Machinisme: le gouvernement vise 7% de tracteurs décarbonés d’ici 2030
Le «scénario de référence» de la SNBC (Stratégie nationale bas carbone), mise en consultation jusqu’à mi-décembre, prévoit d’atteindre 7% d’«engins agricoles fonctionnant avec des énergies non-fossiles», contre 0% aujourd’hui. Parmi les sources d’énergie alternatives, le gouvernement cite les biocarburants (dont HVO100), l’électricité, l’hydrogène et le BioGNV. «La substitution et le renouvellement des tracteurs, accompagnés par des aides publiques et la volonté de réduire à terme l’usage du GNR (gazole non routier, NDLR) agricole se feront progressivement», indique l’exécutif. Fin 2022, un rapport du CGAAER (ministère de l’Agriculture) proposait de retaxer le GNR agricole afin de financer «un plan pluriannuel de subventions aux investissements de transition énergétique» (p.ex. aide à l'achat de tracteurs GNV, robots électriques, panneaux photovoltaïques...). Un an plus tard, le gouvernement tentait de rehausser la fiscalité sur le GNR, ce qui a constitué l’une des principales étincelles du mouvement de colère agricole de l’hiver 2023-2024. Alors Premier ministre, Gabriel Attal avait rapidement abandonné cette mesure, sans parvenir à empêcher les manifestations de prendre de l’ampleur.
Maïs: comme Bayer, Stine veut lancer des variétés courtes en France d'ici 2027
À l'instar de l'allemand Bayer, le semencier américain Stine prévoit de commercialiser en France des variétés de maïs de courte taille («short corn») durant la campagne 2026-2027, sur 500 ha, a appris Agra Business. La variété se sème à haute densité, sur des rangs de 40 cm au lieu des 80 cm habituels, ce qui équivaut à 120 000 plants par ha, contre 95 000 pour un maïs classique. Selon Stine, sa courte taille et sa densité limitent les adventices, permettent le désherbage mécanique et des économies d’eau et d’intrants. Depuis 2022, le semencier a mené des essais auprès d’une quinzaine de coops, négoces, unions d’approvisionnement. Dans de bonnes conditions, les rendements ont atteint 200 q/ha, rapporte Stine, soit près du double des rendements classiques de maïs. Mais, sur plusieurs parcelles, les résultats seraient décevants, car les agriculteurs avaient du mal à modifier leurs pratiques culturales. Un temps prévue pour la campagne en cours, la commercialisation du «short corn»a été repoussée: Stine a décidé de ne pas poursuivre les essais avec les variétés testées ces dernières années, mais de lancer des expérimentations avec de la génétique plus récente. (Elena Blum)
Céréales: Castel cède ses minoriteries camérounaise et congolaise à un leader local
Filiale du groupe français Castel, Somdia a annoncé, dans un communiqué le 16 octobre, avoir vendu ses unités de production de farine de blé au Cameroun et au Congo à l'entreprise camerounaise Cadyst, qui se présente comme un leader national dans cette activité. L'opération reste suspendue à l'approbation des «autorités réglementaires compétentes». Son montant n'a pas été précisé dans le communiqué des deux entreprises. Fondé en 1947 avec l'acquisition d'une concession agricole au Congo, le groupe agroalimentaire français Somdia est présent dans six pays d'Afrique (Côte-d'Ivoire, Tchad, Cameroun, Gabon, Togo et Congo) dans quatre secteurs d'activité; sucre (330 000 t/an), farine de blé (344 000 t), farine de maïs, alimentation animale et élevage. Il est détenu majoritairement par Castel depuis 2011, et intégré au groupe depuis 2022. Fondé en 2002 au Cameroun, Cadyst se présente comme un «groupe agroalimentaire et industriel majeur en Afrique centrale», avec des activités de production de farine, de pâtes et de biscuits. L'entreprise a aussi récemment démarré une activité d'alimentation animale et de couvoir.
