Coopératives : Natera absorbe Caudeval et lance sa stratégie RSE (presse)
Lors de son assemblée générale le 25 mars, le groupe Natera, né en 2024 de la fusion d’Unicor et de la Capel, a validé l’intégration de la coopérative lotoise Caudeval. Une opération également approuvée par les 400 adhérents de cette structure d’agrofourniture en AG le 19 mars, rapporte La Défense paysanne du Lot. « C’est l’une des trois coops qui avaient choisi le conseil » au moment de la séparation entre vente et conseil des phytos début 2021, rappelle Jean-Claude Virenque, président de Natera, auprès d’Agrodistribution (article payant). Le projet est d’en faire « une sorte de start-up spécialisée dans ce domaine et dans la formation ». « Caudeval conservera son nom à travers son activité de conseil », précise de son côté le vice-président de Natera Christophe Canal. Par ailleurs, le groupe du sud Massif central a présenté le 25 mars sa stratégie RSE baptisée « Héritages futurs ». Elle se décline en onze enjeux, regroupés en quatre axes : création de valeur sur le territoire ; préservation des ressources ; durabilité de l’agriculture et de l’élevage ; qualité de l’alimentation. Lors de son exercice 2024-2025, Natera (6 000 adhérents, 1 600 salariés) a dégagé un chiffre d’affaires de 761 M€ (en hausse), pour un Ebitda de 16,9 M€ et un résultat net de 1,81 M€ (stable).
Volailles : l’accouveur danois DanHatch devient l’actionnaire unique de BD France
Dans un communiqué du 24 mars, le danois DanHatch, qui possède 50 % du capital social de BD France, annonce racheter les 50 % restants auprès du coactionnaire belge Belgabroed. (groupe Yellow Bird). Par cette acquisition, soumise à l’acceptation des autorités de la concurrence, le groupe danois « affirme sa présence en France et sur les marchés européens », selon l’intervention de son p.-d.g. Lasse Olesen, cité dans le communiqué. « Parallèlement, il devient plus facile de tirer parti des atouts du groupe et de créer des synergies plus importantes au sein de ses activités », poursuit-il. DanHatch avait cofondé BD France avec Belgabroed en 2017, unissant sous cette raison sociale Goasduff (Finistère) et la société constituée de Josset (Morbihan) et d’Avi-Loire (Loire Atlantique). Cet acteur français majeur de l’accouvage et de la multiplication de tous types de poulets doit être rebaptisé DanHatch France. Il comprend aujourd’hui six couvoirs, en comptant celui de Goasduff en Isère et celui acquis auprès d’Orvia en Vendée en 2023. Le groupe DanHatch, également présent au Danemark, en Pologne, en Finlande, a produit 220 millions de poussins et réalisé un chiffre d’affaires de 129 M€ en 2025, selon nos confrères de Réussir Volailles.
Charcuterie : la famille fondatrice de Pierre Schmidt redevient pleinement actionnaire
La quatrième génération de la famille fondatrice de Pierre Schmidt va récupérer 100 % du capital de la société charcutière alsacienne grâce à un montage financier d’Eurazeo, explique le groupe d’investisseurs européens dans un communiqué le 18 mars. Cette opération accompagne les propriétaires dans le retrait de trois actionnaires, Alliance Entreprendre, Crédit Mutuel Equity et Unigrains, qui détenaient 40 % du capital, selon le média financier CF News. Le fabricant des marques Pierre Schmidt, Stoeffler et Maison Adam bénéficie d’un financement hors capital dit « sponsorless ». Selon nos confrères, Eurazeo investit en obligations convertibles et un pool bancaire (CIC, Société générale, Banque populaire, BNP Paribas et LCL) complète le financement. Dans le communiqué d’Eurazeo, le directeur de l’activité Flex Financing qui est intervenue, Sorian Abouz, se félicite « d’accompagner des champions régionaux dans leur développement en leur donnant les moyens de leurs ambitions et de leur indépendance ». Pierre Schmidt se présente en effet comme « la première ETI agroalimentaire en Alsace » et réalise un chiffre d’affaires (non communiqué) de plus de 150 M€ selon plusieurs sources.
Lait : la d.g. de Bel juge « indécent » le prix du lait en France
À l’occasion de la présentation des résultats 2025 de Bel, le 25 mars, sa directrice générale Cécile Béliot a jugé que le prix du lait payé aux éleveurs français était « indécent » tellement il était bas. Le groupe a annoncé fin 2025 que son prix négocié avec l'Association des producteurs Bel de l'Ouest (APBO) pour 2026 sera de 500 €/1 000 l, prime agroécologique incluse, après 475 €/1 000 l en 2025. Il se décompose ainsi : 483 €/1 000 l, incluant la prime de 17 €/1 000 l, touchée par 100 % des éleveurs, relative à l’alimentation sans OGM (<0,9 %) et l'accès des vaches aux pâturages ; ainsi qu’une prime agroécologique estimée en moyenne à 17 €/1 000 l. « Le contrat de Bel apporte un plus pour l’éleveur, car c’est un contrat garanti pour l’année basé sur les coûts de production », a-t-telle souligné. Concernant les négociations commerciales, elle a assuré : « On ne négocie pas l’amont, c’est le cœur de notre modèle ». Le sujet important est de « ne pas opposer le revenu des éleveurs et le pouvoir d’achat des consommateurs ». Bel veut ainsi proposer dans ses gammes des produits accessibles (comme la Vache qui rit) et d’autres plus valorisés (comme Baby Bel).
