction d’interventions sectorielles exceptionnelles dans le cadre des plans stratégique de la Pac en cas de perturbations du marché. De plus, pour s’adapter aux tendances du marché, ils veulent faciliter la commercialisation des produits de la vigne plus adaptés aux nouvelles demandes des consommateurs (vins désalcoolisés ou à faible teneur en alcool), ou encore adapter les règles afin de simplifier les ventes à distance transfrontalières. De son côté, Bruxelles promet déjà d’analyser ces recommandations et de travailler à leur mise en œuvre éventuelle. «Il est important que nous collaborions pour maintenir la prospérité du secteur vitivinicole de l'UE», a d’ailleurs déclaré le commissaire à l’Agriculture, Christophe Hansen, à l’issue de la réunion.

Machinisme: les profits de Claas en chute libre, pas d’amélioration en vue

Le fabricant de matériel agricole Claas a vu son résultat net chuter de 27% en 2023-2024, a-t-il indiqué le 13 décembre. Sur l’exercice clos le 30 septembre, l’allemand a dégagé un résultat net de 253,3 M€ (contre 347,1 M€ un an plus tôt). Cette baisse est liée à une dégradation du chiffre d’affaires, qui passe sous les 5 Md€ (-19%). «Des prix à la production tendus et un niveau de taux d'intérêt toujours élevé ont posé des défis considérables au secteur agricole», explique Claas dans un communiqué. «De plus, des événements climatiques extrêmes ainsi que des tensions géopolitiques ont entraîné des incertitudes considérables qui ont conduit à une réticence d'achat chez les agriculteurs et les entrepreneurs de travaux agricoles.» Face à cela, le groupe affiche sa volonté de «maintenir le cap». Ses dépenses R&D ont été portées à 330,8 M€ (+9,4%) en 2023-2024. Concernant les perspectives 2025, le constructeur ne voit «pas de tendance à la hausse». «Claas s'attend à une baisse modérée du chiffre d'affaires et à une diminution sensible du résultat avant impôts pour l'exercice 2025 par rapport à l'année précédente.»

Machinisme: les États membres valident les normes harmonisées pour les engins non routiers

Après l'accord politique obtenu en février avec le Parlement européen, le Conseil de l’UE a formellement entériné, le 16 décembre, le règlement relatif à l'homologation et à la surveillance du marché des engins mobiles non routiers. Celui-ci s'appliquera dans tous les États membres trois ans après sa publication au Journal officiel de l'UE et son entrée en vigueur. Une période de transition de onze ans est également prévue. Concrètement, la nouvelle réglementation va harmoniser au niveau de l’UE les exigences techniques en matière d’homologation des engins non routiers, simplifiant les procédures pour les fabricants et les distributeurs. Elle s'appliquera aux machines comportant jusqu'à trois sièges (y compris le conducteur) et dont la vitesse maximale par construction se situe entre 6 km/h et 40 km/h. En outre, la possibilité est offerte aux États membres de limiter la circulation des engins mobiles non routiers entièrement automatisés, mais aussi des machines dont les dimensions excessives entravent leur manœuvrabilité. D’autres restrictions à la circulation pourront être appliquées si la masse de l'engin, la charge de chacun de ses essieux ou la pression exercée sur la surface peuvent endommager les routes.

Pain: la teneur moyenne en sel des pains courants a reculé de 25% en neuf ans (rapport)

La teneur moyenne en sel des pains courants a diminué de 25% depuis 2015, et celle des pains complets et céréales a diminué de 18% depuis 2009, révèle un rapport de l’Observatoire de l’alimentation (Oqali) publié le 16 décembre. Parmi les 191 pains courants et traditions et les 368 pains complets et céréales prélevés lors de cette seconde campagne d’évaluation, plus de 80% d’entre eux respectaient les seuils en sel prévus par l’accord collectif signé par les différents maillons de la filière. De fortes disparités entre les régions et les circuits de distribution ont néanmoins été observées. Par ailleurs, les signataires de l’accord s’engagent à renforcer la sensibilisation de leurs adhérents afin que l’ensemble des pains respectent les seuils en sel, quels que soient la région et les circuits de distribution. En mars 2022, les professionnels du secteur de la boulangerie s’étaient engagés à réduire progressivement la teneur en sel dans les différents types de pains d’ici 2025, dans le cadre d’un accord collectif avec les pouvoirs publics. «Alors que l’incidence des maladies chroniques liées à la nutrition ne cesse de croître ces dernières décennies, réduire la consommation de sel des Français est un enjeu majeur», souligne le ministère de l’Agriculture dans un communiqué. Et de rappeler que le pain est «l’un des principaux contributeurs en sel de la population française».

