Agra Business | Panzani/Vivescia, Sica Atlantique, Maïsadour, Porc Armor, Cerafel

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Blé dur : Panzani se rapproche de Vivescia pour créer une filière dans le Nord-Est

Face au réchauffement climatique qui affecte la production de blé dur dans les bassins de production traditionnels, Panzani a déployé un plan de soutien à ses producteurs, mais a également engagé une étude prospective sur la vulnérabilité de ses cultures, à échéance 2030 et 2050. Ce travail a mis en évidence le potentiel du Nord-Est de la France comme futur bassin de production du blé dur. Le pastier français a entamé des discussions avec la coopérative Vivescia, qui couvre la région Grand-Est. « Il s’agit de territoires où la culture du blé dur n’est pas traditionnelle, explique Cécile Renaud, directrice RSE chez Panzani. Nous avons présenté aux adhérents notre programme « Blé responsable français » qui vise à travailler avec certaines variétés, avec des OAD, à décarboner. » Le cahier des charges, lancé en 2019, prévoit une prime de 20€/tonne de blé dur, dont 60 % au moins revient à l’agriculteur. D’ici 2026, le pastier compte affilier 260 000 tonnes sur les 460 000 tonnes de blé dur qu’il traite chaque année. Depuis 2018, le blé dur est déjà cultivé à petite échelle par les deux principales coopératives alsaciennes, Cac 68 et le Comptoir agricole, pour répondre à la demande de pastiers locaux. (Elena Blum)

Export de céréales à la Pallice : recul de 40 % en 2024/25, incertitude pour 2025/26

À l’occasion de la bourse de la Rochelle du 20 juin, Vincent Poudevigne, directeur général du groupe Sica Atlantique est revenu sur la campagne export de céréales de 2024/25 : « avec 1,4 Mt exportées depuis la Pallice, contre 2,4 Mt un an plus tôt, cette campagne fut la pire depuis 30 ans : les ventes d’orge et de maïs compensent un peu celles du blé tendre, en net recul. » Principales destinations : le Portugal, l’Italie, le Royaume-Uni et le Maroc pour le blé ; l’Espagne pour le maïs ; la Chine pour l’orge. Du côté de Soufflet Négoce, également implanté sur le port, l’export de grains est passé de 1,7 à 1,3 Mt : « le poste exportation reste, les années à faible récolte, la variable d’ajustement avec un impact majeur sur nos silos portuaires», note Jean-François Lépy, DG de Soufflet Négoce by InVivo. Pour la récolte 2025, les deux opérateurs sont optimistes tant sur le volume que sur la qualité, tant pour l’orge que pour le blé. Seule inquiétude : les marchés actuels, jugés « déprimés ». En cause ? De bonnes récoltes attendues dans tout l’hémisphère Nord, un contexte géopolitique incertain et un prix des céréales très dépendant de la parité euro/dollar. « Les agriculteurs ne vendent pas, constate Jean-François Lépy. Pour l’export, après le 15 juillet, les carnets de commandes sont vides. » (Anne Gilet)

Céréales: à la Sica Atlantique, les silos incendiés en 2023 de nouveau opérationnels

Après deux ans de travaux et près de 10 M€ investis pour reconstruire huit des dix cellules incendiées le 10 août 2023, « le silo Bertrand 2 de la Sica Atlantique est de nouveau opérationnel, s’est félicité Vincent Poudevigne, le directeur général, à l’occasion de la bourse de la Rochelle le 20 juin. Tout est prêt pour accueillir la récolte 2025 qui s’annonce plus abondante. D’ailleurs, avec l’avance d’une dizaine de jours de la moisson des orges et la fin de cycle des blés accélérée par les forces chaleurs actuelles, nous risquons d’avoir quelques télescopages. Nous ferons en sorte d’ajuster la logistique pour acheminer dans les temps les grains, tant par camions que par le rail. » Le site a donc récupéré sa pleine capacité de stockage, soit 250 000 tonnes. « Après un long travail de déconstruction du silo, de plus d’un an, de nouveaux aménagements ont été faits pour qu’un tel incident ne se reproduise pas, précise-t-il. Un plancher métallique a ainsi été installé, remplaçant le précédent en bois, pour limiter la propagation d’un éventuel départ de feu. De même, le maillage de la défense incendie et les aménagements de désenfumage ont été améliorés. Ces équipements ont d’ailleurs été positionnés sur l’ensemble des cellules et pas seulement sur celles endommagées. » (Anne Gilet)