Sucre: les députés adoptent finalement une réforme de la «taxe soda»
Ils se sont ravisés: les députés ont finalement approuvé le 4 novembre, après l'avoir rejetée, une réforme de la «taxe soda», destinée
à limiter la quantité de sucres dans ce type de boisson, dans le cadre de l'examen en première lecture du budget de la Sécurité sociale. La commission des Affaires sociales a demandé une seconde délibération sur un amendement du socialiste Jérôme Guedj que l'Assemblée nationale avaient rejeté dans la matinée. Il a été approuvé par 142 voix contre 100. Les Insoumis qui s'étaient abstenus lundi matin ont voté pour l'amendement de M. Guedj, joignant leurs voix à celle du reste de la gauche, du MoDem et d'Horizons. Les députés LR et Ensemble pour la République (EPR, ex-Renaissance) se sont divisés. Cet amendement, sous-amendé par le rapporteur général Yannick Neuder (LR), prévoit de réformer la fiscalité sur les sodas en créant trois tranches d'imposition, au lieu de seize, en s'inspirant du modèle britannique. Les députés ont par ailleurs adopté un amendement de l'écologiste Sabrina Sebaihi visant à instaurer une taxe sur les sucres ajoutés dans les aliments transformés, cette fois-ci avec le soutien des Insoumis, et contre l'avis du gouvernement.
Engrais bas carbone: le gouvernement continue de réfléchir à une «incitation»
Mis en consultation jusqu’au 15 décembre, le projet de SNBC (Stratégie nationale bas carbone) indique qu’«un dispositif incitatif à la baisse de l’impact carbone des engrais azotés pourrait être envisagé». S’il se confirme, cet outil viendrait en complément des «mesures existante et à pérenniser» (directive nitrates, Pac et notamment PSN français, loi climat). Dans son document, l’exécutif ne précise ni le mécanisme envisagé ni le maillon ciblé (fabricants d’engrais, agriculteurs, etc.). Début juin, le secrétaire général à la Planification écologique Antoine Pellion indiquait qu’un projet de taxe incitative à la baisse d'impact climatique de l'azote (Tibica) continuait à être «étudié», mais qu'il n’était «sur la table aujourd'hui» en raison d’un recul de la consommation d’engrais en 2022 et 2023. Plus largement, la SNBC se fonde sur un «scénario de référence» qui envisage une «diminution du recours aux engrais minéraux azotés» de 26% en 2030. D’après le gouvernement, cette baisse proviendra de trois leviers: le «développement des pratiques d’optimisation», la «diversification des sources d’azote» (légumineuses, couverts, effluents, digestats de méthanisation, etc.) et l’«allongement des rotations».
Distribution: en difficulté, Auchan s'apprête à annoncer un plan social d'ampleur
Auchan, distributeur alimentaire qui connaît depuis plusieurs années des difficultés économiques et commerciales, s'apprête à présenter, le 5 novembre, aux représentants de ses quelque 54000 salariés français un projet de plan social d'ampleur, qui pourrait menacer environ 2300 emplois, rapporte l'AFP. Les représentants du personnel de plusieurs entités de ce groupe de la galaxie Mulliez ont été convoqués, le 5 novembre, en région lilloise pour un «point sur la situation de l'entreprise et ses projets», suscitant l'inquiétude. Selon une source proche du dossier, ce sont aux alentours de 2300 emplois qui pourraient être menacés par des plans sociaux menés à différents niveaux de l'entreprise. Une partie des emplois seraient menacés au niveau des fonctions support au sein des différents sièges, une autre partie dans les magasins. Sollicitée, la direction d'Auchan n'a pas souhaité faire de commentaire. «Je sais qu'on est dans une période économique pas facile, mais de là à avoir des chiffres comme ça...», a réagi auprès de l'AFP Fabien Alliata, délégué syndical CFDT services centraux. Il restait toutefois prudent dans la mesure où «il n'y a aucune information officielle» avant la tenue des réunions des CSE (comités social et économique).
Distribution: Les Mousquetaires lancent un label «Terroir» pour 2025 et des vins «solidaires»
Le groupement Les Mousquetaires annonce le déploiement, à partir du premier trimestre 2025, d’un label «Intermarché Terroir» pour ses produits agricoles français et lancera dès novembre 2024 sa marque de vins rouges «solidaires» intitulée Expert Club. «Intermarché Terroir» s’affichera sur «les fruits et légumes en priorité», puis sur les viandes et fromages, a précisé Thierry Cotillard, président du groupement, en conférence de presse ce 4 novembre. La patron des Mousquetaires annonce pour fin juin «une grande partie de ce qu’on commercialise sous nos marques qui seront balisées». Ce label privé, qu’il juge «complémentaire» de l’affichage national officiel Origin’Info, représentera un «avantage concurrentiel» pour Intermarché, a-t-il estimé. Au rayon vins, Intermarché lance par ailleurs en ce mois de novembre une gamme de vins rouges «solidaires» du Bordelais, du Rhône et du Languedoc, sous la marque Expert Club. 35% du prix de vente de ces trois vins seront reversés aux viticulteurs, énonce un communiqué présentant ce 4 novembre une série d’engagements pour renforcer la souveraineté alimentaire française et soutenir le monde agricole.