Cornichons: récolte 2024 en forte baisse pour Reitzel, qui affiche le logo Origin’info en 2025

L’entreprise Reitzel annonce que les producteurs français engagés avec elle ont récolté 464 t de cornichons, dont 136 t en bio, en 2024 malgré une météo défavorable, dans un communiqué le 13 décembre. La récolte, jugée «satisfaisante» par Reitzel, est néanmoins en forte baisse par rapport à 2023, année exceptionnelle pendant laquelle 900 t avaient été récoltées. Cette année, Reitzel s’est adaptée en récoltant davantage de gros cornichons (les deux années précédentes, la proportion de petits calibres était plus importante). Pour l’entreprise, il s’agit d’une année de transition pour équilibrer l’offre de calibres avant la dixième année de la relance, en 2025. «Toutes les années ne peuvent être égales car l’agriculture reste tributaire des conditions météo. Il reste du chemin à parcourir pour obtenir une filière mature, mais nous poursuivons ce travail avec les agriculteurs en leur garantissant les mêmes engagements que les années précédentes», précise Léopoldine Mathieu, responsable Filières et développement durable. Dans un marché français approvisionné à 98% par l’importation et où «il n’est toujours pas obligatoire pour les marques d’afficher la provenance de leurs matières premières», Reitzel annonce aussi adopter en 2025 le label Origin’Info  pour ses produits à la marque Hugo.

Coopératives: Dany Rochefort nouveau président d’Eureden

À l’occasion de son assemblée générale à Lorient le 13 décembre, le conseil d’administration d’Eureden a porté à la présidence Dany Rochefort de la coopérative bretonne. Il succède à Serge Le Bartz, président d’Eureden depuis sa création en 2020. Âgé de 55 ans et éleveur de porcs sur la commune de Jugon-les-Lacs (Côtes-d’Armor), Dany Rochefort a été président de la coopérative de Broons et a participé activement à la construction d’Eureden. Il est membre du bureau, du conseil d’administration et trésorier de la coopérative depuis sa création. «La stratégie d’Eureden est clairement définie depuis sa création et la solidité du modèle a été démontrée à travers la multiplicité des crises que le groupe a déjà traversées», a expliqué Dany Rochefort, pour qui le renouvellement des générations d’agriculteurs, le «renforcement du lien de proximité» avec la coopérative et une «accélération encore plus forte sur la digitalisation» restent indispensables.

Coopératives: chez Terrena, nouveaux directeurs à la tête des filiales volailles et viandes

Arnaud Poupart-Lafarge – qui a dirigé Galliance, la filiale volailles de Terrena, depuis 2020 – prend officiellement la direction générale des filiales de transformation de viande bovine (Elivia) et porcine (Holvia), tandis que Benoît Besson vient occuper la direction générale de Galliance. Par ces nominations, Terrena cherche à accélérer la transformation de ses filiales «dans un environnement exigeant», justifie la coopérative dans un communiqué le 16 décembre. Arnaud Poupart-Lafarge devra restaurer la profitabilité d’Elivia et d’Holvia après avoir démontré à la tête de Galliance «sa capacité à redresser les résultats dans un contexte de marché difficile». Il définira aussi une feuille de route visant à «renforcer les synergies entre l’amont des filières bovines et porcines et l’aval», comme il l’a fait à Galliance. Benoît Besson, qui va le remplacer le 6 janvier, «occupait jusqu’à présent le poste de directeur général du pôle mer d’Intermarché au sein d’Agromousquetaires», présente le communiqué. Il a, au cours de ses plus de vingt ans dans le management agroalimentaire, dirigé des projets de redynamisation industrielle chez Mowi, Cité marine et Les Crudettes.

Pommes: Bruno Bertheloz élu président de Pink Lady Europe

Bruno Bertheloz, directeur général du groupement de producteurs de pommes Blue Whale depuis 2020, a été élu président de l’association Pink Lady Europe (APLE), rapporte un post LinkedIn publié le 14 décembre. Fils d’arboriculteur, M. Bertheloz a été directeur général de Pioneer semences France de 2013 à 2019, avant d’occuper le poste de directeur adjoint du groupement Blue Whale, situé à Montauban (Tarn-et-Garonne) pendant un an. Il succède à Didier Crabos, qui a occupé le poste de de président de l’APLE pendant 27 ans. «Un grand merci à Didier Crabos pour ces trois décennies d’engagement au service d’une marque désormais emblématique, leader de sa catégorie, qui a réussi à créer de la valeur pour les producteurs, les partenaires et les consommateurs», souligne le groupement Blue Whale sur LinkedIn.