Ethanol : l’UE adopte des mesures de sauvegarde sur les importations du Pakistan

La Commission européenne a publié, au Journal officiel du 20 juin, un règlement suspendant les préférences tarifaires dont bénéficiaient les importations d'éthanol non carburant en provenance du Pakistan. Les importations en provenance du Pakistan et des États-Unis, ont fortement augmenté ces dernières années et représentaient ensemble environ 50% des importations d’éthanol non carburant en 2024, contribuant « à la perturbation grave du marché », a constaté Bruxelles. Les prix des importations d’éthanol non carburant en provenance des États-Unis ont été inférieurs de 15% à ceux des importations pakistanaises et de 35% à ceux des producteurs de l’UE. « Cependant les États-Unis ne jouissent pas d’un accès préférentiel au marché européen, alors que les exportations pakistanaises bénéficient d’un accès en franchise de droits à l’Union », justifie l’exécutif. Le lobby européen du secteur, ePure, salue une décision qui arrive « malheureusement, avec un beaucoup de retard ». ePure regrette aussi que l'éthanol carburant soit exclu du champ d'application des mesures ouvrant la voie à des « contournements et à la fraude ».

Canne à sucre : la production réunionaise de rhum malmenée par le cyclone

A La Réunion, la  production de rhum est en berne: la quantité de mélasse, utilisée pour produire cette boisson emblématique de l’île, devrait être deux fois moins importante cette année à cause du passage du cyclone Garance sur les camps de canne. En 2024, à peine 1,2 million de tonnes ont été récoltés. Loin de l’objectif de 1,9 million fixé par le plan de relance de 2023 visant à revitaliser une filière qui génère 15.000 emplois directs et indirects. Selon les prévisions, cette année, la récolte pourrait avoisiner 730.000 tonnes. Une situation qui a des conséquences sur toute la filière "canne-sucre-rhum-énergie". Les résidus de canne à sucre permettent en effet de produire de la bagasse, utilisée pour produire de l’électricité. Et le raffinage du sucre permet d’extraire de la mélasse, un sirop dense et visqueux, utilisé dans les distilleries pour produire du rhum. Cette année, les producteurs de rhum devraient donc souffrir d’un manque de matière première locale. «En moyenne, nous avons besoin de 60.000 tonnes de mélasse pour les quatre distilleries du territoire – Rivière du Mât, Savanna, Isautier et Payet & Rivière. Cette année, il nous manquera environ 50% de mélasse pour couvrir l’ensemble de nos marchés», déplore Teddy Boyer, président du syndicat des producteurs de rhum.

CBD : hausse significative des intoxications avec des produits contenant du CBD

Résines, liquides de cigarettes électroniques ou encore bonbons : des produits au CBD, vendus en boutique ou sur Internet, contiennent d'autres substances, rarement identifiées sur l'emballage, qui provoquent des intoxications en hausse significative, alertent l'ANSM (agence du médicament) et l'Anses (agence de santé), le 19 juin, dans un communiqué. « Depuis début 2024, plusieurs centaines d'intoxications ont été recensées chez des personnes ayant consommé des produits présentés comme contenant du CBD », indiquent-elles. Dans la « majorité des cas », les intoxications « sont causées par des substances interdites présentes dans ces produits, telles que des cannabinoïdes de synthèse, à l'insu du consommateur, ou des taux de THC (ndlr principe actif du cannabis) supérieurs à 0,3% », exposent l'ANSM et l'Anses. Adolescents, jeunes adultes ou encore quadragénaires se retrouvent alors avec des symptômes « variés et parfois graves » : fatigue, somnolence, nausées, maux de tête, anxiété, vertiges, vomissements, tachycardie, crise d'angoisse aiguë, état d'agitation accompagné d'hallucinations, perte de connaissance, idées ou comportements suicidaires, crise d'épilepsie, etc. Les agences rappellent que « les aliments contenant du CBD ne sont pas autorisés à la vente dans l’UE ».

