Agra Business | Le Duff/Kamps, BASF, CAMN, GPLM, Féroce, Axéréal, Le Gouessant

hero

Boulangerie : Le Duff cède la chaîne allemande Kamps à Argos

Dans un communiqué du 27 mars, le fonds d’investissements Argos annonce l’acquisition de la chaîne allemande de boulangeries Kamps auprès du groupe français Le Duff, en vue de constituer une structure de groupe unifiée avec la chaîne Bäckerei Schmidt qu’il possède depuis 2024. Le Duff avait acquis Kamps en 2015. Depuis dix ans avec cet actionnaire, cette chaîne, « l'une des marques de boulangerie les plus réputées d'Allemagne », « s’est développée avec succès, et a encore renforcé son positionnement sur le marché », reconnaît Argos dans son communiqué. Le prix de la cession, encore soumise aux autorités de la concurrence, n’est pas indiqué. Les plus de 300 points de vente répartis par Kamps à travers le pays sont amenés à rejoindre les quelque 90 emplacements de Schmidt en Rhénanie-du-Nord-Westphalie et en Basse-Saxe. Ce rapprochement « donne naissance à un groupe plus solide », commente Argos, qui « disposera notamment d'une meilleure capacité à attirer et à retenir les talents, améliorer sa productivité dans les achats, la logistique, les matières premières et l'énergie, mener une stratégie de digitalisation et réaliser les investissements correspondants ». Ceci au détriment de la boulangerie traditionnelle, regrette le journal en ligne populaire Karlsruhe-insider (en allemand).

Soja : BASF annonce l’obtention d’une dérogation pour un herbicide

Dans un communiqué du 7 avril, l’agrochimiste BASF a annoncé l’obtention d’une dérogation pour un de ses herbicides, utilisable sur les cultures de soja en France, et vendus sous deux marques. « Le ministère de l’Agriculture accorde une autorisation dérogatoire pour l’utilisation des herbicides Isard et/ou Spectrum sur la culture du soja afin de répondre à l’urgence phytosanitaire liée à la pression croissante des adventices », peut-on lire dans le communiqué. L’herbicide en question, à base de diméthénamide-P, et à effet racinaire, est applicable en post-levée. La demande avait été portée par la filière soja, via l’institut technique Terres Inovia, précise BASF. La dérogation est valable sur la période allant du 20 mars au 18 juillet 2026. La dose maximale recommandée par BASF pour les marques Isard/Spectrum « est comprise entre 0,7 et 0,9 L/ha, selon le type de sol ». L’entreprise ajoute que « parce que chaque parcelle a ses spécificités, la dose ainsi que les éventuels partenaires en mélange et/ou en programme devront être adaptés à la flore présente ». Pour rappel, les producteurs de céréales et d’oléoprotéagineux souffrent actuellement d’un manque de solutions herbicides. Arvalis alertait lors du SIA 2026 sur la progression du problème des adventices en céréales.

Cultures spécialisées : marché difficile et stocks pèsent sur la CAMN

Lors de son assemblée générale le 12 mars dernier, la CAMN a présenté un chiffre d'affaires de 36,7 millions d’euros à l’échelle du groupe pour l’exercice 2024/25, en retrait de 0,4 M€. La coopérative est spécialisée dans l’approvisionnement des cultures spécialisées, particulièrement le maraîchage, mais également la viticulture et l’arboriculture en Loire-Atlantique et les départements limitrophes. « Pour la deuxième année consécutive, nous sommes face à un marché qui stagne, même si nous ne perdons pas de part de marché », analyse Claude Bizieux, le directeur de la structure. Pour faire face à la situation et optimiser son fonctionnement, la coopérative prévoit la prospection de nouveaux adhérents, un plan d’économie de charge et encore l’optimisation des stocks et de la logistique dans le prolongement de ce qui a déjà été fait. « Ce qui coûte cher aujourd’hui, c’est le financement des stocks. Même si nous voyons dans la situation actuelle qu’ils ont toute leur importance », évoque Claude Bizieux. L’un des points forts de la coopérative reste le biocontrôle, qui représente encore 42 % du chiffre d'affaires. « Nous étions montés à plus de 50 % lors de la campagne 19/20, mais les producteurs ont plus de mal à le valoriser aujourd'hui », analyse le directeur. Seule la protection biologique intégrée (PBI) reste un secteur en progression régulière. (Tanguy Dhelin)

