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Zoomagri lance la version améliorée de son scanner à grains sur le marché français

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Le scanner à grains créé par Zoomagri a été amélioré pour accélérer le délai d'obtention des résultats. Crédits : © Zoomagri

L’innovation du procédé d’analyse variétale, physique et du gabarit des grains de blé et d’orge est lancé en juin 2026 sur le marché français par Zoomagri. Le créateur du scanner à grains qui a fait son succès à l’international, le doit aussi à son usage pour la détection de variétés OGM interdites en Europe.

« Notre nouveau procédé d’analyse des grains, de leur pureté variétale, leur qualité physique et leur gabarit, est une amélioration notre scanner à grains de reconnaissance par imagerie, dont sont équipés aujourd’hui tous les terminaux portuaires agricoles de l’Argentine, soit une centaine d’appareils. Nous sommes aussi présents dans une dizaine de pays dont la France, qui est notre deuxième marché », explique Fernando Martínez de Hoz, l’un des trois cofondateurs de Zoomagri.

Le scanner à grains de Zoomagri, doté de plaques percées de petits trous recevant chaque grain photographié, ressemble à une grosse photocopieuse de bureau. Il sert à classifier les lots d’orge et de blé, mais aussi à détecter des variétés OGM, sur la base d’imagerie traitée par IA. La nouveauté est que les plaques ont été remplacées par un tube transparent dans lequel les grains tombent en chute libre. Du coup, les résultats jusqu’ici obtenus en 4-5 minutes, sont désormais disponibles au bout de 1 à 2 min. « Deux caméras filment le tube et alimentent nos algorithmes. Il s’agit d’une percée notable dans l’automatisation de l’analyse des grains », ajoute le dirigeant.

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Les terminaux portuaires agricoles de l’Argentine sont tous dotés de ce dispositif, certains en ayant même plusieurs, un par ligne de livraison des récoltes par camion sur les sites de triturage où se forment jusqu’à huit files de camions en simultané au moment des récoltes. « Nous facturons le dispositif à part (pour un tarif qui n’est pas communiqué, ndlr) de l’abonnement mensuel à l’accès illimité à nos algorithmes, ou bien leur accès ponctuel », précise-t-il. La technologie de Zoomagri permet aussi la détection d’OGM, la firme ayant développé des algorithmes ciblés sur certaines variétés OGM non autorisées hors d’Argentine et du Brésil, comme le soja HB4 et le blé doté de la même séquence ADN de tournesol breveté par le laboratoire Bioceres.

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La récente alerte des douanes hollandaises, en mars dernier, à la suite de la détection de soja OGM HB4 dans des lots de farines de soja d’origine sud-américaine, arrivés au port de Rotterdam, a donné lieu à une controverse à propos des méthodes de contrôle employées et les taux de tolérance appliqués. En attendant, les contrôles des récoltes en amont se sont généralisés. De quoi faire les affaires de Zoomagri. Sa technologie n’est pas employée sur les farines de soja, analysées en laboratoire, mais sur les récoltes de fèves de soja arrivant aux ports de Rosario depuis toute la région pampéenne. « Les triturateurs de soja doivent réduire au maximum le risque de présence d’OGM indésirés dans leurs lots », confirme Fernando Martínez de Hoz. Selon lui, il n’y a pas de retour en arrière possible au niveau des procédés de l’analyse des grains après ce jalon technologique franchi par Zoomagri. « Les méthodes conventionnelles demandent bien plus de temps que l’analyse d’imagerie sur base à d’IA. » 

Depuis sa création, en 2019, Zoomagri a levé environ 11 M$ auprès de fonds d’investissements ag-tech d’Amérique du Sud : SP Venture, Innventure, Glocal ; et de trois fonds australiens : Grain Innovate, Grain Corp Ventures et Artesian.