Volaille : Maïsadour programme 8 millions de volailles en plus d'ici 2028

Maïsadour, a convié le 19 juin près de 200 adhérents, responsables territoriaux, banquiers, etc. à la présentation de son plan d’installation, tant en volailles Label Rouge et IGP Landes qu’en poulet du quotidien Poulet d’ICI ou sous d’autres marques. Afin de combler ses quatre abattoirs, la maison mère de Fermiers du Sud-Ouest souhaite produire  38 millions de volailles en 2028, contre 30 millions en 2025 en conservant un peu plus d’une moitié de volailles fermières, selon le tableau d’objectifs fourni par la direction de la communication. Pour y parvenir la coopérative déploie les grands moyens : subventionnement « jusqu’à 40% des coûts d’installation » et « appui à toutes les étapes (conception, montage du dossier, démarches réglementaires, mise en production) », selon son communiqué du 19 juin. Les jeunes éleveurs peuvent aussi compter depuis deux ans sur son service de transmission. Maïsadour veut ainsi susciter la construction d’ici à 2029 de 150 cabanes de volailles des Landes en liberté, de 50 bâtiments d’élevage en plein air et de 15 bâtiments standards de 1350 m2. Euralis, qui est en projet de fusion avec le groupe landais, prévoit d’augmenter sa production d’1 million à 6,5 millions de volailles, partiellement standard.

Influenza/volaille : le Brésil recouvre son statut indemne et en notifie les pays clients

Comme 28 jours se sont écoulés au Brésil sans nouveau cas d’influenza en élevage commercial depuis la désinfection de l’unique élevage touché dans l’Etat de Mato Grosso do Sul, le ministère de l’Agriculture a déclaré à l’Omsa (Organisation mondiale de la santé animale) le 18 juin son statut indemne. Son communiqué du même jour informe que les pays importateurs qui ont imposé des restrictions temporaires aux exportations brésiliennes de produits avicoles en sont également notifiés directement. Dans le communiqué le ministre Carlos Fávaro se félicite de la démonstration faite de « la force du service sanitaire brésilien » et de cette étape vers « une reprise graduelle du commerce extérieur ». Le cas d’influenza dans un élevage de volailles reproductrices à la mi-mai avait déclenché une série d’embargos à l’encontre du premier exportateur mondial de poulet, dont ceux de clients majeurs comme l’Union européenne, la Chine et le Mexique (qui a récemment repris ses achats). Carlos Fávaro avait alors estimé que différents pays, dont l’UE, pourraient se rouvrir à l’issue de soixante en vertu des protocoles en cours. 

Viande : dans l’Aisne, deux boucheries fermées préventivement pour intoxications

Deux boucheries de Saint-Quentin (Aisne) ont été fermées préventivement dans le cadre des investigations sur l'origine d'intoxications alimentaires d'enfants, qui ont coûté la vie à l'une d'entre eux, a annoncé la préfecture de l'Aisne dans un communiqué le 20 juin. « Les enfants malades ont consommé de la viande ou des produits à base de viande issus de deux établissements quelques jours avant les symptômes », explique la préfecture. Bien qu'il ne soit « pas possible d'affirmer à ce stade que la consommation des produits issus de ces deux établissements est à l'origine de la contamination », les deux boucheries ont été fermées préventivement, dans l'attente du résultat des analyses de prélèvements effectués dans ces commerces. Ces résultats « devraient être connus en tout début de semaine prochaine », selon la préfecture. Depuis le 12 juin, huit cas d'intoxication alimentaire sévère chez des enfants de l'agglomération de Saint-Quentin ont été recensés. Cinq de ces enfants ont développé un syndrome hémolytique et urémique (SHU), dont une fille de 12 ans, qui est décédée. Maladie infectieuse rare, « le plus souvent d'origine alimentaire », le SHU survient dans la plupart des cas comme complication d'une intoxication à une bactérie de la famille des Escherichia coli (E. coli).

