Agra Business | Rémy Cointreau, Danone/Mead Johnson, Brioche Dorée, Foodiz

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Spiritueux : Rémy Cointreau lance un plan stratégique pour améliorer sa rentabilité

Rémy Cointreau a annoncé le 8 avril le lancement d'un programme de transformation intitulé « RC Forward », qui vise à réduire sa dépendance aux cycles macroéconomiques et passe notamment par une évolution de la structure dirigeante du groupe, la création d'une direction dédiée à ses marques de prestige et la nomination d'un « chief transformation officer ». « Notre ambition est claire : améliorer durablement la rentabilité afin de dégager des ressources additionnelles à réinvestir dans la croissance », a déclaré dans un communiqué Franck Marilly, directeur général de Rémy Cointreau. Les premières avancées de ce plan de transformation, qui s'appuie sur cinq « leviers stratégiques », seront partagées le 4 juin, à l'occasion de la publication des résultats annuels, selon le communiqué. Sera également annoncé « le niveau d’ambition en matière de création de valeur à horizon de trois ans ». Rémy Cointreau annonce, par ailleurs, la nomination de Luca Marotta en tant que directeur général adjoint du groupe, tandis que Célia d’Everlange est nommée chief transformation officer et intègre le comité exécutif pour la durée du plan de transformation.

Nutrition infantile : Danone étudierait l'acquisition de l'américain Mead Johnson

Danone « étudie discrètement avec la banque d'affaires américaine Centerview Partners » une acquisition de l'américain Mead Johnson, filiale de Reckitt Benckiser, selon le média La Lettre.  « Le géant français de l'agroalimentaire avait déjà tenté de mettre la main sur le spécialiste américain de la nutrition infantile il y a près de dix ans. Danone se positionne dans le scénario d'une mise en vente de Mead Johnson par le britannique Reckitt Benckiser », écrit La Lettre. « Le britannique avait mis 17 milliards de dollars sur la table en 2017 pour s'offrir Mead Johnson. Mais près de 10 ans plus tard, le projet de diversification n'a pas rempli ses objectifs. Dépréciations, réductions de périmètre et procès aux Etats-Unis ont émaillé ces dernières années, ce qui crée une opportunité intéressante pour Danone », selon Zonebourse. Contacté, le service de presse de Danone indique que « le groupe ne commente pas les rumeurs dont il fait souvent l’objet en tant qu’acteur majeur du marché ». Danone, et d'autres industriels du secteur, ont été concernés par des retraits rappels de lots de lait infantile. Le groupe assure que la sécurité alimentaire est sa priorité et que les impacts financiers des rappels ne sont à ce stade pas significatifs, indiquait-il en février.

Restauration : Brioche Dorée confie une partie de ses achats et sa logistique à Transgourmet

Dans un communiqué du 8 avril 2026, Brioche Dorée annonce un partenariat avec Transgourmet recouvrant ses achats de « matières génériques » et l’approvisionnement des restaurants à partir des plateformes régionales du grossiste. Ainsi la filiale du groupe Le Duff, qui pour ses cinquante ans a décidé de concentrer sa restauration autour de la viennoiserie et des boissons gourmandes, mutualise ses achats non spécifiques. Sur le plan logistique, ses schémas de livraison régionaux réduiront son empreinte carbone, souligne-t-elle. En complément, l’enseigne va doter chacun de ses points de vente d’un « outil automatisé et intuitif » qui permet d’anticiper avec précision leurs besoins en matières premières, d’optimiser leurs approvisionnements et d’alerter leurs équipes en cas d’écart entre les prévisions et l’activité réelle. Cette solution prédictive de la startup Inpulse permet de mieux piloter les ventes, d’affiner la gestion des stocks et de limiter les pertes, explique-t-elle. Brioche Dorée, qui compte 314 points de vente dans le monde dont 260 en France, affiche un chiffre d’affaires de 230 millions d’euros en 2025.

RHF/distribution : Foodiz englobe les corners de Sushiman (presse)

Le groupe Foodiz (cuisine d’inspiration asiatique) prévoit de tripler son activité de corners à sushi en ajoutant à son offre aux grandes surfaces ceux de Sushiman, selon l’article paru dans Snacking le 1er avril 2026 rendant compte de l’acquisition de cette chaîne. Par l’expansion des stands de préparation sur place Happy Yummi et Mon chef Sushi de Foodiz (30 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025) et de Sushiman (55,1 million d’euros), le PDG Baptiste Bayart vise 110 à 115 millions d’euros en 2026. Anthony Augusto-Vaz, qui reste DG de Sushiman après la cession des parts sociales de sa famille, compte pour sa part sur la force industrielle et logistique du groupe Foodiz, particulièrement stratégique dans l’ultrafrais. En effet, Foodiz peut préparer des ingrédients dans ses trois sites français du Pas-de-Calais et du Loir-et-Cher. Sur le plan logistique, Foodiz livre directement plus de 1 500 points de vente en produits de libre-service à DLC courte, et récupère les invendus. Foodiz Deli a aujourd’hui 56 stands (en propre) et Sushiman 175 (essentiellement en franchise), d’après Snacking. De même source, Foodiz a réalisé 93 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025 (hors activité en Espagne).

Insectes : faillite de la start-up hongroise Agroloop

Le producteur hongrois de farine d’insectes  Agriloop a fait faillite en janvier, « seulement treize mois après avoir inauguré son installation de 30 millions d’euros à Üllő, près de Budapest », selon un post LinkedIn de Corentin Biteau, président de l’Observatoire national de l’élevage d’insectes (Onei). « Plusieurs acteurs liés au gouvernement, dont le fonds de capital-risque Gran III géré par Grand Privat Equity, le fonds Enter Tomorrow et la fondation pour la protection de la planète Blue Planet Climate Protection Private Equity Fund, créée par l'ancien président de la République János Áder, détenaient également des participations dans l'entreprise. Ces trois fonds de capital-investissement représentaient plus d'un tiers du capital d'Agroloop », souligne le média hongrois Telex. « Le Fonds européen d’investissement a participé via le programme InvestEU d’UniCredit. L’État hongrois a alloué environ 4,5 millions d’euros à deux projets de protéines d’insectes sur cette période, et Agroloop est un bénéficiaire probable, bien que le gouvernement n’ait pas officiellement confirmé les noms », écrit Corentin Biteau. Plusieurs grands projets industriels ont vu leurs activités stoppées ou réduites ces derniers mois, à l’image du français Ynsect.

Céréales : un nouvel herbicide autorisé sur le marché européen, proposé par FMC

Dans le journal officiel de l’UE du 1er avril, un nouvel herbicide, utilisable entre autres en céréales, a reçu l’approbation des autorités européennes le 31 mars. Il s’agit de la bixlozone. La molécule sera autorisée à être épandue dans les parcelles françaises et européennes à partir du 21 avril prochain, jusqu’en 2036. Proposé par le groupe états-unien FMC, l’herbicide sera commercialisé via le produit commercial Isoflex active, efficace notamment contre le ray grass et le vulpin, adventices très problématiques dans les parcelles céréalières françaises actuellement. Pour rappel, les solutions herbicides en grandes cultures se font rares, et des résistances apparaissent. L’approbation européenne « ouvre la voie à l’introduction de produits formulés sur plus de 55 millions d’hectares cultivés de céréales, maïs, colza et pomme de terre au sein de l’UE », explique FMC dans un communiqué du 6 avril. Le groupe ajoute que le produit, également utilisable sur légumineuses, coton et riz, permet notamment de gérer « efficacement les populations d’adventices résistantes ». La commercialisation effective de l’herbicide débutera en 2027, indique FMC.