Négociations commerciales: Thierry Cotillard (Les Mousquetaires) appelle à la «transparence»
En vue des négociations commerciales annuelles, le président du groupement des Mousquetaires Thierry Cotillard appelle les industriels à «faire preuve de transparence» en ne choisissant pas l’option 3 pour présenter la part de matière première agricole (MPA) dans les tarifs de leurs produits, a-t-il expliqué en conférence de presse, le 4 novembre. Cette option permet de passer par un tiers de confiance pour certifier que la négociation n’a pas porté sur le coût de la MPA. Alors que le gouvernement souhaite faire évoluer les lois Egalim, le distributeur espère que le législateur fera «sauter l’option 3» qui est, selon lui, «la plus opaque» sur le coût et l’origine de la MPA. «À partir du moment où nous avons la preuve de l’origine France, nous sanctuarisons», affirme Thierry Cotillard. Il est également favorable à «un premier round» de négociations entre industriels et producteurs, avant les négociations entre industriels et distributeurs. Concernant la pérennisation du relèvement du seuil de revente à perte (SRP+10), qui arrive à échéance en avril, le distributeur estime que l’enlever serait une «erreur» et que le dispositif a participé au «ruissellement» de la valeur vers le monde agricole. Néanmoins, d’après un récent rapport parlementaire, «aucune analyse fiable n’a jamais été menée sur l’effet de ce dispositif sur le prix payé aux agriculteurs».
Prêts garantis par l'Etat: le plan d'Annie Genevard pour soutenir la trésorerie des agriculteurs
Dans un entretien écrit accordé le 4 novembre à Agra presse, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard dévoile les modalités de mise en oeuvre des prêts garantis par l'Etat (PGE) qui doivent aider les exploitations qui ont fait face à des difficultés de trésorerie en 2024. Grâce à deux dispositifs distincts, le gouvernement visera à la fois les prêts de court et long terme. Pour les prêts de court terme, «un agriculteur qui aurait déjà utilisé au moins 60% de sa dotation pour épargne de précaution et qui connaîtrait toujours de problèmes de trésorerie» pourra recourir à des prêts de deux à trois ans, dont le taux d'intérêt devrait «tendre entre 1,5 et 2%» grâce à «un effort a parts égales entre les banques et l’État», explique la ministre. Selon l'indicateur de référence Euribor 12 mois, les taux interbancaires étaient de 2,6% en novembre. Ils ont baissé d'un point depuis le printemps 2023. Mais ils restent 2,6 points plus élevés qu'en avril 2022 ( -0,086% ). Les taux Euribor servent de taux de base pour toutes sortes de crédits, notamment pour les professionnels du secteur agricole. Le second dispositif du gouvernement vise des prêts «à plus long terme» et doit permettre «notamment de restructurer la dette des exploitations en grande difficulté» ; dans ces cas, l'Etat «garantirait a minima 50% du risque de ces dossiers à titre gratuit». La ministre n'a pas précisé les enveloppes allouées à ces mesures. Par ailleurs, Annie Genevard annonce avoir obtenu un budget complémentaire de prises en charge de cotisations MSA de 20 millions d'euros, ce qui doit porter l'enveloppe annuelle à 50 millions d'euros.
UE/Chine: Pékin porte le différend sur les véhicules électriques à l’OMC
Dans le cadre du conflit commercial qui l’oppose Bruxelles, Pékin a franchi une nouvelle étape. Après les enquêtes sur les importations de certaines produits agroalimentaires du Vieux continent (cognac, porc, lait), le porte-parole du ministère chinois au Commerce a confirmé, le 4 novembre, que son pays a déposé plainte contre l’UE auprès de l’organe de règlement des différends de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC). Cette annonce intervient quelques jours après la mise en place par la Commission européenne des droits compensateurs définitifs sur les importations de ces véhicules originaires de Chine pour une période de cinq ans, et alors même que la ministre française du Commerce extérieur Sophie Primas est en déplacement officiel sur place (jusqu’au 6 novembre). L’empire du Milieu justifie cette décision par le fait que les mesures européennes «manquent de fondement factuel et juridique, violent les règles de l'OMC, constituent un abus des mesures correctives commerciales et constituent un protectionnisme commercial au nom des mesures compensatoires». La Chine exhorte, en outre, l’UE «à reconnaître ses erreurs, à corriger immédiatement ses pratiques illégales et à sauvegarder conjointement la stabilité de la chaîne industrielle».