Porc: le 3e groupement français, Porc Armor Evolution, en croissance sur 2024

A l’occasion de son assemblée générale le 17 juin, Porc Armor Evolution a communiqué sur son attractivité et s’est félicité d’avoir commercialisé 4,1% de porcs charcutier en plus en 2024, soit un peu plus de 2 millions dont 57% en filières. Le troisième groupement porcin (après Cooperl et Evel’Up), comptant 563 adhérents dont 250 naisseurs-engraisseurs dans 23 départements du Grand-Ouest, a accompagné 17 nouvelles installations, dont à peu près la moitié dans un système collectif de naissage dit associatif, selon son communiqué du 17 juin. Les éleveurs disposent désormais du service des ressources humaines du groupement (qui emploie pour sa part 70 salariés en ETP) pour embaucher leurs salariés qualifiés. Partenaire des abatteurs Bernard, Jean Floc’h, Bigard, Kermené, Agro mousquetaires, groupe Sicarev, Vallegrain, le groupement se félicite dans son communiqué d’avoir apporté 9,3% de porcs au MPF la semaine précédant son AG, contre 7% précédemment, rappelant l’objectif national de 10 % « pour avoir une présentation plus équilibrée des vendeurs », précise la chargée de communication. 

Fruits et légumes : en Bretagne, volumes 2024 légèrement en baisse pour l’AOP Cerafel

A l’occasion d’un point presse le 20 juin, l’AOP bretonne Cerafel a détaillé les résultats de la campagne 2024 pour ses principales productions. D’une manière générale, les volumes ont connu une légère baisse l’an passé à 338 000 tonnes contre 355 000 tonnes en 2023 pour un chiffre d'affaires de 350 millions d'euros, équivalent à celui de l'an passé . Dans un contexte de forte concurrence, la gamme tomates Prince de Bretagne connu une dynamique positive, portée par de bons rendements.  La saison a été difficile pour les choux d’hiver (chou-fleur et le chou-pomme) alors que les crucifères d’été (brocoli, romanesco) se sont mieux comportés. L’artichaut, malgré une baisse des surfaces et des rendements, a bénéficié d’une meilleure valorisation (nouvelle stratégie commerciale). L'échalote traditionnelle s’est imposée sur un marché porteur, avec une offre restreinte due à la diminution des surfaces, mais une demande constante a permis de maintenir des prix soutenus. Enfin, les courges ont bénéficié d’une saison record, tant en volumes qu’en chiffre d’affaires. L’ AOP continue de diversifier et sécuriser les débouchés : lancement de la première vanille de Bretagne,  mise en place de l’endiverie de Kerlouan (80 hectares de racines supplémentaires), création d’un atelier de surgélation des fonds d’artichauts afin de mieux valoriser certains calibres, et élargissement de la gamme fruits rouge, notamment avec la myrtille ( 20 tonnes sont attendues cette année)  

Légumes d’industrie : fort recul des surfaces et des volumes prévu en 2025

L’année 2025 devrait voir un fort recul des surfaces et des volumes en légumes d’industrie, selon le dernier rapport d’activité du Cenaldi (Association nationale d’organisations de producteurs). Avec 54 230 hectares prévus, les surfaces emblavées sont largement inférieures (-14%) à celle de la campagne 2024 (63 290 hectares semés). La tendance est très marquée dans le Grand ouest (-26%)  et dans le Sud-ouest (-14%), un peu moins dans le Nord (-5%). Les hausses de surfaces par rapport à 2024 concernent seulement les épinards, les salsifis et certains petits légumes (brocolis, choux-fleurs et haricots grains). A l’inverse, les baisses de surfaces les plus notables sont enregistrées sur les grands légumes: - 16,5 % en pois, -12 % en haricots et - 44 % en flageolets. Côté volumes traités, le Cenaldi table sur 710 530 tonnes nettes soit un recul de 8% par rapport aux réalisations 2024. « Globalement, tous les volumes attendus diminuent à des degrés plus ou moins importants, sauf pour les épinards, les salsifis et les autres légumes », souligne le syndicat. Mais certains sont plus particulièrement concernés comme le flageolet (-41,3%) ou les pois (-14,5%). En 2024, si les surfaces avaient accusé une baisse de 3%, les bonnes performances techniques tous légumes confondus s’étaient concrétisées par une hausse de 4% des volumes

