À partir de 2027, le groupe Bayer prévoit de commercialiser des variétés de maïs grain jusqu’à 30 % plus courtes que la moyenne (et semées à haute densité), ce qui les rendrait plus résistantes à la verse provoquée par les orages. Dénommées Preceon, ces variétés sont déjà commercialisées aux États-Unis sur plus de 10 000 ha. Elles vont arriver en Espagne et en Italie dès 2025, d’abord pour des variétés fourragères, indique à Agra Presse Guillaume Chancrin, responsable marketing de Bayer en France pour la culture de maïs. Dans l’Hexagone, Bayer prévoit d’abord d’en commercialiser des variétés grain tardives, plutôt orientées vers des itinéraires à haut potentiel.
Deux premières variétés ont été enregistrées au catalogue en début d’année, qui n’ont pas vocation à être commercialisées, mais qui ont permis d’aménager le cadre réglementaire, avec la création d’une mention « Variétés cultivées en haute densité ». Une troisième variété a été inscrite, dont nous ne connaissons pas l’obtenteur. Selon la presse américaine, Corteva travaille également sur les variétés courtes. « Ce sont des maïs jusqu’à 30 % plus courts, avec une tige plus costaude et un enracinement plus profond, résume Guillaume Chancrin. Aux États-Unis, cette plante est plus résistante à la verse provoquée par les orages de fin de cycle – une problématique très importante en Italie. »
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À l’instar du blé ou du riz avant lui, le maïs pourrait-il voir sa taille diminuer ? C’est leur rentabilité qui en décidera. La haute densité de semis pose des questions de coût des semences, soulignent les concurrents de Bayer. Ces maïs plus courts ont été obtenus par schéma de sélection classique, grâce à l’identification d’un gène lié à la réduction de l’entre-nœud. Des versions OGM et NBT sont annoncées aux États-Unis dans les prochaines années, apprend-on dans la presse américaine. Le génome du maïs a été séquencé depuis 2005, treize ans avant celui – très complexe – du blé.