Biosolutions : le français Axioma en redressement judiciaire
L’entreprise Axioma Biologicals, spécialisée dans la conception et la fabrication de biostimulants et de produits de biocontrôle, a été placée en redressement judiciaire le 22 décembre 2025. Une publication le 4 janvier au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales acte l’ouverture de cette procédure, décidée par le tribunal de commerce de Brive-la-Gaillarde (Corrèze) : cette dernière fait suite à une cessation des paiements depuis le 2 décembre. Les partenariats signés ces derniers mois, notamment avec le groupe breton Kersia (acteur mondial dans la biosécurité et la sécurité des aliments) en début d’année, n’ont donc pas suffi. Créée en décembre 2012, Axioma Biologicals produit de façon industrielle des biosolutions formulées à base de combinaisons d’extraits végétaux : plus de 50 métabolites d’intérêt composent la gamme de biosolutions, destinées à toutes les cultures (céréales, oléoprotéagineux, vigne, maraîchage...). (Anne Gilet)
Céréales : retour à la normale attendue en 2025-2026 pour l’activité export de Sénalia
Lors d’une conférence tenue à Paris le 9 janvier, l’opérateur portuaire rouennais Sénalia, via son directeur céréales export Alain Charvillat, a annoncé espérer revenir à « une activité normale » d’exportations de céréales lors de la campagne commerciale 2025-2026. Ainsi, l’entité espère exporter 3,8 Mt, contre 1,9 Mt en 2024-2025, correspondant à la récolte catastrophique de céréales à pailles en France en 2024. Sénalia confirme le dynamisme de la demande internationale actuelle, avec d’importants volumes chargés entre juillet et décembre 2025 (1,7 Mt). La concurrence internationale s’avère féroce, l’Argentine et l’Australie disposant de récoltes particulièrement abondantes. L’Argentine a d’ailleurs expédié des volumes vers le Maroc, en concurrence frontale avec l’Hexagone. Toutefois, Alain Charvillat a fait part d’un certain optimisme pour la seconde partie de campagne 2025-2026 : « J’ai entendu dire que les premiers lots argentins arrivés au Maroc n’étaient pas de très bonne qualité. Les taux de protéines seraient un peu bas, et leur qualité moins bonne que d’habitude ». Ainsi, Sénalia espère tenir son objectif de 3,8 Mt.
Œuf : la holding Casco intègre l’abatteur de poules pondeuses Sara
Le groupe Casco, important abatteur de poules pondeuses en Bretagne, a acquis début janvier un abattoir indépendant de ces poules de réforme situé en Mayenne, a annoncé le journal Les Marchés dans sa chronique sur les poules de réforme du 2 janvier. Il s’agit de la société Sara, située à Craon, laquelle vient rejoindre sous la holding Casco la Société des volailles de Plouray (Morbihan) et la Société des volailles du Poher (Finistère). Sara commercialise en France et à l’export des viandes de poule (de ponte et de reproduction) et de coq, ainsi que de la pintade. Casco, dont le siège est en Côtes-d’Armor, commercialise également des viandes de poules ainsi que des pilons de dinde et de poulet auprès des professionnels et au grand export, en particulier en Afrique de l’Ouest. Le groupe exporte annuellement plus 2 700 tonnes de ces produits d’après son site internet. Il n’est pas le seul abatteur de poules de réforme en France. La filière compte aussi notamment Rémi Ramon (du groupe LDC) en Mayenne. Les abatteurs de poules souffrent depuis 2021 de la baisse de l’offre des suites de l’influenza, de l’allongement des durées de ponte et de la concurrence des abattoirs de Belgique et des Pays-Bas, analysait le 11 novembre Les Marchés (article payant).
Centrales d'achat : l'Autorité de la concurrence se penche sur Aura et Concordis
L'Autorité de la concurrence a annoncé le 9 janvier qu’elle engageait, pour la première fois, une procédure de bilan concurrentiel concernant les centrales d’achat Aura (Intermarché, Auchan et Casino) et Concordis (entre Carrefour, la Coopérative U et le groupement allemand RTG). « Le bilan concurrentiel s’intéressera aux effets des accords examinés, d’une part, sur le marché amont de l’approvisionnement en produits de grande consommation et d’autre part, sur le marché aval de la distribution au détail de produits à dominante alimentaire. En parallèle, seront examinés l’impact de ces alliances sur le consommateur final, notamment les éventuelles baisses des prix sur les marchés aval », indique l’Autorité. Les tiers intéressés par ce bilan peuvent envoyer leurs observations aux services d’instruction de l’Autorité avant le 6 mars pour Aura et le 31 juillet pour Concordis. Le bilan concurrentiel sera rendu public fin 2026 concernant l’accord Aura et en 2027 concernant l’accord Concordis. Le lancement de ce bilan concurrentiel découle de la loi Egalim 2 de 2018 et n’avait jamais été mis en œuvre jusqu’à maintenant.