Champagne/récolte : prison ferme requise au procès pour traite d'êtres humains

Le parquet du tribunal de Chalons-en Champagne a requis le 19 juin de la prison ferme au procès pour traite d'êtres humains lors des vendanges en Champagne en 2023, rapporte l’AFP  le 20 juin. Il a requis quatre ans de prison, dont deux ferme, contre la gérante de la société de prestations viticoles Anavim, et trois ans, dont un ferme, contre deux hommes accusés d'avoir recruté les vendangeurs. « On ne peut accepter que derrière une quelconque bouteille de Champagne se cachent une sous-traitance incontrôlée et une maltraitance caractérisée» a argumenté le procureur. La société Anavim et une coopérative vinicole de la Marne, la SARL Cerseuillat de la Gravelle, sont également poursuivies comme personnes morales. Le procureur a demandé la dissolution d'Anavim et une amende de 200 000 euros pour la coopérative. Donneurs d'ordre et prestataires « doivent être condamnés conjointement » a estimé José Blanco, de la CGT Champagne, partie civile. Pour la première fois dans  tel un procès, le Comité Champagne est également partie civile :  « Tout le monde s'est mobilisé pour que ces faits cessent», a assuré son avocate, Diane de Valbray, estimant que l'organisation interprofessionnelle se plaçait du côté des victimes. La décision sera rendue le 21 juillet.

Travail détaché : dommages-intérêts confirmés en appel contre Laboral Terra

La cour d'appel de Nîmes a confirmé les dommages-intérêts de plus de 100.000 euros accordés en première instance à quatre ex-travailleurs agricoles à l'encontre des gérants de Laboral Terra, a appris l’AFP auprès de l'avocat de l'une des plaignantes le 19 juin. En prime, la cour a condamné à verser à chaque victime la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice supplémentaires. Les dirigeants de la société de travail temporaire espagnole, aujourd’hui en liquidation, Diego Carda Roca et Sonia Ferrandez Fullera, qui avaient interjeté appel du jugement de première instance du tribunal correctionnel d'Avignon en 2023, n'étaient ni présents ni représentés lors de l'audience en appel qui s’est déroulée le 22 mai. A l'audience en appel, avocats et plaignants avaient décrit des journées de travail de neuf heures « sans pause, où on mange en cachette », des semaines avec « sept jours de travail », des salades « qu'on coupe sans gants de protection »… Par ailleurs, les dirigeants de Laboral Terra avaient été condamnés à cinq ans de prison dont trois avec sursis en 2021, notamment pour travail dissimulé.

Boissons: pollution aux microplastiques plus élevée dans les bouteilles en verre

Les boissons, bière, soda, thé glacé, vin ou eau, vendues dans des bouteilles en verre contiennent plus de microplastiques que celles en bouteilles en plastique, une contamination probablement due à la peinture qui recouvre les capsules en métal, conclut de façon surprenante une étude diffusée le 20 juin par l’Anses. De cette étude inédite en France, il ressort une présence d’une centaine de particules de microplastiques par litre en moyenne, dans les bouteilles en verre de colas, limonades, thés glacés ou bières, des niveaux de contamination 5 à 50 fois supérieurs à ceux des bouteilles en plastique ou des canettes. « Nous nous attendions à un résultat inverse », explique à l’AFP la doctorante Iseline Chaïb, qui a mené ces travaux au sein du laboratoire de sécurité des aliments de l’Anses de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). « Nous avons alors remarqué que dans le verre, les particules qui ressortaient des échantillons étaient de la même forme, de la même couleur et de la même composition polymérique, donc du même plastique, que la peinture extérieure des capsules qui ferment ces bouteilles en verre », poursuit-elle.

Machinisme: Kuhn annonce la fermeture d’un de ses sites en Loire-Atlantique

Kuhn-Blanchard, usine d’assemblage de pulvérisateurs pour engins agricoles située à Chaumes-en-Retz, en Loire-Atlantique, devrait fermer à l’automne, a annoncé le groupe Kuhn le 10 juin. Ce groupe alsacien spécialisé dans la conception et la fabrication de matériel agricole tracté compte rapatrier l’assemblage des pulvérisateurs sur son site de Monswiller, à proximité de son siège de Saverne, dans le Bas-Rhin. La cessation d’activité entraînera la suppression de 50 emplois, 48 en CDI et deux en CDD. Kuhn explique à Agra Business que « ce redéploiement est devenu nécessaire pour répondre à l’évolution des conditions du marché et assurer la pérennité des activités de pulvérisation du groupe en France ». Le site de Chaumes-en-Retz avait été acquis par le groupe en 2008. Il détient encore une autre usine dans la région Loire-Atlantique, à Châteaubriant, où sont fabriqués les charrues, outils de déchaumage et semoirs monograine. Kuhn appartient au groupe suisse Bucher Industries, qui a dégagé en 2024 un chiffre d’affaires de 3,4 Md€ pour un bénéfice net de 243 M€. (Elena Blum)