Surtaxes sur le cognac: la France dit continuer les négociations avec la Chine
La ministre déléguée au Commerce extérieur, Sophie Primas, a déclaré le 4 novembre que les négociations restaient «clairement ouvertes» avec Pékin sur les potentielles surtaxes douanières chinoises visant le cognac, sans écarter l'option d'une réplique de Paris. Mme Primas s'exprimait depuis Shanghai, après une rencontre la veille avec le ministre chinois du Commerce, Wang Wentao. Son déplacement intervient dans un contexte d'escalade des tensions commerciales entre la Chine et l'UE. Pékin impose depuis mi-octobre aux importateurs de brandys européens le dépôt d'une caution auprès des douanes chinoises. «On va avoir entre les producteurs de cognac, l'État français et l'Union européenne une discussion à trois, spécifiquement sur ce marché-là», a indiqué le 4 novembre Mme Primas. «Et ça sera fait d'ailleurs probablement entre nos deux présidents lors du sommet du G20» au Brésil, à la mi-novembre, et «également au niveau des Premiers ministres, puisque Michel Barnier a souhaité indiquer qu'il organisera ici des discussions entre Premiers ministres», a-t-elle ajouté. L'imposition de surtaxes sur le cognac pourrait bloquer l'accès au marché chinois à ce produit. «Nous sommes prêts à prendre toutes les mesures techniques, juridiques possibles» le cas échéant, a signalé Mme Primas.
Santé animale: Genevard lancera des «Assises du sanitaire» en janvier
Alors que les élevages français font face à de multiples épizooties, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard «a souhaité lancer des «Assises du sanitaire» dès le mois de janvier 2025», selon un communiqué publié le 4 novembre. L’ordre du jour de cette réunion n’a pas été précisé, mais la prévention devrait y occuper une large place: «Au-delà de la réaction immédiate face à l’urgence, il est impératif de pouvoir anticiper au mieux de nouveaux épisodes épizootiques», indique ainsi le ministère dans son communiqué. Cette démarche fait écho à la demande portée par Mme Genevard et son homologue espagnol d’une approche coordonnée au niveau européen pour anticiper les besoins vaccinaux et améliorer la disponibilité des vaccins (banques d’antigènes). Une orientation partagée le 21 octobre par la plupart des ministres de l’Agriculture de l’UE. Au niveau français, d’autres dossiers réglementaires sont en cours, comme celui de la réforme du suivi sanitaire permanent. Sur le terrain, les éleveurs font face à plusieurs maladies simultanément: fièvre catarrhale ovine (FCO), maladie hémorragie épizootique (MHE) ou encore influenza aviaire. Sans oublier la peste porcine africaine (PPA), encore absente dans l’Hexagone, mais implantée à quelques dizaines de la frontière, en Allemagne et en Italie.
FCO-3: Annie Genevard commande deux millions de vaccins supplémentaires
En déplacement dans le Tarn le 4 novembre, la ministre de l’Agriculture a annoncé une commande de «deux millions de doses additionnelles» contre le sérotype 3 de la fièvre catarrhale ovine (FCO-3), afin «d’anticiper les besoins». Annie Genevard «a souhaité compléter le stock déjà existant» (11,7 millions de doses), précise un communiqué, en raison de «l’évolution progressive de la zone vaccinale sur le territoire et du retour d’estive des animaux». Cette commande doit permettre de «répondre aux besoins des filières ovine et bovine sur tout le territoire», alors que la campagne de vaccination volontaire, financée par l’État, a été étendue début octobre à l’ensemble de l’Hexagone. Le ministère a eu recours au régime de l’«urgence impérieuse», qui lui permet de se passer de «passer un marché sans publicité ni mise en concurrence» (article R2122-1 du Code de la commande publique). Selon le dernier bilan arrêté au 30 octobre, la France compte 7122 foyers de FCO-3. Qualifié d’exotique, ce nouveau sérotype est arrivé en France début août. Le communiqué ne mentionne pas le sérotype 8 de la FCO (endémique), qui provoque aussi d’importants dégâts dans les élevages, mais pour lequel l’État ne prend pas en charge pas la vaccination.
