Soupes fraiches : La Ferme d’Anchin dans le giron de l‘italien La Linea Verde
Dans un message publié sur LinkedIn le 2 avril, le spécialiste italien des produits prêts à consommer La Linea Verde annonce l’acquisition de la société française « La Ferme d’Anchin », située à Liévin (Pas-de-Calais). Celle-ci, créée en 1993, a développé une large gamme de soupes fraiches traditionnelles (plus de 20 références allant du format familial à la petite cup individuelle). Les produits sont présents dans toutes les enseignes de distribution française au rayon frais fruits et légumes (à côté des salades en sachet). La société nordiste a assuré un chiffre d’affaires de 7,2 M€ en 2024 (et 8,13 M€ en 2023). Par cette acquisition, La Linea Verde conforte son développement sur le marché français – elle dispose déjà d’un atelier de quatrième gamme à Sénas (Bouches-du-Rhône). « Être au plus près des marchés est crucial dans notre secteur : c'est garantir la qualité, la continuité et la réactivité. Cette transaction va précisément dans ce sens, renforçant notre présence et créant les conditions nécessaires au développement de ces catégories », a précisé Domenico Battagliola, p.-d.g. de La Linea Verde, qui réalise environ 50 % de son chiffre d'affaires à l'étranger.
Myrtilles : Prince de Bretagne collabore avec les confitures Les 4 saisons
Dans un communiqué de presse le 3 avril, la coopérative Prince de Bretagne annonce sa collaboration avec « Les 4 Saisons », artisan confiturier installé à Huelgoat (Finistère), autour d’une confiture à base de myrtilles 100 % bretonnes. Cette co – construction, faites de rencontres sur le terrain, d’échanges techniques, de tests et de dégustations, a permis d’aboutir à une recette « équilibrée, respectueuse du fruit et fidèle aux attentes du consommateur » . Cette démarche s’inscrit la stratégie de marque engagée par « Les 4 saisons », fondée sur un sourcing «responsable» : plus de 70% des matières premières mises en œuvre sont d’origine française, avec un focus sur l’origine locale (l’entreprise utilise aussi également rhubarbe, fraise, crème et beurre d’origine bretonne). C’est un débouché alternatif pour les six producteurs adhérents de la coopérative (deux nouveaux devraient s’ajouter en 2027) cultivant la vingtaine de tonnes de myrtilles produites par an. « Ce projet reflète la volonté des maraîchers Prince de Bretagne d’explorer de nouvelles cultures pour s’adapter aux attentes du marché, pérenniser leurs exploitation et renforcer la résilience agricole du territoire» précise la coopérative.
Méthanisation : la conquête du marché international se précise pour Keon (presse)
D’après un article de nos confrères Les Échos du 2 avril (article payant), l’entreprise française Keon « mène une négociation exclusive pour un premier projet (de construction de méthaniseur, NDLR) en Allemagne, où une dizaine d'autres sont à l'étude ». Nos voisins d’Outre-Rhin, disposant de nombreux méthaniseurs, souhaiteraient s’orienter davantage vers l’injection de gaz dans le réseau, au détriment de la cogénération, comme le fait l’Hexagone. Keon dispose en effet d’une solide expertise en matière d’injection. L’Allemagne représente donc une source d’importantes opportunités d’affaires. La société française souhaite s’implanter dans deux autres pays européens à l’horizon 2028, relate le média. Par ailleurs, le marché québécois est lui aussi dans le viseur, via sept projets. Un premier est en cours de construction, et devrait entrer en service en fin d’année 2026. Un autre suivrait en 2028. Ces projets sont en réalité la matérialisation d’une stratégie de conquête des marchés internationaux de la méthanisation initiée au milieu de l’année 2025 par Keon, via la levée de 40 M€.
Volaille : LDC soumet son projet d’extension de l’abattoir de poulets labels Savic-Freslon
Une enquête publique est en cours sur le projet d’extension et de transformations de l’abattoir vendéen Savic-Freslon de volailles de qualité présenté par LDC. Le directeur du « pôle Maître Coq » du groupe, Roland Tonarelli, affirme qu’aucune objection n’est pour l’heure remontée à sa connaissance. Après une première consultation à La Chaize-le-Vicomte le 5 mars 2026, une seconde se tiendra le 12 mai, sur ce dossier de demande d’ICPE. A l’issue des travaux prévus pour trois ans (d’un peu plus de 15 millions d’euros) la capacité d’abattage doit presque doubler à 50 tonnes par jour (et jusqu’à 100 t/j en période festive), essentiellement du fait du report de l’activité labels à Saint-Fulgent et accessoirement par le développement de la production de poulets de Challans, indique le dirigeant. Ce tonnage correspond à environ 200 000 poulets par semaine, des volailles AB, « bio 95% » et Label rouge, fournis par la Ciab et les Eleveurs de Challans. Roland Tonarelli informe que ces fournisseurs sont revenus depuis la fin mars à une production normale, après la dernière vague d’influenza. Il compte sur les synergies (en logistique, transport, personnel) entre les sites de Vendée et de Loire atlantique pour dynamiser Savic-Freslon, société acquise en 2023.