Allégations environnementales : Bruxelles abandonne sa proposition

Sous pression du groupe PPE (droite), la Commission européenne a finalement annoncé le 20 juin abandonner sa proposition législatives sur les allégations environnementales. Ce texte était pourtant en phase de négociations entre le Parlement européen et les Etats membres, qui avaient chacun de leur côté adopté une position. Il visait à mettre de l’ordre dans la multitude d’étiquette de marketing environnemental (par exemple « issu de l'agriculture durable », « bon pour la planète » ou « avec réduction de l'empreinte carbone ») afin de lutter contre le « greenwashing ». Mais la Commission européenne a finalement estimé que « les discussions en cours allaient à l'encontre de son programme de simplification, notamment en ce qui concerne les microentreprises ». Environ 30 millions de microentreprises – soit 96 % de l'ensemble des entreprises – pourraient être concernées par la proposition leur imposant une charge administrative excessive, justifie Bruxelles. Le texte sur la table avait recueilli des avis mitigés de la part des professionnels de l’agriculture. Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) craignait qu’il limite fortement l’utilisation des compensations de crédits carbone. IFOAM (bio) s’inquiétait pour sa part de la méthodologie retenue pour l’évaluation de l’empreinte environnementale.

Gestion de l'eau: vote d'une étude HMuc reporté dans la Vienne suite à une manifestation

Le préfet de la Vienne a reporté le 20 juin le vote, prévu mercredi 25 d’une étude sur le partage de l’eau, contestée par des agriculteurs qui ont bloqué le Futuroscope de Poitiers pour dénoncer la baisse envisagée des volumes d’irrigation autorisés. Ce texte, «visant à évaluer et à planifier la gestion durable de la ressource en eau sera finalement soumis au vote en novembre, a indiqué à l’AFP un porte-parole des services de l’Etat. L’association des irrigants de la Vienne (Adiv), qui avait filtré les accès du parc vendredi 20 au matin avec trois syndicats agricoles (Coordination rurale, FNSEA, Jeunes Agriculteurs) avant de lever le camp, a salué ce «moratoire sur l’étude HMuc» (Hydrologie, Milieux, Usages, Climat) du bassin du Clain. Le vote de l’étude HMuc a déjà été reporté à deux reprises l’an dernier, sous la pression des agriculteurs irrigants. Sa première mouture avait conclu à un manque d’eau pour remplir la trentaine de "bassines" prévues dans la Vienne, en l’état du partage de la ressource entre distribution d’eau potable, agriculture et industrie. La validation de cette étude conditionne les financements publics de ces projets de retenues d’eau, soumis à des contreparties. «On va perdre 27 millions d’euros par an sur le territoire du bassin du Clain», a déclaré à l’AFP François Turpeau, président de la Coordination rurale de la Vienne.

Négoce: François Maxence Cholat devient directeur général du négoce éponyme

A tout juste 30 ans, François Maxence Cholat vient de prendre les rênes du négoce Maison Cholat, remplaçant son oncle, François Christian Cholat, par ailleurs président du Snia (fabricants d'alimentation animale). Le nouveau dirigeant, fils du président de la société, François Claude Cholat, représente la sixième génération depuis la fondation de l'entreprise en 1877. François Maxence Cholat avait rejoint l’entreprise en 2017, et a occupé de nombreux postes, avant de se former progressivement à la direction. Il sera accompagné dans ses missions par ses cousins, François Pierre et Morgane Cholat. Le négoce, qui dispose de 26 sites dans la région Rhône-Alpes, a enregistré un chiffre d’affaires d’environ 80 M€ en 2024. (Elena Blum)