Lait: les Mousquetaires accompagnent 70 éleveurs sur l’installation, les congés et l’énergie
Dans le cadre de l’appel à projets «Agrimousquetaires» lancé au premier semestre 2024, le groupement Les Mousquetaires (Intermarché/Netto) accompagne financièrement 70 éleveurs laitiers à partir du mois de novembre, pour une enveloppe globale de 500 000 €, d'après les informations présentées en conférence de presse le 4 novembre. Cet appel à projets était ouvert aux producteurs qui fournissent les magasins du groupement. Les 70 retenus livrent la laiterie Saint-Père et les Fruitières de Domessin (Agromousquetaires). Dans le détail, 20 jeunes agriculteurs bénéficieront d’une aide à l’installation (25 000 € par éleveur), et 30 producteurs «seront accompagnés dans la prise en charge de leurs frais de remplacement afin de pouvoir partir en vacances». Enfin, 20 projets de «réduction d’énergie» seront financés. Les Mousquetaires annoncent le lancement de nouveaux appels à projets en 2025, «ouverts à d’autres filières». Le groupement envisage d’y consacrer une enveloppe annuelle d’un million d’euros sur les prochaines années. Pour donner plus de «visibilité» aux producteurs, les Mousquetaires déclarent, par ailleurs, vouloir «renforcer la contractualisation» et «structurer» de nouvelles filières, notamment en fromages AOP français. Actuellement, 90% des éleveurs laitiers travaillant avec Agromousquetaires ont un contrat, 60% des éleveurs de porcs et 22% des éleveurs de bovins viande.
Porc: la saucisse IGP chistorra de Navarra reconnue au niveau européen
Le ministère espagnol de l’Agriculture se fait l’écho de l’enregistrement par l’Union européenne de la saucisse chistorra de Navarra (ou selon les terminologies basques Nafarroako txistorra ou txistorra de Navarra) présentée dans le cahier des charges comme «un type de chorizo» assez fin (17 à 25 mm de diamètre) exclusivement fabriqué en Navarre à partir de viande de porc, de graisse de porc ou de lard, de sel, de paprika et d’ail. C’est, selon le ministère, «une nouvelle porte pour la promotion et la commercialisation de ce produit à l’international». Le journal Navarra Capital écrivait en octobre 2023 que neuf charcuteries, dont six industrielles, en produisaient alors sous marque collective, et que 885 121 kg en avaient été commercialisés entre mai et septembre 2023, sous la protection provisoire à l’échelon national d’une IGP obtenue en août 2023. Le cahier des charges ne spécifie aucune race porcine ni origine des viandes de porc mises en œuvre. Ce document indique un bref processus de maturation et de dessiccation d’au moins deux jours, l’autorisation de conservateurs (nitrate de potassium et nitrite de sodium) et d’antioxydants: (ascorbate de sodium et extrait de romarin).
Fraises/cerises: les Mousquetaires suspendent l'approvisionnement en décembre et janvier
Le groupement Les Mousquetaires a annoncé s’engager à stopper l’approvisionnement national de ses magasins en fraises et cerises pour les fêtes de fin d’année, soit entre les mois de décembre et janvier, via ses enseignes de distribution alimentaire Intermarché et Netto, rapporte un communiqué de presse le 4 novembre. Une démarche qui devrait «laisser davantage de place en rayons pour les fruits et légumes de saison produits en France», selon le communiqué. Par ailleurs, le groupement souhaite renforcer «très fortement» la promotion des fruits et légumes de saison produits en France, et ce tout au long de l’année. L’objectif étant «d’augmenter la demande des consommateurs et d’inciter au principe de préférence aux productions françaises», précise le groupement. Cette première expérimentation devrait se tenir jusqu’au printemps 2025, afin d’en étudier les résultats, puis d’envisager éventuellement un élargissement de l’initiative à d’autres produits «à forte saisonnalité» dans les années à venir. Le groupement ne donne toutefois pas de précisions sur lesdits produits.
Salades : vers un maintien de la production française en 2024-2025
Au 1er octobre 2024, la production française de laitues de la campagne 2024-2025 est estimée à 405,9 millions de têtes, à un niveau comparable à la campagne précédente, selon les services du ministère de l’Agriculture (Agreste). Les surfaces s’établiraient à 6 831 hectares, soit une diminution de 1% par rapport à la campagne précédente. La sole fluctuerait néanmoins en fonction des bassins ou variétés. Au cours de l’année, la production serait ainsi réduite de 9% dans le bassin Nord et de 4% dans le bassin Centre-Ouest. Elle serait en revanche en hausse de 3% dans le bassin Sud-Est. Au niveau des variétés, la production de laitues «autres pommées» diminuerait de 4 %, mais celle des laitues à couper augmenterait de 3 %. Côté commercialisation, les prix étaient plus élevés en mai et juin par rapport aux campagnes précédentes, dans un contexte de faible production dû aux conditions climatiques fraîches et humides. Deux mois plus tard, les prix sont inférieurs de 17% à ceux de la campagne 2023-2024 et proches de ceux de la moyenne 2019-2023 (-1 %) au cours du même mois.