Agroalimentaire : Mademoiselle Desserts rejoint Emmi Desserts
La PME française Mademoiselle Desserts franchit une étape de plus vers son intégration dans le groupe suisse Emmi en se fondant dans une nouvelle entité appelée Emmi Desserts. « Le groupe Emmi présente Emmi Desserts, sa nouvelle identité de marque qui réunit toute l’activité dessert du groupe », peut-on lire dans un communiqué diffusé le 26 mars. En octobre 2024, Emmi avant annoncé la finalisation de l’acquisition de Mademoiselle Desserts pour un montant de 900 millions d’euros (M€). La société a réalisé 420 M€ de chiffre d’affaires en 2024 et compte 2 000 collaborateurs. Didier Boudy, à la tête de Mademoiselle Desserts, est également vice-président exécutif d’Emmi Desserts. Le groupe Emmi (4,7 milliards de francs suisses de chiffre d’affaires en 2025) est coté à Zurich et appartient majoritairement à la société ZMP Invest AG, derrière laquelle se trouvent quelque 2 800 producteurs laitiers suisses réunis en coopérative. L’entreprise est entrée sur le marché des desserts industriels en 2011 en Italie. Elle s’est renforcée en 2020 avec l’acquisition d’Indulge Desserts aux États-Unis, suivie de The English Cheesecake Company en 2025. Aujourd’hui, Emmi Desserts emploie 3 600 collaborateurs et exploite un réseau de vingt sites de production répartis dans six pays. La société s’adresse au commerce de détail, à la restauration et à la boulangerie-pâtisserie dans plus de 65 pays à travers le monde.
Relations commerciales : 5,46 M€ d'amende pour la centrale d’achat Aura
Aura Retail, centrale d'achat française des distributeurs Intermarché, Auchan et Casino, a été sanctionnée d'une amende de 5,46 millions d'euros (M€) pour n'avoir pas respecté l'année dernière la date limite fixée pour boucler les négociations commerciales avec certains fournisseurs, a annoncé le 25 mars la DGCCRF (Fraudes, ministère de l’Économie). « 18 manquements à son obligation de signature des conventions conclues avec ses fournisseurs au plus tard le 1er mars 2025 » sont reprochés à Aura Retail, précise la DGCCRF dans un communiqué. De son côté, Aura Retail a annoncé qu'elle formerait « un recours administratif », dénonçant dans un communiqué « une sanction disproportionnée et un cadre réglementaire incohérent ». « Cette approche (...) introduit un réel déséquilibre dans la conduite des négociations commerciales », estime Aura Retail, selon qui les retards épinglés par la DGCCRF concernent 18 grandes multinationales. En outre, fait valoir la centrale, « la loi n'exige pas la signature de l'accord, mais uniquement l'existence de celui-ci », des délais de signature pouvant exister avec la finalisation de l'écriture des contrats.
Agenda de la semaine agricole du 30 mars 2026
Vendredi 27 mars
Assemblée générale d’Excellence Végétal (labels horticoles) aux Alleuds (Maine-et-Loire)
Dimanche 29 mars
Inauguration de la ferme urbaine du parc de La Villette, à Paris
Lundi 30 mars
Conseil des ministres de l'Agriculture de l'UE (Vision sur l'avenir de l'agriculture, commerce, situation du marché laitier)
La FNSEA rencontre Sébastien Lecornu
Conférence de presse du Cifog (interprofession du foie gras)
Journées Export Agro de Business France, jusqu’au 3 avril
Mardi 31 mars
Congrès de la FNSEA, à Caen, jusqu'au 2 avril
Conférence de presse de Standing Ovation
Conférence de presse La Vie
Auditions parlementaires des industriels et de l'Efsa sur les laits infantiles
Mercredi 1er avril
Salon Snack show, jusqu’au 2 avril
Auditions parlementaires d'Interfel et d'Inaporc
Table-ronde sur la PPL Nature en entreprise, à l’Assemblée
Journées de la naturalité sur le biomimétisme, à Avignon, jusqu’au 2 avril
Jeudi 2 avril
Conférence de presse Asperges de France
Conférence de presse Prévention & Modération (alcool)
Soirée-conférence de FNH sur les liens santé-environnement
Samedi 4 avril
Marche Printemps bruyants contre les pesticides, à Paris