Légumes : les prix des choux et des poireaux plombent la campagne du GPLM

Lors de son assemblée générale le 26 mars dernier, le GPLM, coopérative légumière présente sur les bassins de production de la Manche, a présenté un chiffre d'affaires consolidé de 75 millions d’euros, incluant l’activité de ses filiales Coprimanche et Servilégumes. « Il est à un niveau équivalent à 2024 », évoque Cédrick Gallot, le directeur de la coopérative. Il se dit plus inquiet pour la campagne de production 2025/2026 en cours. Malgré des rendements records, le poireau traverse une mauvaise saison. « Les prix sont catastrophiques. Les producteurs vont laisser entre 30 et 35 cts/kg de perte sèche sur la campagne », chiffre le directeur. Même constat en chou vert. « Nous avons eu beaucoup de choux un peu éclatés ou trop gros qui ont été difficiles à commercialiser », rapporte-t-il. Bilan compliqué également sur la pomme de terre à l’image de la situation nationale ou le chou-fleur en avance de maturité. Seule la carotte a connu une saison correcte en termes de prix. Durant l’assemblée générale, les producteurs ont par ailleurs abordé le problème de la main-d’œuvre de plus en plus difficile à recruter. « En chou pommé, à terme la mécanisation de la récolte pourrait se démocratiser. Le vrai problème, c’est l’épluchage des poireaux pour lequel il n’existe aucune solution mécanisée alternative », évoque Cédrick Gallot. (Tanguy Dhelin)

Volaille : Féroce se lance en volaille avec un concept de « valorisation complète »

Dans un communiqué du 24 mars, David Nicolas, podcaster sportif et fondateur en 2024 de la boucherie en ligne Féroce informe qu’il poursuit avec la volaille la même démarche que pour le bœuf : « structurer des filières agricoles cohérentes et valoriser l’animal dans sa totalité ». Et François Bloc, chargé des productions animales de la coopérative Natup exprime l’idée « de retravailler le poulet fermier en profondeur, pour proposer une viande à la fois accessible, cohérente et de qualité ». Féroce a ainsi lancé un « haché de poulet intégrant différentes parties du poulet et des filets issus d’élevages extensifs ». Pour tester son nouveau marché, l’entreprise s’appuie quatre fermes partenaires, représentant un volume de production d’environ 4 600 poulets. Elle a vendu en trente jours environ 2 tonnes de produits de volaille pour près de 75 000 euros. En janvier 2026, le media Maddyness.com (actualité des startups) exposait l’objectif de Féroce d’atteindre dans les cinq ans 5 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’entreprise en a réalisé 2 millions d’euros en 2025 et en prévoit 5 à 6 millions d’euros en 2026.

Coopératives : Thierry Blondel nommé directeur général de la SCA Axéréal

Dans un communiqué du 3 avril, le groupe Axéréal a annoncé la nomination de Thierry Blondel au poste de directeur général de la société coopérative agricole (SCA) Axéréal, comprenant les activités agricoles France et Europe centrale. Arrivé au sein du groupe en 2021, Thierry Blondel occupait précédemment le poste de directeur général dédié aux activités agricoles en Europe centrale uniquement. Il sera épaulé par Marie-Laure Bolentin-Pomerol, directrice générale Agriculture France, et rendra des comptes directement au conseil d’administration du groupe, aux côtés des directeurs généraux de Boortmalt Yvan Schaepman et d’Axiane Meunerie David Hubert. Cette nomination intervient dans un contexte de mutation profonde du mode de gouvernance du groupe. L’ancien directeur général Paul-Yves L’Anthoën, parti en juin 2025, n’est pas remplacé poste pour poste, et plusieurs directeurs généraux reportent donc directement auprès du conseil d’administration. Rappelons enfin que Jean-François Loiseau a été remplacé en mars dernier par David Gonin à la présidence du groupe Axéréal.

Coopératives : Nicolas Crété, directeur de l’activité productions végétales chez Le Gouessant

Nicolas Crété annonce son arrivée chez Le Gouessant en tant que directeur de l’activité productions végétales. Il remplace Guillaume Prioult qui, en septembre 2025, avait quitté la coopérative bretonne pour prendre la direction générale de la coopérative de Creully, implantée dans le Calvados. Nicolas Crété était, précédemment, directeur marketing chez UPL France : un poste qu’il occupait depuis mai 2024. (Anne Gilet)